Entorse au coude et arrêt de travail : Tout savoir

Article rédigé par le 10 juillet 2023

Lorsqu’une entorse au coude survient, elle peut perturber non seulement notre quotidien, mais aussi notre activité professionnelle. En effet, il est fréquent qu’un arrêt de travail soit indiqué par le médecin au cours d’une entorse du coude.

Que vous soyez un employé soucieux de comprendre les démarches à suivre en cas d’entorse au coude ou un employeur cherchant à soutenir au mieux vos collaborateurs touchés, cet article vous fournira une base solide de connaissances et des recommandations pratiques concernant l’entorse du coude et l’arrêt de travail.


Zoom sur l’entorse du coude

Le coude est une articulation complexe composée de plusieurs structures anatomiques essentielles. Il est formé par l’articulation entre trois os principaux : l’humérus, le radius et l’ulna.

Ces os sont maintenus ensemble par des ligaments solides, tels que le ligament collatéral médial et le ligament collatéral latéral, qui assurent la stabilité et la cohésion de l’articulation.

L’entorse du coude se définit par des lésions touchant un ou plusieurs ligaments formant cette articulation.

Les entorses au coude peuvent être causées par divers facteurs et sont souvent associées à des activités sportives, des traumatismes directs ou des mouvements répétitifs excessifs.

Elles surviennent fréquemment lors de chutes sur un bras tendu ou en cas de collision lors d’activités telles que le football, le basketball et le ski.

De plus, des mouvements de torsion ou de rotation forcée de l’avant-bras peuvent également provoquer une entorse du coude.

Les symptômes typiques d’une entorse au coude comprennent une douleur vive, un gonflement, une sensibilité au toucher et une limitation des mouvements. Dans certains cas graves, des ecchymoses, une instabilité articulaire et des difficultés à manier des objets peuvent également être présents.


Pour d’avantages de détails, nous vous invitons à consulter l’article suivant :
Entorse du coude : Définition et prise en charge (tout savoir) – TMS Membres Supérieurs (tms-membre-superieur.com)

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Entorse du coude et arrêt de travail

Les entorses au coude peuvent avoir un impact significatif sur la capacité d’un individu à travailler, en particulier dans des emplois qui nécessitent l’utilisation fréquente et intense du membre supérieur.

Procédure de demande d’arrêt de travail en cas d’entorse au coude

En France, la procédure de demande d’arrêt de travail en cas d’entorse au coude est régie par les réglementations de la sécurité sociale et les recommandations médicales.

Lorsqu’une personne souffre d’une entorse au coude et ne peut pas travailler en raison de la douleur, de la limitation des mouvements ou de l’incapacité fonctionnelle, il est essentiel de consulter un médecin. Ce dernier évaluera la gravité de l’entorse et déterminera la nécessité d’un arrêt de travail en se basant sur les critères médicaux établis.

La demande d’arrêt de travail doit être faite conformément aux procédures établies par l’Assurance Maladie en France. Le médecin traitant remplira un certificat médical mentionnant la nature de l’entorse, la gravité de la blessure, les limitations fonctionnelles et la durée probable de l’arrêt de travail nécessaire. Ce certificat sera ensuite transmis à l’employeur et à la sécurité sociale pour traitement et prise en charge.

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Durée de l’arrêt de travail

Une entorse du coude donne  droit à un arrêt de travail, qui sera adapté en fonction de la situation de chaque patient.

La durée d’arrêt doit être individualisée en fonction des facteurs suivants :

  1. La nature de l’entorse du coude.
  2. La réponse initiale au traitement médical.
  3. L’âge et l’état de santé global du patient.
  4. Les contraintes temporelles et logistiques liées au trajet vers le lieu de travail.

Voici les durées de référence d’arrêt de travail pour entorse du coude selon sa gravité :

  • Entorse bénigne : 0 – 03 jours
  • Entorse de gravité moyenne : 03 – 14 jours
  • Entorse grave : 03 – 21 jours

Il peut être parfois nécessaire de procéder à une évaluation médicale de reprise du travail afin de vérifier votre aptitude à reprendre vos fonctions et d’évaluer la compatibilité de votre état de santé avec votre poste.

Entorse du coude, reconnue comme maladie professionnelle ?

Il convient de noter que l’entorse du coude, en tant qu’affection aiguë, n’est généralement pas considérée comme une maladie professionnelle. En effet, ne figurant pas dans le tableau 57 de l’INRS (institut national de recherche et de sécurité) portant sur les maladies professionnelles, l’entorse du coude ne peut être considérée comme une affection professionnelle.

