Vous êtes-vous déjà demandé comment le cerveau et la moelle épinière communiquent et se protègent contre les blessures et les maladies ? Au cœur de cette dynamique complexe se trouve le canal épendymaire, un acteur clé dans la gestion du liquide céphalo-rachidien qui enveloppe et protège nos précieuses structures nerveuses centrales.

Les troubles associés au canal épendymaire, bien que moins connus, peuvent avoir des répercussions profondes sur la santé neurologique.

De la syringomyélie à l’hydromyélie, en passant par les tumeurs épendymaires, cet article rédigé par un professionnel de santé fournira un aperçu approfondi de ces affections, de leurs diagnostics et de leurs options de traitement.

Les 4 points clefs à retenir

  • 1. Les anomalies du canal épendymaire, comme la syringomyélie et l’hydromyélie, peuvent sérieusement affecter la santé neurologique par l’interférence avec la circulation normale du LCR.
  • 2. La syringomyélie et d’autres troubles épendymaires sont diagnostiqués principalement par IRM, qui permet de détecter des anomalies précocement, facilitant ainsi un traitement plus efficace.
  • 3. Les interventions chirurgicales sont souvent nécessaires pour traiter les troubles affectant le canal épendymaire, notamment pour soulager la pression exercée sur la moelle épinière et prévenir des dommages neurologiques supplémentaires.
  • 4. Les tumeurs épendymaires, qui se développent à partir des cellules du canal épendymaire, peuvent obstruer la circulation du LCR et augmenter la pression intracrânienne, nécessitant souvent des traitements combinés de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.

Définition du canal épendymaire

L’épendyme est une fine couche de cellules qui recouvre l’intérieur des ventricules du cerveau, ces petites « poches » remplies de liquide au cœur de notre cerveau, ainsi que le canal central de la moelle épinière, souvent appelé le canal épendymaire.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’épendyme ne produit pas directement le liquide céphalo-rachidien (LCR), mais aide plutôt à le faire circuler et à maintenir un environnement stable pour le cerveau et la moelle épinière. Le LCR est en fait produit par une structure spéciale appelée plexus choroïde, située dans les ventricules du cerveau.

Le canal épendymaire, ou canal central, est comme un petit tunnel qui court au milieu de la moelle épinière, allant de la base du cerveau jusqu’à la fin de la colonne vertébrale.

Ce canal est crucial car il permet au LCR de se déplacer à travers et autour de la moelle épinière, offrant une sorte de coussin protecteur qui absorbe les chocs et transporte des nutriments, tout en aidant à éliminer les déchets des cellules nerveuses.

Anatomie du canal central

Le canal épendymaire, que l’on trouve au centre de notre moelle épinière, est en réalité un vestige de notre développement embryonnaire. C’est là que se trouvait le tube neural, une structure clé dans le développement du système nerveux central de l’embryon.

Dans la partie haute de notre dos, soit la région cervicale et thoracique, ce canal se trouve plutôt vers l’avant de la moelle épinière. En descendant vers le bas du dos, dans la région lombaire, le canal prend une position plus centrale et devient un peu plus large.

Au niveau du cône médullaire — l’extrémité de la moelle épinière — il s’élargit encore plus dans ce que l’on appelle le ventricule terminal. Chez la plupart des adultes, cette dernière partie est moins prononcée ou même absente.

Le canal épendymaire est tapissé d’une couche simple de cellules épendymaires ciliées (les cils sont de petites structures qui aident à déplacer le liquide céphalo-rachidien).

Ces cellules font partie de la névroglie, également connue sous le nom de tissu glial, qui est le système de soutien du cerveau et de la moelle épinière. Ce tissu inclut différents types de cellules :

  • La macroglie, qui comprend les astrocytes et les oligodendrocytes (ces cellules ont des rôles clés dans le soutien structurel et la fonction de la barrière sanguin-cerveau ainsi que dans l’isolation des neurones).
  • La microglie, qui agit comme le système immunitaire du système nerveux central, aidant à protéger contre les infections.
  • Les cellules épendymaires elles-mêmes, qui recouvrent le canal central et les ventricules du cerveau.

Les troubles du canal épendymaire

Les troubles du canal épendymaire impliquent généralement les troubles de la moelle épinière, mais aussi les troubles relatifs à l’épendyme.

La syringomyélie

La syringomyélie est une pathologie rare qui se caractérise par la formation d’une ou de plusieurs cavités à l’intérieur de la moelle épinière. Celle-ci est un cordon situé à l’intérieur de la colonne vertébrale, faisant partie du système nerveux central.

La moelle épinière assure le prolongement du cerveau vers les différentes parties du corps. Elle conduit les messages nerveux provenant du cerveau vers les organes cibles et vice versa.

La transmission des messages se fait par l’intermédiaire des nerfs moteurs (du cerveau aux différentes parties du corps) et les nerfs sensitifs (des différentes parties du corps au cerveau).

Les cavités qui se forment à cause de la syringomyélie s’appellent « syrinx ». Au fil du temps, elles peuvent s’étendre progressivement, endommager la moelle épinière.

Cette situation peut entrainer une insensibilité à la chaleur, des douleurs chroniques, une faiblesse des membres, des troubles de la marche, des troubles sphinctériens et de la fonction sexuelle ainsi que des troubles neurovégétatifs.

Il existe deux types de syringomyélie.

  • La syringomyélie primitive : elle est idiopathique, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de cause connue.
  • La syringomyélie secondaire : elle résulte d’un endommagement de la colonne vertébrale ou d’une obstruction du flux du liquide céphalo-rachidien dans le canal épendymaire. Elle peut être liée à une malformation d’Arnold-Chiari. Il s’agit d’une malformation congénitale du cervelet qui provoque une perturbation de la circulation du liquide céphalo-rachidien. Les autres facteurs peuvent être un traumatisme, une méningite, une hémorragie ou une tumeur.

La syringomyélie peut être dépistée par une radiographie, une ponction lombaire, un scanner ou une IRM. Cette dernière est la plus fiable. Elle permet de mettre en évidence la cavité de la syringomyélie contenant du LCR.

Quant au traitement, cette maladie nécessite un suivi à long terme. Une intervention chirurgicale semble indispensable en cas de dégradation neurologique progressive. Le type d’intervention est déterminé en fonction du type et de la source de la maladie.

Pour en savoir plus sur la syringomyélie, consultez l’article suivant.

L’hydromyélie

C’est un trouble qui se définit par une dilatation anormale du canal épendymaire. Cette extension du canal de l’épendyme occasionne l’accumulation du liquide céphalo-rachidien. Comme conséquences, la pression exercée sur les cellules de la moelle épinière se trouve augmentée, provoquant ainsi des lésions.

Du point de vue étiologique, l’hydromyélie est associée à l’hydrocéphalie ainsi que d’autres malformations congénitales telles que le syndrome de Chiari et le syndrome de Dandy-Walker.

On a souvent tendance à mélanger la syringomyélie et l’hydromyélie. C’est peut-être parce que tous deux représentent un trouble du canal épendymaire qui concerne une accumulation anormale du liquide céphalo-rachidien.

L’accumulation anormale de LCR résulte généralement d’une anomalie perturbant sa circulation ce qui l’oblige à se frayer un autre chemin. La différence est que pour la syringomyélie, cette accumulation se fait à l’extérieur du canal épendymaire, dans une cavité fermée.

En revanche, pour le cas de l’hydromyélie, le LCR s’accumule à l’intérieur du canal épendymaire et se trouve en relation au quatrième ventricule du cerveau. L’hydromyélie est plutôt fréquent chez les enfants tandis que la syringomyélie se rencontre chez les adultes.

Les symptômes et les effets de l’hydromyélie sont à peu près identiques à ceux de la syringomyélie (symptômes neurologiques, cités plus haut). C’est aussi pourquoi les procédures à suivre pour leur diagnostic et leur traitement sont presque similaires (imagerie médicale puis traitement souvent chirurgical).

Les tumeurs épendymaires

Ce sont des pathologies qui résultent de la multiplication anarchique des cellules épendymaires. En d’autres termes, il s’agit de la formation d’une tumeur cancéreuse bénigne.

Leur étiologie s’explique par des facteurs à l’instar d’une mutation. L’éminence de ces tumeurs pourrait troubler la circulation du LCR, et parfois elles se développent et se propagent même dans l’épendyme. On parle alors de « épendymomes ».

Il y a 4 types d’épendymomes selon les degrés assignés par l’OMS.

  • Grade I – Sous-épendymomes : ces tumeurs se caractérisent par une croissance plutôt lente.
  • Grade II – Épendymomes myxopapillaires : il s’agit aussi de tumeurs qui se développent lentement.
  • Grade III – Épendymomes : cette catégorie inclut la forme la plus fréquemment rencontrée des épendymomes. Elle se subdivise en plusieurs variantes, telles que les épendymomes cellulaires, papillaires, à cellules claires, et tancytiques.
  • Grade IV – Épendymomes anaplasiques : ces tumeurs se distinguent par une croissance rapide.

À mesure que les tumeurs épendymaires progressent, elles ont tendance à grossir, perturbant ainsi le flux normal du liquide céphalo-rachidien (LCR).

Cette croissance peut entraîner une obstruction partielle ou complète des voies de circulation du LCR, provoquant une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne, connue sous le nom de pression intracrânienne.

Cette condition peut, à son tour, conduire au développement d’une hydrocéphalie, une complication grave caractérisée par une accumulation excessive de LCR dans les cavités cérébrales, entraînant une augmentation de la taille de la tête, en particulier chez les nourrissons dont les sutures crâniennes ne sont pas encore fermées.

Les symptômes des tumeurs épendymaires varient selon leur localisation, leur taille et la gravité de la situation. Mais généralement, elles se manifestent par  des :

  • Céphalées  (maux de têtes) ;
  • Nausées et vomissements ;
  • Raideur au niveau de la nuque ;
  • Troubles de la vision ;
  • Problèmes de coordination ;
  • Problèmes d’équilibre ;
  • Retard de développement chez les enfants ;
  • Irritabilité remarquable et des modifications d’humeur ;
  • Douleurs lombaires (signe moins fréquent).

Les sujets les plus atteints de cette pathologie sont surtout les enfants, mais aussi les adultes ayant franchis ou dépasser la trentaine.

La gravité des tumeurs de l’épendyme fait que la prise en charge est cruciale. Elle débute par un diagnostic qui regroupe un examen clinique, un examen physique et neurologique, des tests d’imagerie comme l’IRM puis une biopsie ou une résection totale de la tumeur pour des analyses histologiques.

Quand le diagnostic est confirmé, le patient peut être traité par radiothérapie, chimiothérapie et chirurgie pour retirer et tuer les cellules tumorales. Si la prise en charge est mal réalisée, il peut y avoir une recrudescence des tumeurs.