Cependant, dans le cadre d’un accident de travail, elle peut donner droit à des indemnisations. Pour préserver les droits du travailleur, il est essentiel de respecter les conditions suivantes :

  • Diagnostic par un médecin : Le diagnostic d’entorse du coude doit être posé par un professionnel de santé qualifié, tel qu’un médecin généraliste ou un médecin du travail. Il est important de consulter un médecin dès les premiers signes de lésion afin d’obtenir un diagnostic précis, de bénéficier des soins appropriés et d’établir un certificat médical.
  • Établissement d’un lien avec le travail : Il est crucial de démontrer un lien causal entre l’entorse du coude et une tâche ou un geste effectué pendant le travail, qui a directement causé la blessure. Cela peut être établi à l’aide de rapports médicaux détaillés et de témoignages pertinents.

Le salarié mis en arrêt de travail suite à une entorse du coude, reconnue comme accident de travail, ouvre ainsi droit à deux types d’indemnités :

Les indemnités journalières (IJ) :

Sensées couvrir en partie la perte de salaire, elles sont prises en charge et versées par l’assurance maladie du paient.

Leur montant est calculé selon une formule bien précise : d’abord, un salaire journalier de référence est déterminé par la caisse d’assurance maladie, il résulte de la division du montant du salaire brut perçu par le malade le mois précédent l’arrêt de travail par 30,42 et est plafonné à 366,89 €.

C’est ensuite, un pourcentage de ce salaire journalier de référence qui représentera les indemnités journalières. Ce pourcentage sera variable en fonction de la durée d’arrêt de travail. En effet il sera de 60% du 1er au 28ème jour d’arrêt puis passera à 80% à compter du 29ème jour.

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Il faut noter que ces indemnités journalières sont plafonnées à un montant nommé gain journalier net qui est calculé comme suit : salaire journalier de référence moins 21%.  

Les indemnités journalières sont versées par l’organisme de sécurité sociale à partir du 1er jour suivant l’arrêt du travail et ce sans délai dit « de carence » et ce jusqu’à guérison totale ou consolidation.  

Enfin, dans le cadre d’un d’accident du travail, le jour où a lieu l’accident est pris en charge intégralement par l’employeur.

Les indemnités complémentaires :  

En plus des indemnités journalières, il est possible de percevoir de la part de son employeur des indemnités complémentaires lorsque l’employé remplit certaines conditions, notamment :

  • Avoir au moins une année d’ancienneté au premier jour de l’arrêt de travail ;
  • Ne pas être un travailleur à domicile, un intermittent, intérimaire ou saisonnier ;
  • Avoir tenu l’employeur informé dans les 48 heures en transmettant un certificat médical ;
  • Bénéficier des indemnités journalières ;
  • Etre soigné en France ou dans un état membre de l’espace économique européen.

Le montant de cette indemnité est calculé comme suit :

  • Au cours des 30 premiers jours : il s’agit de 90% du salaire brut qu’aurait perçu l’employé ;
  • A compter du 31ème jour : le pourcentage passe à 66,66% du salaire brut.

Comme pour les indemnités journalières, il n’existe pas de délai de carence pour le versement de l’indemnité complémentaire, ainsi cette dernière est versée dès le premier jour d’absence de l’employé. Enfin, il est important de souligner que bien qu’il soit dans l’obligation de verser ces indemnités, l’employeur a le droit de demander une contre-visite médicale. En cas de litige avec ce dernier, il est possible de consulter un avocat spécialisé en droit du travail.


À retenir

En conclusion, une entorse du coude peut avoir des répercussions importantes sur la capacité d’une personne à travailler.

La demande d’arrêt de travail doit être effectuée en suivant les procédures établies par l’Assurance Maladie, avec un certificat médical précisant la gravité de l’entorse et la durée estimée de l’arrêt de travail nécessaire.

Bien que l’entorse du coude ne soit généralement pas considérée comme une maladie professionnelle, il est crucial d’établir un lien causal entre la blessure et le travail, en obtenant un diagnostic précis par un professionnel de la santé et en fournissant des preuves médicales appropriées.


Références

Traumatisme – Durée arrêts de travail : Mémos et fiches | ameli.fr | Médecin

Entorse du coude : Définition et prise en charge (tout savoir) – TMS Membres Supérieurs (tms-membre-superieur.com)

Anatomie du coude : tout savoir sur cette articulation (pathologies) – TMS Membres Supérieurs (tms-membre-superieur.com)

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F175

https://indemnite.fr/indemnite-complementaire-maladie-par-l-employeur/#:~:text=Modes%20de%20versement%20des%20indemnit%C3%A9s%20compl%C3%A9mentaires%20maladie,dont%20il%20assure%20le%20co%C3%BBt.

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