Quand consulter un médecin ?

Voici quelques signes et symptômes pour lesquels vous devriez envisager de prendre rendez-vous médical :

Douleurs persistantes ou inhabituelles

Que ce soit dans le dos, le cou, ou les membres, des douleurs persistantes peuvent être un signe de pression ou de dommage dans la moelle épinière.

Si ces douleurs ne s’améliorent pas avec les traitements habituels comme le repos ou les anti-inflammatoires, une consultation s’impose.

Changements dans la sensation

Si vous remarquez une diminution de la sensibilité au toucher, à la température, ou une sensation de fourmillements ou de brûlure dans vos bras ou vos jambes, il est important de le signaler à votre médecin.

Ces symptômes peuvent indiquer une syringomyélie ou d’autres troubles affectant la moelle épinière.

Faiblesse musculaire

Une faiblesse progressive des bras ou des jambes, surtout si elle affecte votre capacité à accomplir des tâches quotidiennes, doit être évaluée sans délai.

Cela peut refléter une atteinte nerveuse qui nécessite une attention médicale rapide.

Troubles de la fonction sphinctérienne

Des changements dans le contrôle de la vessie ou des intestins, comme une urgence accrue ou une incontinence, peuvent également signaler un problème au niveau du canal épendymaire.

Difficultés de coordination et d’équilibre

Des troubles de la marche ou une coordination générale altérée sont des signes qui requièrent une évaluation par un spécialiste, car ils peuvent résulter de compressions ou de lésions dans la moelle épinière.

Symptômes chez les enfants

Chez les jeunes enfants, notamment ceux qui ne peuvent pas encore exprimer ce qu’ils ressentent, des signes comme une irritabilité inhabituelle, des changements dans les habitudes de mouvement ou une croissance anormale de la tête peuvent nécessiter une consultation pédiatrique.

Important !
Prendre ces symptômes au sérieux et consulter un neurologue ou un spécialiste de la colonne vertébrale peut faire une grande différence dans la gestion de votre santé.
Ne retardez pas la prise de rendez-vous si vous êtes concerné par l’un des signes évoqués ci-dessus. Votre bien-être et votre qualité de vie en dépendent.

Foire aux questions (FAQ)

Comment le diagnostic des troubles du canal épendymaire est-il effectué ?

Le diagnostic se base principalement sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM), qui fournit des images détaillées de la moelle épinière et du canal épendymaire.

Cela aide à identifier les anomalies structurales ou les obstructions qui pourraient perturber la circulation du LCR.

Y a-t-il des facteurs de risque connus pour les troubles du canal épendymaire ?

Certains troubles génétiques, comme la malformation d’Arnold-Chiari, peuvent augmenter le risque de troubles du canal épendymaire.

Les blessures à la colonne vertébrale ou les infections passées (comme la méningite) peuvent également augmenter le risque.

Peut-on vivre normalement avec un trouble du canal épendymaire ?

Oui, de nombreuses personnes avec des troubles du canal épendymaire mènent une vie active et épanouissante.

Le suivi médical régulier et le traitement approprié sont essentiels pour gérer les symptômes et prévenir les complications.

Références

Les articles et ressources utilisés dans l’élaboration de cet article
  1. https://www.msdmanuals.com/fr/professional/p%C3%A9diatrie/cancers-p%C3%A9diatriques/%C3%A9pendymomes
  2. https://together.stjude.org/fr-fr/%C3%A0-propos-du-cancer-p%C3%A9diatrique/types/brain-spinal-tumors/%C3%A9pendymome.html
  3. http://www.democritique.org/Brain/Canal_%C3%A9pendymaire.svg.xhtml
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La fracture en motte de beurre est généralement bénigne et touche notamment les enfants. Elle ne provoque pas de cassure des os, mais juste une déformation plus ou moins grave.

Il faut prendre en charge efficacement et rapidement cette blessure pour éviter les complications comme la déformation de l’os du petit. Le traitement consiste surtout à immobiliser le membre fracturé.

Dans cet article, nous allons expliquer la définition de la fracture en motte de beurre,  les symptômes et les causes possibles de l’affection, les moyens pour le diagnostiquer et les principaux traitements.

Fracture en motte de beurre : 5 points à retenir

  1. La fracture en motte de beurre est une blessure qui affecte les enfants en pleine croissance.
  2. Après un choc, elle provoque un écrasement des os. Il n’y a pas de cassure.
  3. La fracture en motte de beurre touche fréquemment l’avant-bras et le poignet.
  4. Le traitement de référence de ce type blessure est l’immobilisation et la rééducation.
  5. La reprise des activités quotidienne est idéale après 4 à 6 semaines du traitement.

Définition de la fracture en motte de beurre

Par définition, une fracture en motte de beurre est bien différente de la fracture que nous connaissons d’ordinaire. Elle se caractérise par un léger écrasement de l’os, mais sans cassure.

C’est une blessure qu’on rencontre généralement chez les enfants âgés de 2 à 8 ans.

En étant en pleine croissance, les os des enfants sont recouverts de périoste. C’est une membrane fibreuse qui assure la croissance en épaisseur des os. Très solide, elle protège les os en cas de traumatisme.

Il faut également savoir que chez les enfants, la partie dure de l’os qu’on appelle corticale n’est pas encore formée. C’est pourquoi ils sont moins résistants que ceux des adultes.

Les os des enfants sont aussi très riches en cellules, en vaisseaux sanguins et en eau. Sa structure est plus spongieuse.

Toutes ces propriétés font que lors d’un choc, au lieu de se casser, les os s’écrasent et se déforment, tel l’état d’une motte de beurre qui a subi un choc.

L’avant-bras : la partie du corps la plus fréquemment touchée par la fracture en motte de beurre

La fracture en motte de beurre affecte souvent les os de l’avant-bras, c’est-à-dire le radius ou le cubitus. Elle se situe au niveau de la partie distale des os. En d’autres termes, elle se trouve plus près du poignet.

Elle peut toucher les os de l’avant-bras en même temps ou les deux séparément. Une blessure au niveau du radius seul est le plus recensée.

La jambe peut aussi être touchée par une fracture en motte de beurre.

Les causes possibles de la fracture en motte de beurre

La fracture en motte de beurre survient à la suite d’une chute avec le bras tendu dans le but de se protéger.

Chez les petits, cette circonstance se voit notamment lors qu’ils jouent au toboggan et qu’ils tendent leurs bras pour s’arrêter. Pour les plus grands, ce sont surtout des chutes de vélo ou sur un skateboard.

Il faut quand même retenir que même un choc banal peut causer une fracture en motte de beurre chez l’enfant vu que ces os sont encore fragiles.

Les symptômes de l’affection

Au moment de l’accident, la fracture en motte de beurre peut facilement passer inaperçue. Pour cause, elle ne provoque pas de déformation importante de l’os.

Cependant, parfois, nous pouvons remarquer un gonflement du poignet. Cela s’accompagne d’une douleur au bras et lors de la palpation.

Par peur d’être réprimandé, l’enfant peut cacher sa situation à son entourage.

Il faut alors être attentif à certains signaux comme le fait que l’enfant hésite ou bien évite d’utiliser son bras. De manière instinctive, il se met aussi à protéger son bras blessé quand on s’approche de lui.

Comment diagnostiquer la fracture en motte de beurre ?

Le diagnostic de la fracture en motte de beurre débute toujours par un examen clinique.

Il est très important de parler gentiment avec l’enfant et lui demandé s’il a chuté sur ses bras. On lui demandera aussi de pointer du doigt la partie douloureuse. On lui fera aussi exécuter des gestes simples comme tourner le poignet pour apprécier s’il le fait péniblement.

Le médecin fera également preuve de beaucoup de tact pour toucher et examiner la partie concernée.

Cependant, pour confirmer qu’il s’agit bien d’une fracture en motte de beurre, le médecin préconise des examens d’imagerie.

 La radiographie est un examen de référence dans ce cadre.

Prise en charge de la Fracture en motte de beurre

La prise en charge de la fracture en motte de beurre est primordiale pour éviter tout risque de complication, dont la formation d’un cal vicieux.

Le traitement est purement orthopédique. Il repose sur une période d’immobilisation.

En effet, le patient est invité à immobiliser le membre blessé pendant quelques semaines afin de limiter la douleur. Cela aide aussi à la consolidation de la fracture.

Cet article écrit par S. Otayek, et collaborateurs (Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l’enfant, hôpital Trousseau, université Pierre-et-Marie-Curie) expose l’efficacité du traitement orthopédique dans la réduction et la consolidation de la fracture en motte de beurre.

Cet article insiste sur le fait que le respect de l’immobilisation et la rééducation préconisés par les médecins sont très déterminants pour la réussite du traitement sur le long cours.

En fonction du cas, le médecin propose parfois de porter une attelle ou un plâtre. Ce dernier est surtout indiqué pour une fracture en motte de beurre qui a affecté la jambe.

Le traitement par immobilisation d’une fracture en motte de beurre dure environ 3 à 4 semaines et aucune rééducation n’est requise après cela. Toutefois, le patient ne devra pas reprendre ses activités quotidiennes qu’après 4 à 6 semaines de l’accident.

Peut-on prévenir la fracture en motte de beurre ?

En vérité, il n’existe pas de moyens spécifiques qui permettent de prévenir la fracture en motte de beurre.

Les enfants aiment courir, sauter et s’aventurer partout. Et comme nous le savons, il est impossible de les empêcher de jouer. De plus, ils en ont besoin pour développer leur connaissance.

Ce qu’il faut faire, c’est de les équiper de matériels de protection adaptés, notamment pour les activités à risque comme le skate, le vélo, la course, etc.

Ressources

Fracture du poignet : définition et prise en charge (tout savoir)

Fracture de Pouteau-Colles : Définition et prise en charge

Fracture de l’épaule : temps de guérison (pronostic et conseil)

Références

https://www.doctissimo.fr/forme/accident-sportif/fracture/fracture-en-motte-de-beurre-ce-quil-faut-savoir/1420bf_ar.html

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=fracture-motte-beurre-definition-causes-symptomes

https://www.femmeactuelle.fr/sante/maladie/fracture-en-motte-de-beurre-definition-symptomes-traitement-2139923

https://cliniqueduter.bzh/video/fracture-de-l-avant-bras-chez-l-enfant#:~:text=Les%20fractures%20en%20motte%20de,3%20%C3%A0%206%20semaines%20environ.

La fracture du pouteau-colles peut avoir plusieurs complications qui nécessitent une prise en charge rapide et efficace.

En effet, elle peut conduire à une lésion des structures sensibles situées au niveau du poignet comme le nerf médian, des ligaments, les tendons… Elle peut également causer une déformation importante du poignet et laisser une douleur résiduelle si elle n’est pas prise en charge correctement.

La prise en charge des complications d’une fracture de pouteau-colles varie selon le cas, mais elle consiste généralement en une réparation chirurgicale des lésions.

Dans cet article, nous allons nous pencher surtout sur les éventuelles complications liées à la fracture de poteau-colles ainsi qu’à leur prise en charge.

Les complications possibles d’une fracture de pouteau-colles : 5 points à retenir

  1. Les complications d’une fracture du pouteau-colles sont notamment dues à une lésion des structures du poignet : nerf, ligaments, tendons…
  2. Une lésion nerveuse est associée à une douleur à type de brûlure, une diminution de la sensibilité des doigts.
  3. La rupture du tendon long extenseur du pouce se manifeste par une incapacité à éloigner complètement le pouce de l’index.
  4. La prise en charge des complications varie selon le cas, mais elle est dominée par la chirurgie réparatrice
  5. Une douleur persistante peut se survenir si la fracture n’est pas prise en charge correctement.

Les complications possibles de la fracture de pouteau-colles

La fracture du pouteau-colles peut présenter certaines complications étant donné que le poignet comprend diverses structures sensibles comme les nerfs et les tendons.

Vous pouvez consulter cet article pour en savoir un peu plus sur cette fracture du poignet.

La rupture du tendon long extenseur du pouce

Le tendon extenseur du pouce permet d’étendre amplement le pouce par rapport à l’index. On appelle cela l’extension active interphalangienne du pouce. Dans le cadre d’une fracture du pouteau-colles, si cette extension du pouce est difficile, cela fait suspecter une rupture de ce tendon.

Voici un autre examen qui permet de confirmer la rupture du tendon long extenseur du pouce. Mettez la main concernée à plat sur un plan de table et tente de décoller seulement le pouce sur le plan d’examen. Si vous n’y arrivez pas, il y a une lésion du tendon long extenseur.

La lésion du nerf médian

Le nerf médian passe au niveau du poignet par le canal carpien. Il a un intérêt sensitif (qui donne la sensibilité dans les doigts) et moteur (qui permet de contracter les muscles à la base du pouce). La compression de ce nerf provoque ce qu’on appelle un syndrome carpien.

Une lésion du nerf médian dans le cadre d’une fracture de pouteau colles peut se manifester par :

  • des fourmillements dans les 4 premiers doigts ;
  • une gêne pour les gestes fins et la saisie des objets ;
  • une tendance à lâcher les objets ;
  • une perte de force de la main ;
  • des douleurs à type de brulure au niveau du poignet.

Des lésions ligamentaires au niveau du poignet

Le poignet est une articulation très complexe composée de 8 petits os disposés en 2 rangés de 4 os qui sont reliés entre eux par 33 ligaments. Le ligament scapholunaire est le plus important d’entre eux. Il relie le scaphoïde et le lunatum, 2 os situés à la première rangée et qui se relient au radius.

Une lésion au niveau de ce ligament peut se manifester par une douleur au niveau de la racine du pouce. Le médecin peut également apprécier une mobilité anormale de la scaphoïde à la palpation.

Une déformation importante du poignet

En cas de traumatisme grave, la fracture de pouteau colles peut conduire à une déformation très importante du poignet. La déformation en dos de fourchette est très marquée et la mobilisation de l’avant-bras est quasi impossible.

La persistance de la douleur

Une autre complication de la fracture du pouteau-colles est la persistance de douleurs résiduelles. Cela se voit généralement lorsque le patient ne suit pas correctement les consignes du médecin en ce qui concerne l’immobilisation et la rééducation.

La prise en charge des complications de la fracture de pouteau-colles

Afin de traiter complètement la fracture de pouteau-colles, il est alors primordial de prendre en charge les complications survenues.

En cas de rupture du tendon long extenseur du pouce

Dans ce cas, un procédé chirurgical est employé pour une greffe tendineuse ou un transfert du tendon extenseur propre de l’index.

Cet article écrit par Rachid Abdelillah et collaborateurs discute même de l’intérêt de ces deux types de traitements devant des cas de rupture du tendon long extenseurs du pouce.

L’article porte sur l’étude de 5 cas de rupture spontanée du tendon long extenseur du pouce, traités par une greffe ou un transfert tendineux.

Les résultats ont montré que de toutes les techniques chirurgicales déjà pratiquées, seules la greffe tendineuse et le transfert tendineux ont permis de restaurer le tendon lésé.

En cas de lésion nerveuse

Une opération chirurgicale est réalisée pour réanimer le nerf affecté et libérer son trajet si celui-ci est gené par les structures voisins. La technique s’appelle la neurotisation ou le transfert nerveux.

En présence de lésions ligamentaires

Le médecin peut recourir à un traitement conservateur ou à un autre traitement chirurgical complémentaire.

La prise en charge d’une lésion du ligament scapholunaire est notamment chirurgicale. Le chirurgien tentera de suturer le ligament lésé et stabiliser le scaphoïde et le lunatum par des broches et une orthèse pendant environ 45 jours.

En cas de déformation importante du poignet

On conclut généralement à une formation de cal-vicieux. Une opération chirurgicale est de ce fait utile pour réaligner l’os. On parle d’ostéotomie.

En cas de lésions de la structure osseuse de la carpe

Lorsqu’il y a une atteinte des structures osseuses de la carpe, le médecin prévoit des examens supplémentaires. Différents traitements seront alors envisagés en fonction des résultats obtenus.

 Ressources

Fracture du poignet : définition et prise en charge (tout savoir)

Fracture du boxeur (5e métacarpien) : tout savoir

Fracture du poignet : temps de guérison ? (pronostic) 

Fracture du poignet : opération (indications et procédure)

Références

https://www.ramsaysante.fr/vous-etes-patient-en-savoir-plus-sur-ma-pathologie/fracture-du-poignet

https://www.institut-kinesitherapie.paris/pathologies/douleurs-coude-bras-avant-bras/fracture-pouteau-colles/

https://physiotherapieuniverselle.com/blogue/fracture-poignet/

https://www.femmeactuelle.fr/sante/maladie/fracture-de-pouteau-colles-definition-signes-cliniques-traitement-complications-2141758

https://www.chirurgiens-main-orleans.fr/pathologies/fracture-du-poignet/complications/

https://www.info-radiologie.ch/pouteau-colles.php

La fracture ouverte du poignet est une forme de fracture grave qui se caractérise par une plaie cutanée associée à la fracture. C’est une blessure à la fois douloureuse et handicapante.

La prise en charge rapide et efficace d’une fracture ouverte est ainsi indispensable, notamment pour éviter les séquelles et complications (comme l’infection).

Nous allons expliquer dans cet article qu’est-ce qu’une fracture ouverte, comment la diagnostiquer efficacement, et quelle prise en charge est la plus efficace pour reprendre vos activités.

Fracture ouverte du poignet : 5 Points à retenir

  1. La fracture ouverte du poignet est une blessure grave qu’il ne faut pas prendre à la légère.
  2. En plus des risques d’infection, cette blessure peut aussi s’accompagner de lésions nerveuses, musculaires et ligamentaires.
  3. La chirurgie est le meilleur moyen de traiter une fracture ouverte du poignet.
  4. L’opération chirurgicale de la fracture ouverte du poignet s’effectue généralement en ambulatoire.
  5. Après la chirurgie, le patient doit porter une attelle pendant environ 6 semaines, puis effectuer des exercices de rééducation auprès d’un kinésithérapeute.

Quand est-ce qu’on parle de fracture ouverte du poignet ?

Le poignet est une articulation qui relie les os du carpe aux deux os de l’avant-bras (le radius et le cubitus).

La fracture du poignet est une blessure qui implique généralement soit les os de la base de la main, soit l’extrémité distale du radius ou du cubitus.

Le traumatisme se caractérise par la cassure des os. Toutefois, en fonction de l’état de la blessure, on peut classer la fracture en différents types.

La fracture stable et non déplacée se caractérise par une fissure des os, sans déplacement de fragments.

La fracture déplacée, elle, signifie que les os sont concrètement éparpillés et cassés. Ainsi, le poignet gonfle et se déforme.

Il existe aussi certains cas où le traumatisme est plus grave, telle la fracture ouverte du poignet. En plus de la cassure des os, elle présente aussi une plaie visible sur la peau ce qui peut entraîner de grave infection.

Quelles sont les causes fréquentes de cette blessure ?

La fracture du poignet survient habituellement après une chute avec la main tendue ou un choc qui frappe l’arrière du poignet.

La survenue de cette fracture implique un traumatisme de haute énergie, comme une chute d’une hauteur élevée ou un grave accident de la route.

Elle est aussi favorisée par l’âge. Les enfants ainsi que les personnes des troisièmes âges présentent une fragilité osseuse (par exemple, à cause d’une ostéoporose).

Quels sont les symptômes de la fracture ouverte du poignet ?

Les principaux symptômes de la fracture ouverte du poignet sont la douleur locale et la plaie cutanée.

Puis, après quelques heures du traumatisme, on observe le gonflement du poignet et l’apparition d’hématome.

En cas de lésion ou de compression du nerf médian, il est possible que le patient ait des problèmes sensitifs au niveau des 3 premiers doigts de la main.

Quelles sont les complications possibles de la fracture ouverte du poignet ?

Plusieurs complications peuvent survenir avec la fracture ouverte du poignet. On peut citer :

  • les lésions nerveuses,
  • les lésions musculaires et ligamentaires ;
  • l’algodystrophie ;
  • les infections.

En l’absence d’une prise en charge spécifique, ces derniers risquent d’aggraver la blessure et d’engendrer des séquelles irréversibles, même après traitement.

Cet article de A. Bennani, et collaborateurs (Service de traumatologie orthopédie, A.-CHU Hassan II, Fès, Maroc) décrit en détail les conséquences liées à ces complications de la fracture ouverte du poignet.

Plus précisément, le sportif touché par la fracture a présenté une fracture-luxation radio-carpienne associée à une plaie cutanée à l’avant du poignet. La déformation était de type « dos de fourchette ».

Le patient atteint présentait également des paresthésies à l’avant de la main, suggestif d’une potentielle atteinte du nerf médian.

Comment se déroule le diagnostic ?

Bien qu’une fracture ouverte du poignet soit apparente, il est important qu’elle soit examinée par un médecin pour un diagnostic complet et une prise en charge adaptée.

La consultation débute toujours par un examen clinique. Le médecin se renseigne sur les causes de la blessure et les symptômes que le patient ressent.

Ensuite, des examens d’imageries sont réalisés, à savoir une radiographie, un scanner et/ou une IRM (Imagerie par Résonnance magnétique).

Ces examens permettent également de confirmer l’existence de la fracture du poignet. De plus, ils aident à déterminer le type de fracture ainsi que les traitements adaptés.

Quels sont les traitements possibles pour la fracture ouverte du poignet ?

Le traitement d’une fracture ouverte du poignet devra se faire en urgence. Il associera des médicaments antalgiques, une antibioprophylaxie et une chirurgie. Un rappel du vaccin antitétanique peut aussi être utile.

Traitement médicamenteux

Au premier abord, le médecin prescrit au patient des antalgiques afin de réduire l’inflammation ainsi que la douleur liée à la blessure.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens à l’instar de l’ibuprofène ou du naproxène sont aussi prescrits pour réduire la douleur.

Enfin, comme la fracture ouverte présente un risque élevé d’infection, une antibiothérapie est également privilégiée.  

Traitement chirurgical d’une fracture ouverte du poignet

La chirurgie ou ostéosynthèse est la plus appropriée lorsque la fracture est ouverte. Elle consiste globalement en un débridement, un rinçage abondant et une stabilisation osseuse.

Selon les professionnels de santé, il est important de le réaliser au plus tard 12 heures après l’accident.

 L’intervention se fait sous anesthésie locale ou générale s’il s’agit d’une grosse intervention.

Pour la procédure, le chirurgien effectue une incision pour accéder à la partie endommagée.

Ensuite, après le nettoyage de la plaie et des os, il va fixer les os fracturés. Cela peut se faire, soit par l’ostéosynthèse externe avec utilisation de broches, soit par ostéosynthèse interne avec utilisation des plaques ou des vis.

Dans le cas où les tissus seraient endommagés, une fixation temporaire par broche est préconisée.

Ce n’est qu’après que le chirurgien réalise une deuxième intervention pour une fixation interne.

L’immobilisation

Une fois l’intervention terminée, le patient devra porter une attelle. Cette méthode accélère le processus de guérison. Elle permet aussi aux matériels de fixation de ne pas bouger.

Le port d’attelle peut s’étendre jusqu’à 6 semaines.

La rééducation

La rééducation est un complément de traitement même s’il s’agit d’une intervention chirurgicale. Il est important de suivre des séances de kinésithérapie afin de réduire la raideur musculaire.

 Si le patient ne présente aucune complication, il peut effectuer une rééducation quelques jours après l’intervention sans attendre la consolidation des os.

Références

https://www.sosmain93.com/poignet/fracture-poignet-adulte/#:~:text=En%20cas%20de%20fracture%20ouverte%20des%20os%20(6%20semaines)

https://www.sosmain.eu/index.php?id=fracture-du-poignet

https://www.google.com/amp/s/main-clinique.fr/chirurgie-de-la-main/fracture-au-poignet-traitement/amp/

Les exercices kiné constituent une base du traitement du conflit sous-acromial en vue d’atténuer les douleurs, favoriser l’amplitude des mouvements de l’épaule, et améliorer la qualité de vie.

Quel est le programme d’entraînement adapté pour soulager le conflit sous-acromial ? Quels sont les exercices et les traitements en kinésithérapie permettant de guérir votre condition, et éviter l’opération ? Nous allons les découvrir dans cet article rédigé par un médecin, et révisé par un kinésithérapeute.

Conflit sous-acromial : Rappel

Un conflit sous-acromial (également appelé syndrome d’accrochage) désigne un rétrécissement de l’espace entre l’acromion et la tête de l’humérus, venant piéger le tendon sus-épineux.

La coiffe sous l’acromion se met en contact avec la bourse séreuse dès qu’on lève les bras, et perd son élasticité. Un frottement répétitif entre la tête de l’humérus et la partie antérieure de l’acromion provoque une inflammation de la bourse et du tendon, faisant apparaître le syndrome.

Le syndrome survient à la suite d’un surmenage de l’épaule (sport, mouvements répétitifs au travail, traumatisme), d’une défaillance musculaire ou d’une malformation de l’acromion (en bec).

On peut la diagnostiquer grâce à un examen clinique, et des tests d’imagerie médicale (comme une radiographie) en complément.

Pour en savoir plus, voici notre guide complet sur le conflit sous-acromial.

Quels traitements en kinésithérapie pour soigner le conflit sous-acromial ?

Si vous souffrez de conflit sous-acromial, on a vous probablement prescrit des médicaments et crèmes visant à contrôler l’inflammation et soulager la douleur.

Outre les traitements médicaux, la kinésithérapie est efficace dans le traitement de cette condition. L’objectif sera de soulager les symptômes via des modalités contre la douleur, des techniques manuelles (comme les massages et mobilisations), ainsi que des exercices adaptés.

Conseils du kiné :
Il faut comprendre que si vous consultez, le kinésithérapeute va adapter son approche en fonction de votre cas particulier. Par exemple, certaines personnes auront besoin de beaucoup de renforcement, alors que d’autres bénéficieraient davantage d’étirements. Si la douleur est trop vive, le thérapeute va alors se concentrer sur la gestion des symptômes en priorité.

Ultimement, le but sera d’éviter d’utiliser des approches invasives comme l’infiltration et la chirurgie.

Pour ce faire, le kinésithérapeute utilisera plusieurs outils et techniques durant ses séances. Si vous consultez, le traitement pourrait comporter les approches suivantes :

  • Modalités contre la douleur (comme la chaleur, la glace, les aiguilles sous le derme ou l’acupuncture, les ventouses ou cupping, etc.)
  • Électrothérapie (TENS, shockwave, laser, etc.)
  • Massages spécifiques et relâchement des fascia autour de la nuque, de l’épaule, du bras et de la région de l’omoplate
  • Mobilisations de type décoaptation et décompression de l’espace sous-acromial
  • Étirement actifs et passifs de la capsule et ligaments de l’épaule
  • Renforcement de certains muscles clés (comme les stabilisateurs de l’épaule et les muscles scapulaires) pour empêcher l’extrémité de l’humérus à se pincer avec l’apophyse de l’omoplate
  • Correction posturale (surtout si vos épaules sont enroulées vers l’avant et accentuent les symptômes)

Le thérapeute débutera typiquement par une évaluation initiale lui permettant de mettre en valeur les déséquilibres musculaires, les raideurs spécifiques, et vos schèmes de mouvements particuliers.

En fonction de ces trouvailles, votre thérapeute pourra mettre en place un programme d’exercices adapté visant à diminuer votre douleur, et favoriser une reprise rapide de vos activités (sportives ou autres).

Les exercices kiné pour soulager le conflit sous-acromial

Tel que mentionné, les exercices de kinésithérapie occupent un rôle très important dans le traitement du conflit sous-acromial de l’épaule.

Des exemples d’exercices kiné souvent prescrits

Quels sont les types exercices à faire pour soulager la douleur chronique du conflit sous-acromial ?

En voici quelques exemples souvent prescrits en kinésithérapie :

Remarque : Assurez-vous toujours que les exercices sont effectués sans douleur et dans une amplitude de mouvement confortable. Si vous ressentez de la douleur ou de l’inconfort pendant ces exercices, arrêtez immédiatement et consultez un professionnel de la santé. Les exercices doivent être effectués de manière contrôlée et consciente pour éviter toute blessure.

1) Rétraction scapulaire en position assise

Position de départ : Asseyez-vous droit sur une chaise, les pieds à plat sur le sol et les épaules détendues. Posez les mains sur vos genoux.

Étapes :

  • Tirez doucement vos omoplates (scapulas) vers l’arrière et vers le bas, comme si vous essayiez de les faire se toucher.
  • Maintenez la position pendant quelques secondes.
  • Relâchez lentement et revenez à la position de départ.

Répétitions : Répétez 10-15 fois, pour 2-3 séries.

Bon à savoir :
Une étude réalisée par Theresa Holmgren et collaborateurs indique qu’un programme d’exercices comprenant notamment des exercices pour les stabilisateurs de l’omoplate est efficace pour réduire la douleur et améliorer la fonction de l’épaule chez les patients atteints du syndrome sous-acromial qui persiste dans le temps.

De même, les patients ayant bénéficié de ce programme ont vu une réduction du besoin d’effectuer une chirurgie arthroscopique jusqu’à 3 mois après avoir cessé les traitements.

2) Exercice isométrique d’épaule en abduction

Position de départ : Tenez-vous droit, les bras le long du corps. Ayez un mur à proximité.

Étapes :

  • Placez le bras blessé à 90 degrés, en appui contre le mur.
  • Essayez de soulever le bras latéralement avec le coude (abduction) contre la résistance du mur, sans bouger réellement le bras.
  • Maintenez la contraction pendant 5 secondes.
  • Relâchez.

Répétitions : Répétez 10-15 fois, pour 2-3 séries.

3) Exercice isométrique d’épaule en rotation externe

Position de départ : Tenez-vous droit, le coude fléchi à 90 degrés, le bras collé au corps.

Étapes :

  • Placez la main du côté opposé sur l’extérieur de la main du bras à exercer.
  • Essayez de tourner le bras vers l’extérieur (rotation externe) contre la résistance de la main opposée, sans bouger réellement le bras.
  • Maintenez la contraction pendant quelques secondes.
  • Relâchez.

Répétitions : Répétez 10-15 fois, pour 2-3 séries.

4) Pompe au mur

Position de départ : Tenez-vous debout, les mains sur un mur à la hauteur des épaules et les pieds légèrement en arrière.

Étapes :

  • Pliez lentement les coudes et amenez votre poitrine vers le mur.
  • Poussez lentement le mur pour revenir à la position de départ.

Répétitions : Répétez 10-15 fois, pour 2-3 séries.

5) Étirement de la capsule postérieur de l’épaule

Position de départ : Asseyez-vous ou tenez-vous droit.

Étapes :

  • Amenez un bras horizontalement à travers votre corps (comme un foulard).
  • Utilisez la main opposée pour presser doucement le bras contre votre corps, augmentant l’étirement.
  • Maintenez l’étirement pendant 15-30 secondes.

Répétitions : Répétez 2-3 fois de chaque côté.

6) Étirement du trapèze supérieur

Position de départ : Asseyez-vous ou tenez-vous droit.

Étapes :

  • Inclinez doucement votre tête vers un côté, essayant d’amener l’oreille vers l’épaule (sans bouger l’épaule).
  • Pour un étirement supplémentaire, vous pouvez utiliser la main du même côté pour presser doucement la tête vers l’épaule.
  • Maintenez l’étirement pendant 15-30 secondes.

Répétitions : Répétez 2-3 fois de chaque côté.

Avis du kiné :
Pour optimiser votre soulagement face au conflit sous-acromial, la clé réside dans votre assiduité et la qualité de vos exercices à domicile. Suivez scrupuleusement les recommandations de votre thérapeute, et pratiquez régulièrement les exercices prescrits. Souvenez-vous, votre implication est essentielle pour retrouver le bien-être de votre épaule !

Pour résumer, les exercices kiné s’avèrent très bénéfiques dans le traitement du conflit sous-acromial, et ce selon plusieurs études cliniques.

Ils soulagent la douleur tout en aidant à améliorer le fonctionnement de l’épaule. Des études évoquent même que la rééducation kiné est aussi efficace que la chirurgie pour traiter cette condition.

Pour garantir l’efficacité des séances, suivez scrupuleusement les consignes de votre kinésithérapeute. Celui-ci va s’assurer de suivre votre progression, et prescrire de nouveaux exercices en fonction de votre évolution.

Réérences

Articles et ressources utilisées dans la création de cet article
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Chaque article est rédigé par un professionnel de santé qualifié en suivant des procédures de rédaction strictes (en savoir plus). Cet article présent est régulièrement révisé à la lumière des évidences scientifiques les plus récentes.  

Le traitement naturel de l’épitrochléite est particulièrement indiqué pour accompagner les recommandations du médecin ou du kiné.

Il comprend notamment le repos, les aliments riches en anti-inflammatoire, le froid, les exercices de rééducation et les huiles essentielles.

Dans cet article, vous allez voir en détail les moyens naturels pour traiter l’épitrochléite notamment les huiles essentielles efficaces à employer.

Petit rappel sur l’épitrochléite

Avant de parler des traitements naturels contre l’épitrochléite, il convient de faire un petit rappel sur la maladie.

Tendinite du coude, l’épitrochléite désigne une inflammation des tendons des muscles fléchisseurs qui se trouvent sur le bord médial (ou interne) du coude.

C’est une affection qui touche en particulier les sportifs qui font de la musculation et de la gymnastique. Elle est aussi très fréquente chez les joueurs de golf, d’où son autre appellation « golf elbow ».

Responsable de douleur intense et invalidante qui peut même justifier un arrêt du travail, l’épitrochléite résulte généralement de la surutilisation des membres supérieurs, notamment de l’articulation du coude.

En fonction de la gravité de la lésion des tendons, le traitement de la maladie peut être médical ou chirurgical. Les traitements naturels et les huiles essentielles aident également à traiter cette tendinite.

Pour en savoir plus sur l’épitrochléite, vous pouvez cliquer sur ce lien.

Epitrochléite et traitement naturel

Il existe de nombreux traitements naturels qui peuvent aider à soulager les symptômes de l’épitrochléite et à réparer les tendons.

Reposer le coude : traitement naturel de l’épitrochléite efficace

Le premier traitement naturel de l’épitrochléite est le repos. En effet, en arrêtant de solliciter les muscles et les tendons du membre concerné, on limite la douleur.

Pour ce faire, on peut utiliser une attelle ou une coudière. Il faudra dans ce cas suivre les recommandations du médecin.

Cependant, il convient de commencer avec de légers exercices le plus tôt pour éviter d’enraidir les articulations du coude. Cela contribue aussi à accélérer la guérison de la tendinite.

Toutes activités qui demandent de la force et qui exigent des gestes répétitifs du membre supérieur sont interdites. On peut citer :

  • le port de charges lourdes ;
  • les bricolages ;
  • l’utilisation prolongée du clavier et de la souris d’un ordinateur ;
  • la manipulation prolongée de téléphone portable ;
  • les sports comme le javelot, le tennis, le golf, la musculation, l’escalade, etc.  

Mettre de la glace sur la zone douloureuse

Le froid est aussi un remède naturel efficace contre la douleur et l’inflammation des tendons.

Pour ce faire, il suffit de placer une poche de glace, un cold pack ou encore un sac de pois congelés sur la zone douloureuse. Il faut le laisser agir environ 15 minutes.

L’application de glace peut se faire plusieurs fois par jour. On peut également la pratiquer à la fin d’une séance d’exercice. À ce qu’il paraît, cela aide à calmer la douleur provoquée par les mouvements.

Adopter une alimentation anti-inflammatoire

Pour traiter naturellement l’épitrochléite, il est important de surveiller son alimentation.

Il est recommandé de manger des aliments anti-inflammatoires. Ces derniers contribuent à diminuer l’inflammation et à lutter contre la douleur.

En outre, comme la plupart des aliments anti-inflammatoires renferment aussi du collagène, ils aident à la cicatrisation des tendons.

Parmi les aliments anti-inflammatoires les plus puissants, on retrouve les poissons gras, les légumes, les légumineuses, les céréales complètes, les oléagineux, l’huile de colza, l’huile de lin, l’huile de chanvre, le curcuma…

Voici les aliments pro-inflammatoires qu’il faut éviter : les produits transformés, les aliments riches en graisses saturées et hydrogénées, le sucre, les charcuteries, les céréales raffinées, l’alcool… 

Faire des exercices physiques spécifiques

Dans le cadre du traitement de l’épitrochléite et l’épicondylite, certains exercices physiques sont perçus comme d’excellents moyens naturels pour soulager les symptômes.

Voici quelques exemples.

Étirement des fléchisseurs

Pour étirer les fléchisseurs, il faut commencer par tendre le bras blessé le plus possible, la paume vers le haut.

Ensuite, avec la main opposée, vous allez tirer la main du bras tendu vers vous. Cette position doit être maintenue pendant 30 secondes. Puis, relâchez la main.

Après une petite pause de 30 secondes, il faut refaire l’exercice. Répétez la manœuvre 2 à 3 fois par jour.

Renforcement excentrique des fléchisseurs

Le renforcement excentrique est un type d’exercice qui contribue à optimiser la résistance aux efforts des tendons. C’est pourquoi il est indispensable au traitement de l’épitrochléite.

Pour le réaliser, il faut saisir un poids ou un objet de 2,5 à 10 Ibs (selon votre capacité physique).

Ensuite, il faut déposer l’avant-bras douloureux sur une surface plane avec la main qui repose dans le vide et la paume tournée vers le haut. C’est la position de départ.

L’exercice débute avec un mouvement de flexion du poignet et se poursuit immédiatement avec une descente progressive vers le bas (en 3 à 5 secondes).

Une fois la manœuvre terminée, il faut remonter le poids pour retourner à la position initiale. Si nécessaire, il est possible de se faire aider de l’autre main valide.

Pour effectuer une série de cet exercice, il convient de répéter cette manœuvre 10 fois, avec quelques secondes de pauses au milieu. Le nombre de séries par jour est de 2.

Renforcement concentrique des extenseurs du poignet

Tout comme l’exercice de renforcement excentrique, l’exercice concentrique se fait également avec l’utilisation de poids.

En ce qui concerne les gestes, il faut suivre les étapes suivantes.

  • Déposer l’avant-bras sur une surface plane avec la main reposée dans le vide et la paume vers le bas.
  • Prendre la position de départ en mettant le poignet en extension vers le bas.
  • Remonter doucement le poids vers le haut.
  • Retourner à la position de départ.
  • Répéter la manœuvre 15 fois de suite avec des pauses.

En général, les kinésithérapeutes conseillent de réaliser 2 séries de cet exercice par jour.

Renforcement concentrique des extenseurs des doigts

Pour cet exercice, le patient doit enrouler un élastique large autour des doigts. Puis, avec ses doigts, il va étirer l’élastique pour ouvrir la main.

Une fois la manœuvre terminée, les doigts sont ramenés à la position de départ.

Il convient de faire cet exercice 2 à 3 fois par jour, avec 20 répétitions des mouvements pour chaque série.

Note importante

Pensez toujours à consulter l’avis de votre kiné ou votre médecin avant de faire ces exercices.

Si vous ressentez une douleur intense quand vous faites ces exercices, arrêtez immédiatement et consultez l’avis d’un spécialiste.

Traiter l’épitrochléite avec les huiles essentielles

Concentrées en principes actifs, les huiles essentielles sont dotées de nombreuses propriétés thérapeutiques puissantes. Elles sont efficaces pour traiter diverses maladies comme l’épitrochléite.

Voyons dans la suite de l’article les meilleures huiles essentielles pour soulager et soigner cette tendinite du coude.

Traitement naturel de l’épitrochléite avec l’huile essentielle de gaulthérie

L’huile essentielle de gaulthérie est un remède de choix dans le traitement naturel de l’épitrochléite.

L’essence se compose à 99 % de salicylate de méthyle, un ester terpénique qui possède un redoutable pouvoir anti-inflammatoire.

De plus, cette substance active est particulièrement indiquée pour traiter les douleurs articulaires et musculaires. C’est également un excellent antalgique percutané.

Pour soigner l’épitrochléite avec l’huile essentielle de gaulthérie, il faut prendre 2 gouttes de l’essence et les diluer avec 1 cuillère à café d’huile végétale d’arnica.

Une fois le mélange préparé, il suffit d’appliquer quelques gouttes sur la zone douloureuse et d’appliquer un massage.

Le traitement peut se faire 3 fois par jour pendant 7 jours.

Par contre, afin d’utiliser l’huile essentielle de gaulthérie en toute sécurité, il est indispensable de prendre certaines précautions comme :

  • ne pas utiliser l’essence pure ;
  • ne pas inhaler ;
  • ne pas utiliser chez les femmes enceintes et les enfants ;
  • ne pas l’appliquer sur une plaie cutanée ;
  • ne pas couvrir la zone traitée avec un bandage et ne pas l’exposer à la chaleur.

Il faut également savoir que cette huile essentielle ne convient pas aux personnes qui souffrent d’allergie aux salicylés, de troubles de la coagulation, d’infections cutanées, d’asthme ou de reflux gastro-œsophagiens.

Pour éviter tout risque, il est recommandé de demander l’avis d’un médecin ou d’un professionnel du domaine.

Cet article écrit par Annelise Lobstein (Professeur de pharmacognosie) et Françoise Couic-Marinier (Docteur en pharmacie, formatrice en aromathérapie) explique toutes les indications ainsi que les précautions à suivre pour l’utilisation de l’huile essentielle de gaulthérie.

L’huile essentielle d’eucalyptus citronné

Grâce à sa composition riche en citronellal, l’huile essentielle d’eucalyptus citronné est munie de grande propriété anti-inflammatoire et antirhumatismale.

Par son caractère négativant, ce principe actif a également une action apaisante. Elle permet de relaxer le patient ce qui va par la même occasion relâcher les muscles et les tendons et faciliter la guérison.

Pour utiliser l’huile essentielle d’eucalyptus citronné contre l’épitrochléite, il convient de créer un mélange avec 2 gouttes de l’essence et 1 cuillère à café d’huile d’arnica.

Lorsque la préparation est prête, il faudra étaler une fine couche au niveau de la zone en question et masser.

Il est possible de répéter l’opération 3 fois par jour, sans dépasser 7 jours.

Par ailleurs, il faut également faire attention à ne pas utiliser l’huile essentielle d’eucalyptus citronné chez les femmes enceintes de moins de 3 mois et les enfants de bas âges.

Il est aussi contre-indiqué de l’utiliser l’essence pure sur la peau. Et bien entendu, il ne faut jamais oublier de réaliser un test cutané au préalable.

L’huile essentielle d’hélichryse italienne pour traiter naturellement l’épitrochléite

L’huile essentielle d’hélichryse italienne est aussi un allié incontournable dans le traitement naturel de l’épitrochléite.

L’essence dispose de propriétés anti-inflammatoires, anti-hématomes, anticoagulantes et cicatrisantes. C’est pourquoi elle est capable de soulager les symptômes de la tendinite et d’accélérer la guérison.

Comme avec les autres huiles essentielles, il convient de diluer l’huile essentielle de l’hélichryse italienne avec de l’huile d’arnica avant de l’appliquer sur la peau.

Le traitement peut être réalisé 3 à 4 fois par jour jusqu’à amélioration.

En complément, il est également possible d’utiliser l’huile essentielle d’hélichryse par voie orale. Il faudra mélanger deux gouttes avec une cuillère à café de miel. Cela aide à évacuer les toxines qui favorisent la tendinite.

Il n’existe pas de preuves scientifiques pour confirmer ce propos, mais de nombreux patients ont déjà témoigné du bienfait de cette méthode.

La synergie d’huiles essentielles

Afin d’optimiser le traitement naturel de l’épitrochléite, la synergie d’huiles essentielles est également une option.

Voici quelques exemples de recettes.

Recette n° 1

Le mélange contient :

  • 60 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie odorante ;
  • 60 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citronné ;
  • 60 gouttes d’huile essentielle d’hélichryse italienne ;
  • 30 gouttes d’huile essentielle de genévrier ;
  • 30 gouttes d’huile essentielle de romarin camphré ;
  • 50 ml d’huile végétale de calophylle inophylle.

Pour la préparation, il faut réunir tous les ingrédients dans un flacon opaque propre puis les mélanger.

Pour utiliser le remède, il faut verser 10 gouttes sur la zone douloureuse 3 fois par jour pendant 7 jours.

Recette n° 2

Le mélange contient :

  • 35 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citronné ;
  • 40 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie couchée ;
  • 25 ml d’huile végétale de calophylle.

Après avoir réuni les ingrédients dans un flacon opaque, versez 10 gouttes sur la zone douloureuse 3 fois par jour et pendant 7 jours.

Points à retenir

  • L’épitrochléite est une inflammation des tendons des muscles fléchisseurs du coude.
  • Les principaux traitements naturels de l’épitrochléite sont le repos, le froid, l’alimentation et les exercices physiques spécifiques.
  • Grâce à leurs effets anti-inflammatoires et antalgiques, les huiles essentielles constituent un traitement naturel efficace contre l’épitrochléite.
  • Il faut toujours prendre en compte les précautions d’emploi lors de l’utilisation d’huiles essentielles. Au besoin, demandez l’avis d’un spécialiste.

Ressources

Epitrochléite et gonflement : d’où vient-il ?

Épicondylite : Traitement naturel, guide complet

Références

https://docteurphilipperoure.com/chirurgie-coude/epitrochleite-tendinite-mediale/

https://chiroste-foy.com/exercices-epitrochleite-golfers-elbow/

https://toutpourmasante.fr/soigner-tendinite-coude/

https://apyforme.com/blog/articles-sante/comment-soigner-une-tendinite-du-coude/

https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HuilesEssentielles/Fiche.aspx?doc=conseils-huiles-essentielles-tendinite

https://www.compagnie-des-sens.fr/tendinite-huiles-essentielles/

L’hygroma du coude infecté nécessite une prise en charge rapide et efficace. C’est une affection qui peut toucher tout le monde surtout les travailleurs manuels.

Cette pathologie est à la fois douloureuse et handicapante puisque le patient est contraint de stopper toutes activités avec les mains.

La prise en charge dépend de l’évolution de la maladie. Elle comprend les médicaments (antalgiques et antibiotiques) et la chirurgie suivie d’une rééducation par le kinésithérapeute (physiothérapeute).

Dans cet article, nous allons voir les différents traitements efficaces contre l’hygroma du coude infecté.

5 Points à retenir

  • 1. L’hygroma du coude infecté est l’inflammation de la bourse séreuse associée à la présence d’un germe pathogène notamment Staphylococcus aureus.
  • 2. Le traitement médicamenteux repose sur les antalgiques et les antibiotiques.
  • 3. Le traitement chirurgical est indiqué en cas d’échec des autres traitements.
  • 4. Sous anesthésie locale, le chirurgien enlève la bourse séreuse et l’épine olécranienne s’il y en a.
  • 5. Le port d’attelle et la rééducation kiné sont indiqués après l’opération.

Rappel sur l’hygroma du coude infecté

Parlons brièvement de cette maladie. L’hygroma du coude se caractérise par l’inflammation de la bourse sérieuse au niveau de l’articulation du coude. Il s’agit de la poche contenant le liquide facilitant les mouvements de l’articulation.

 L’exécution de mouvement répétée est l’un des facteurs à risque de cette pathologie. Parfois, elle est aussi causée par d’autres maladies articulaires comme le rhumatisme.

Une forme simple de l’hygroma peut être traitée par des traitements naturels et alternatifs comme le repos, le port d’attelle, la kinésithérapie ou encore le traitement à chaud ou à froid.

Sans prise en charge adéquate, l’hygroma du coude peut s’infecter. Cela se reconnaît facilement par la présence d’une tuméfaction rouge chaude et douloureuse. Staphylococcus aureus est le germe le plus identifié dans le cas d’une bursite septique superficielle, d’après cet étude scientifique.

Vous pouvez en savoir plus sur la bursite du coude infectée dans cet article.

Hygroma du coude infecté : les traitements possibles

L’hygroma du coude infecté nécessite une attention particulière. En effet, il s’agit déjà ici d’une forme plus compliquée de la pathologie.

 À ce stade, il est possible d’opter pour deux types de traitements. Le traitement médicamenteux et le traitement chirurgical.

Le traitement médical de l’hygroma du coude infecté

Le traitement médicamenteux consiste à prendre des antalgiques. Ces médicaments aident à réduire la douleur. Le patient doit aussi prendre des antibiotiques.

D’après cet article écrit par les docteurs Christian Lormeau, Grégoire Cormier, Johanna Sigaux, Cédric Arvieux et Luca Semerano, le choix des antibiotiques utilisé peut varier d’un patient à l’autre et d’un centre à l’autre.

Il faudra des essais contrôlés pour établir une recommandation spécifique à ce sujet.

Le médecin prescrit par la même occasion des anti-inflammatoires non stéroïdiens afin de réduire l’inflammation.

On compte parmi ceux-là l’aspirine, l’ibuprofène et le naproxène. Pour éviter que l’infection se propage, le médecin conseille de faire un bandage antiseptique avec de l’alcool sur la plaie. Cela peut assainir la plaie, mais aussi accélérer le processus de guérison.

Le traitement chirurgical de cette bursite septique du coude

L’opération de l’hygroma du coude infecté n’est effectuée qu’en dernier recours, en cas d’échec du traitement médical. La procédure se fait soit par anesthésie locale ou générale.

Le chirurgien effectue une légère incision à l’arrière du coude pour retirer la bourse séreuse. Si durant l’intervention, ce dernier remarque la présence d’une épine olécranienne, il va aussi la retirer puisque cela peut être un des facteurs de l’irritation de la bourse séreuse.

La plaie sera ensuite refermée par des fils ou des agrafes chirurgicales. Après l’intervention, le patient devra être hospitalisé le temps que les médecins fassent un contrôle. Il devra par la même occasion porter une attelle pour immobiliser son coude.

La reprise des activités manuelles n’est recommandée qu’après 2 à 4 semaines de l’opération. Bien que les chances de récidives soient faibles, le patient devra avoir l’aval de son médecin avant de reprendre les tâches quotidiennes.

Les séances de rééducation auprès d’un kinésithérapeute sont également indispensables pour aider l’articulation du coude à recouvrir sa mobilité.

Ressources

Anatomie du coude : tout savoir sur cette articulation (pathologies)

Arthroscopie du coude : Indication et procédure (tout savoir)

Références

https://www.sosmain93.com/coude/hygroma-du-coude/ http://institutmain.fr/pathologies/coude/hygroma-du-coude#:~:text=Le%20traitement&text=poche%20de%20glace%20quelques%20minutes,intervention%20chirurgicale  

Les causes possibles d’une peau des doigts qui craque sont nombreuses bien que cette affection soit notamment due à une sécheresse cutanée. Lorsqu’elle intéresse le bout des doigts, on parle de pulpite sicca. Cela peut aussi concerner les pieds.

À un certain stade, la peau craquelée au niveau des doigts est responsable d’une douleur et une altération fonctionnelle de la main.

Dans le cas d’un fendillement de la peau des doigts, il convient de réhydrater correctement la surface cutanée et d’appliquer une pommade cicatrisant.

Dans cet article, nous allons voir en détail les causes possibles d’une peau des doigts qui craque et voir ce qu’il faut faire pour soigner cette gerçure.

5 Points à retenir

  1. La déshydratation cutanée est la principale cause de la peau des doigts qui craque.
  2. La peau des doigts et de la main est fragile, il convient de la protéger correctement.
  3. Le principal traitement d’une peau craquelée est la réhydratation cutanée.
  4. Les pommades réparatrices traitent les crevasses sur la peau des doigts.
  5. Si les symptômes persistent, cela peut être un signe de dermatose. Consultez votre médecin.

Parlons un peu de la pulpite sicca

La pulpite sicca est un terme scientifique pour désigner une dermatite au niveau du bout des doigts. Elle arrive notamment chez les personnes qui souffrent d’une peau sèche.

Elle est responsable de la formation de crevasse de plus en plus profond si elle n’est pas traitée correctement.

Les causes possibles d’une peau des doigts qui craque

La peau des doigts est particulièrement fragile pour de nombreuses raisons : utilisation quasi constante des mains, produit chimique, structure biologique… Les causes possibles d’une peau des doigts qui craque sont donc multiples.

Prédisposition génétique

Comme de nombreuses maladies et affections, la peau crevassée peut avoir un lien avec la génétique. Il existe des personnes où plusieurs membres de sa famille souffrent de peau sèche et de gerçure au niveau des bouts du doigt.

Agressions extérieures : cause fréquente de la peau des doigts qui craque

Les mains et les doigts sont certainement la partie du corps que nous utilisons le plus que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans la vie professionnelle. Elles sont dans ce cas plus enclin aux agressions d’origine extérieure.

Lavage des mains et contact avec des produits chimiques

Un lavage fréquent des mains est une des causes courantes d’une peau des doigts qui craque. En effet, le savon et les produits nettoyants agressent la peau et altèrent le film hydrolipidique qui assure la protection cutanée.

Par conséquent, la peau devient sèche et n’arrive plus à se protéger correctement des bactéries et des microorganismes successibles de portée atteinte à la barrière cutanée.

Surutilisation de la main

Certaines personnes utilisent plus leurs mains que d’autres, et ce, pour diverses raisons : tâche ménagère, activité professionnelle, passion…

Dans tous les cas, une utilisation excessive de la main et des doigts peut être une cause de la peau sèche au niveau de ces zones.

Froid : responsable de la peau des doigts qui craque

Le froid constitue également un agent agressant de la peau particulièrement celle des doigts. En effet, c’est la zone la plus exposée à la variation de température. De plus, elle est le moins protégée.

C’est notamment pendant l’hiver qu’on rencontre de nombreux cas de peau des doigts qui se fissurent. Les mains sont exposées à la fois au froid de l’extérieur et à la température du chauffage expressément augmentée de l’intérieur des maisons.

Produit allergisant

Si vous êtes allergique à une substance particulière, le contact avec cette substance peut conduire à une craquelure de la peau. On peut aussi parler de dermatite allergique de contact dans ce cas.

Certains médicaments

L’effet indésirable de certains médicaments peut aussi être responsable d’une peau sèche et fissurée.

On peut par exemple citer le cas de la Terbinafine qui est un médicament contre les champignons notamment utilisés pour traiter une affection connue couramment sous le nom de « pieds d’athlète ».

La chimiothérapie et les traitements contre le cancer peuvent aussi causer une sécheresse de la peau et une fissuration de la surface cutanée.

Voici un article écrit par Caroline Battu (Docteur en pharmacie) qui parle de l’accompagnement des patients sous anticancéreux et qui souffrent de xéroses ou de fissures cutanées.

Elle explique notamment que ces effets indésirables sur la peau sont attendus, il convient de prendre les mesures nécessaires pour maintenir la meilleure qualité de vie possible pour le patient.

Structure fragile de la peau au niveau des doigts et de la main

La structure naturelle de la peau de la main et des doigts la rend plus vulnérable aux agressions externes.

Bien que la paume de la main soit plus épaisse, le dos de la main, lui, est plus fin, surtout au niveau du bout des doigts.

La peau de la main s’hydrate moins efficacement que la peau des autres parties du corps comme celle du visage par exemple.

C’est pour cette raison qu’on ressent souvent une sensation de sécheresse et d’inconfort au niveau de la main.

De plus, il existe très peu de glande sébacée dans la zone de la main ce qui la prive d’un film hydrolipidique efficace.

À noter que ce film de protection constitue la première barrière d’appareil cutané contre l’agression du milieu environnant.

Carences en vitamine A et C

Si la vitamine A assure une bonne cohésion des cellules cutanées et favorise une bonne hydratation de la peau, la vitamine C possède un effet anti-âge et antioxydant.

La carence en ces éléments peut expliquer l’apparition d’une peau des doigts qui craque. Cependant, il devrait y avoir d’autres symptômes associés. Pour avoir une confirmation, consultez votre médecin.

Maladie cutanée ou dermatose

Une maladie de la peau ou dermatose est également à l’origine d’une crevasse au niveau de la peau des doigts. On peut par exemple citer une dermatite atopique, une mycose ou une neurodermite.

Si les symptômes persistent, il convient de consulter un médecin pour évaluer la lésion et voir s’il n’existe pas une pathologie cutanée sous-jacente.

Les facteurs de risque d’une peau des doigts qui craque

Il existe certains facteurs qui rendent une personne plus susceptible d’avoir la peau des doigts qui craque.

  • Le fait de mouiller souvent les mains
  • L’utilisation fréquente de produit chimique sans protection
  • La surutilisation de la main au travail
  • Les maladies cutanées chroniques comme la dermatite atopique

Peau des doigts qui craque : que faire ?

Les bons gestes d’hygiène pour prévenir et traiter la peau qui fendille

Si vous avez la peau des doigts qui craque, il faut avant tout penser à garder la peau bien hydratée. Vous pouvez utiliser une crème hydratant régulièrement.

Quand vous vous lavez les mains, utilisez de l’eau tiède pour préserver le film de protection de la peau. Si l’eau chaud élimine ce film hydrolipidique, l’eau froide agresse la peau.

Aussi, utilisez un produit lavant doux avec un pH moins acide. Quand vous séchez, évitez de frotter, pensez plutôt à tamponner jusqu’à ce que vos mains soient complètement sèches.

Appliquer une pommade réparatrice et hydratante

Si la peau des doigts se fissure, il faut penser à faire plus attention avec les soins de la main et appliquer une pommade cicatrisante.

Les baumes de protection permettent notamment de favoriser la cicatrisation et l’hydratation de la surface cutanée lésée.

Elles aident également à fermer les brèches cutanées et à restaurer la barrière naturelle de la peau.

Vous pouvez demander à votre médecin, dermatologue ou pharmacien de vous recommander une pommade contre la peau des doigts qui craque. Il faudra l’appliquer plusieurs fois par jour.

Selon cet article écrit par ces médecins canadiens, Anil Kurian et Benjamin Barankin, l’utilisation d’un crème hydratant thérapeutique est la base du traitement de l’eczéma et de la sécheresse cutanée.

Conseils utiles pour le traitement d’une peau des doigts qui craque

  • Pensez à appliquer la pommade pendant la nuit et mettez des gants en coton pour que la peau absorbe le plus de principes actifs.
  • Faites un pansement protecteur si les gerçures sont profondes.
  • Mettez tout de suite des gants quand il fait froid. Ne pas attendre que vos mains vous fassent mal.
  • Humidifiez l’air ambiant dans votre habitation.
  • Si les signes persistent, consultez votre médecin pour vous faire examiner.

Opter pour des remèdes faits maison contre la peau des doigts qui craque

Il existe des remèdes naturels qui peuvent aider à soulager les symptômes de la peau fissurée au niveau des doigts.

Vous pouvez entre autres utiliser du miel et de la cire d’abeille mélangés avec du yaourt pour l’appliquer sur la zone concernée.

Vous pouvez aussi opter pour de l’huile d’olive associée avec du yaourt.

Notez que ces préparations ne traitent pas la cause de la crevasse sur la peau des doigts. Elles aident seulement à soulager les symptômes.

Consulter un médecin si les symptômes persistent

Si le fendillement sur la peau des doigts devient de plus en plus profond, fait mail ou saigne, il est recommandé de consulter votre médecin.

Ressources

Peut-on travailler avec une fracture du doigt ? (tout savoir sur l’arrêt de travail)

Doigt à ressaut : Définition et prise en charge (tout savoir)

Références

https://www.eucerin.fr/votre-peau/peau-craquelee-et-irritee/peau-craquelee-sur-les-mains-et-les-pieds

https://www.bioderma.fr/votre-peau/peau-abimee-peau-irritee/que-faire-comment-prendre-soin-de-ses-mains-abimees

https://www.fr.hansaplast.ch/magazine/sante-protection/crevasses-au-bout-des-doigts

Le temps de guérison d’une fracture de l’épaule est variable selon divers critères comme le type de la fracture, la gravité et le type traitement.

Dans cet article rédigé par un médecin, nous allons voir comment se présente le pronostic devant une fracture de l’épaule. Nous allons également donner des astuces pratiques qui permettent d’accélérer la récupération après ce genre d’incident.

4 points à retenir

  1. Le temps de guérison d’une fracture de l’épaule dépend de la gravité de la lésion et du type de traitement
  2. La consolidation osseuse prend généralement 6 à 12 semaines en général, bien qu’il faille attendre jusqu’à 6 mois avant la reprise de certains sports.
  3. Le patient peut faire des gestes simples quelques semaines après la période d’immobilisation
  4. Un bandage pas trop serré, le repos, une rééducation précoce, une bonne hygiène de vie et un apport en vitamine D aident à rendre le temps de guérison plus rapide.

La fracture de l’épaule : petit rappel

La fracture de l’épaule se traduit par la cassure de l’un des os qui le constitue.

Elle peut toucher différentes parties de l’extrémité supérieure de l’os du bras comme : le col chirurgical de l’humérus, la tête humérale, la clavicule, ou l’omoplate (rare).

Sources de douleur intense et d’invalidité, l’affection se traite en fonction de sa gravité. Pour une fracture de l’épaule non déplacée, une immobilisation suivie d’une période de rééducation peut suffire pour guérir. En revanche, pour une fracture déplacée, le médecin a généralement recours à une intervention chirurgicale.

Ce que disent les études : Selon cette étude du Dr C.B. Diémé et ses collègues chirurgiens orthopédiques, l’embrochage centromédullaire des fractures diaphysaires de l’humérus de l’adulte par voie sus-épicondylienne est une méthode fiable.

Le pronostic suite à une fracture de l’épaule : facteurs qui influencent la guérison

Dans la plupart des cas, le pronostic de la fracture de l’épaule est bon, notamment avec une prise en charge adaptée.

En ce qui concerne le temps de guérison, cela dépend en grande partie de quelques paramètres, à savoir :

  • la gravité et le type de fracture
  • l’âge et la santé générale du patient
  • la prise en charge conservatrice vs chirurgicale
  • les complications chirurgicales (si indiqué)
  • l’alimentation pendant la période de guérison
  • l’hygiène de vie (incluant la consommation d’alcool, le tabagisme
  • le mental (facteurs psychologiques comme le stress, la motivation, etc.)

Ce que disent les études : Surprenamment, une étude a révélé que les patients au chômage récupéraient moins bien (et moins rapidement) que ceux ayant un emploi suite à une fracture de la clavicule.

En combien de temps la fracture de l’épaule peut-elle guérir ?

Tel qu’indiqué précédemment, le temps de guérison d’une fracture de l’épaule peut varier considérablement en fonction de plusieurs facteurs. Voici des estimations basiques pour différentes situations :

Bon à savoir : D’ordinaire, lorsqu’on parle de temps de guérison d’une fracture, on réfère souvent à la durée de consolidation des os. Toutefois, il faut aussi prendre en compte le temps de récupération de la mobilité et de la force de l’épaule. C’est ce qui explique les disparités rencontrées lorsqu’on analyse diverses sources.

Fractures claviculaires simples :

Ces fractures guérissent souvent en 6 à 8 semaines pour les adultes, mais le rétablissement complet et le retour aux activités peuvent prendre jusqu’à 12 semaines ou plus.

Fractures de l’omoplate :

Les fractures non déplacées de l’omoplate peuvent également guérir en environ 6 à 8 semaines, bien que la récupération complète et le retour à la pleine fonctionnalité puissent prendre plus de temps.

Fractures de la tête humérale :

Le temps de guérison peut varier de 6 à 12 semaines, selon la complexité de la fracture et si une intervention chirurgicale est nécessaire. Le retour à une fonction complète peut prendre plusieurs mois et nécessiter une rééducation.

Évidemment, chaque cas est différent. Il faut donc suivre les recommandations médicales, participer au mieux à la rééducation, et avoir confiance en ses capacités de guérison !

De même, si l’on désire reprendre le sport, il est crucial d’analyser les exigences physiques du sport en question. Pour les sports de contact, par exemple, il est important de retrouver la mobilité et la force complète du membre supérieur atteint. Le retour au jeu peut alors se faire jusqu’à 6 mois après la blessure initiale.

Quelques conseils pour accélérer le temps de guérison de la fracture de l’épaule

Voici quelques conseils pratiques qui aident à favoriser la guérison.

Ne pas trop serrer la blessure pour un temps de guérison plus rapide

Durant la période d’immobilisation, il faut veiller à ce que la zone blessée ne soit pas trop serrée par le plâtre. Cela risque de perturber la circulation du sang, et donc de retarder la consolidation de l’os fracturé.

Reposez-vous suffisamment

L’importance du repos est très sous-estimée dans la guérison d’une fracture de l’épaule. Pour, il est crucial pour permettre à votre corps de concentrer ses ressources sur la guérison. Ceci commence par évitez toute activité qui pourraient solliciter ou blesser davantage votre épaule.

Rééducation en kinésithérapie (physiothérapie)

Aussitôt que votre médecin le permet, commencez la rééducation pour restaurer la mobilité, la force et la fonction de votre épaule. Les exercices seront progressivement adaptés à votre récupération, et votre thérapeute appliquera des modalités dans le but de contrôler la douleur.

Faire attention à son hygiène de vie

Tout au long du traitement, il est essentiel d’adopter une hygiène de vie saine. Il faut manger sain et équilibré, dormir suffisamment, arrêter de fumer et de boire de l’alcool. De même, boire suffisamment d’eau est essentiel pour soutenir les processus de guérison de votre corps.

Bon à savoir : La nicotine tout comme l’alcool sont bien connus pour altérer la guérison après une fracture osseuse. De plus, ils diminuent la solidité du cal osseux ce qui peut être responsable de séquelles.

Apporter de la vitamine D

Pour accélérer le temps de guérison de la fracture de l’épaule, il convient de faire le plein de vitamine D. Cette dernière joue un rôle crucial dans la croissance et la minéralisation osseuse.

Pour ce faire, le plus simple est de s’exposer au soleil pendant 20 minutes, dans la matinée ou en fin d’après-midi.

Il est aussi conseillé de privilégier les aliments naturellement riches en vitamine D comme les poissons gras, les œufs, les champignons…

Au besoin, vous pouvez demander à votre médecin de prescrire un complément en Vitamine D.

Références

Articles et ressources utilisées dans la création de cet article
Notre processus de création d’articles chez Groupe SANTÉPOURTOUS

Chaque article est rédigé par un professionnel de santé qualifié en suivant des procédures de rédaction strictes (en savoir plus). Cet article présent est régulièrement révisé à la lumière des évidences scientifiques les plus récentes.  

Travailler avec une fracture du doigt peut s’avérer très difficile. À cause de la douleur, cette affection corrompt l’usage de la main au quotidien.

D’ailleurs, il est difficile de travailler avec un doigt fracturé. Ce genre d’incident peut parfois justifier un arrêt de travail, bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie professionnelle. C’est ce dont on va parler dans cet article.

Points à retenir

  1. La fracture du doigt est un type d’accident fréquent au travail. Bien qu’elle est considérée comme un accident de travail, elle ne remplit pas les conditions requises pour être une maladie professionnelle.
  2. Il est très difficile de travailler avec une fracture du doigt à cause de la douleur et de l’impotence fonctionnelle. Il faudra un temps de repos variable pour récupérer.
  3. Si la fracture est considérée comme un accident de travail, le salarié peut jouir d’une indemnisation sous condition, payée par la sécurité sociale et l’employeur.
  4. Dans tous les cas, il est préférable de discuter avec un médecin de travail et son employeur des démarches à suivre.

Bref rappel sur l’anatomie des doigts et de la fracture du doigt

Pour discuter du fait de pouvoir travailler avec une fracture du doigt, nous allons d’abord voir quelques points essentiels sur la condition.

Du point de vue anatomique, les doigts de la main sont composés de 14 phalanges. Ce sont des segments osseux articulés les uns au-dessus des autres.

La fracture de doigt désigne une ou plusieurs phalanges brisées ou déplacées. Cela se manifeste par une douleur aiguë et très intense, accompagnée d’une difficulté ou une impossibilité à plier le doigt.

Le traitement de la fracture du doigt peut être orthopédique ou chirurgical. Cela dépend spécifiquement du type de la fracture.

Pour tout connaître à propos de la fracture du doigt, vous pouvez cliquer ici.

Peut-on travailler avec une fracture du doigt ?

Fracture du doit : arrêt de travail

Travailler avec une fracture du doigt est pénible et pour s’en remettre, il est nécessaire de reposer la main. En effet, il existe une étude réalisée par Trabelsi qui montre d’ailleurs l’intérêt d’arrêter le travail dans le cadre du traitement de la fracture du col du 5e métacarpien, une fracture du doigt très fréquente.

Toutefois, pour déterminer la durée de l’arrêt du travail, plusieurs critères entrent en compte. Il s’agit entre autres :

  • du type d’emploi et de la sollicitation de la main qui va avec ;
  • de la main touchée (dominante ou non dominante) ;
  • du ou des doigts cassés (notamment s’il y a atteinte de la pince pouce-index) ;
  • du type de fracture (simple, déplacée ou autres) ;
  • de l’apparition éventuelle de complications (retard de consolidation, enraidissement) ;
  • de la nécessité de conduire un véhicule dans le cadre de l’emploi, y compris les trajets.

Selon une assurance maladie, voici des délais de référence pour évaluer le temps de l’arrêt de travail en cas d’une fracture du doigt.

Pour un travail physique lourd avec une forte sollicitation de la main (charge > 25 kg), la durée de référence d’arrêt de travail est d’environ 32-34 jours, quel que soit le traitement (orthopédique ou chirurgical).

En cas de travail sédentaire, sous traitement orthopédique, la durée d’arrêt est de 1-3 jours. Elle augmente de 6-8 jours s’il y a eu une opération chirurgicale.

Pour un travail physique léger avec une sollicitation modérée de la main, la durée de l’arrêt du travail est de 2-4 jours pour un traitement orthopédique et de 6-8 jours pour un traitement chirurgical.

Quant au travail physique modéré avec une sollicitation modérée de la main, un patient sous traitement orthopédique a droit à 20-23 jours d’arrêt de travail. En revanche, celui qui a été traité chirurgicalement devra se reposer pendant 26-30 jours.

Toujours est-il que la durée d’arrêt du travail peut être adaptée en fonction de l’état de santé du patient.

Fracture du doigt et accident de travail : comment ça se passe pour le salarié ?

Sous certaines conditions, le salarié peut bénéficier d’une indemnisation afin de compenser la perte de revenu pendant la période de l’arrêt du travail. Il reçoit une indemnité journalière de la part de la sécurité sociale et de son employeur.

Si elle remplit les conditions et si le médecin de travail déclare qu’elle n’est pas apte à reprendre le travail pendant un temps donné, la victime peut percevoir une indemnité temporaire d’inaptitude, une rente d’incapacité temporaire ou permanente ou une prestation complémentaire pour recours à une tierce personne.

Voici un article qui traite ce sujet dans les détails.

La fracture du doigt est-elle une maladie professionnelle ?

Au vu du premier alinéa de l’article 434-2 du Code de la Sécurité sociale, un médecin du travail peut estimer que les problèmes aux doigts représentent une maladie professionnelle.

Pour ce faire, il détermine le taux d’incapacité permanente du doigt et de la main selon un barème indicatif d’invalidité.

Ceci étant, il ne faut pas confondre maladie professionnelle et accident du travail. Même si les deux désignent une affection contractée dans le cadre du travail, l’accident de travail est défini par le caractère soudain de son apparition.

Pour rappel, une maladie professionnelle est une maladie contractée par un salarié en exerçant une activité en lien avec son métier.

Dans ce cas, le salarié présente une lésion médicale en rapport avec l’exposition plus ou moins prolongée à des risques dans l’exercice de ses fonctions.

Étant donné que la fracture du doigt survient de manière accidentelle, il ne s’agit pas d’une maladie professionnelle, seulement un accident de travail.

Témoignages

Bonjour à toutes et à tous,

Voici mon cas : je me suis cassé le 5ème métacarpe le 07/01/2019.

Opération, broche, pose d’attelle et premier arrêt de travail le 08/01/2019 jusqu’au 25/01/2019. Le 25, contrôle radio et pose d’un plâtre avec deux doigts libres, prolongation de l’arrêt initial par le médecin traitant à la demande de l’hôpital jusqu’au 13/02/2019.

Aujourd’hui, le 13/02/2019, rendez-vous ce matin à 10h15 à l’hôpital, radio où l’on voit bien que tout est réaligné mais qu’il y a encore une légère fissure. On me retire le plâtre et l’ablation de la broche est prévue le 26/02/2019. L’hôpital me renvoie donc chez mon médecin traitant, rendez-vous à 16h00. Je lui explique tout ce qui s’est passé ainsi que la consigne de l’hôpital de me prolonger l’arrêt jusqu’au jour de l’opération, car étant chaudronnier / plieur de tôles sur machine, le médecin de l’hôpital m’a dit qu’il m’était strictement interdit de reprendre le travail avec une broche encore présente, qui peut sortir de la peau en cas de choc, coup ou port de charges conséquentes.

Voilà le problème que je rencontre : le médecin traitant m’a confirmé que je ne pouvais reprendre le travail, mais qu’il ne pouvait plus prolonger l’arrêt car il avait le droit de prescrire 6 semaines maximum. Il m’a dit de voir avec l’hôpital, mais qu’il se moquait de ce qu’ils avaient dit. Je lui ai donc demandé comment faire financièrement parlant, et il m’a dit de poser des jours de congés ou de prendre une semaine sans solde.

Quelqu’un peut m’expliquer comment faire ? Je ne comprends pas trop vers qui aller car c’est la première fois que je suis à l’arrêt. Merci beaucoup par avance.

Nicolas.

Voir la suite de la conversation sur L’Assurance maladie

Ressources

Fracture de phalange (doigt) : Combien de temps ça dure ? (Pronostic)

Comment reconnaître une fracture du scaphoïde ? (Diagnostic précis)

Références

http://guerir-vite.fr/fracture/fracture-doigt/

https://www.topsante.com/medecine/accidents-et-traumatismes/fracture/fracture-doigt-symptomes-duree-que-faire-651722

https://chirurgie-main-epaule.eu/wp-content/uploads/2019/06/arret-de-travail-fractures-main.pdf

https://avf.fr/accident-maladie-travail/maladie-professionnelle/liste-differentes-maladies-pro/accident-travail-doigts-de-la-main-taux-incapacite

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F178

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