Épitrochléite (coude) : Maladie professionnelle ?

Article rédigé par le 9 décembre 2022

La tendinite est la maladie professionnelle la plus courante en France. Pour cet article, nous allons vous parler d’une tendinite qui touche le coude : l’épitrochléite. De quoi s’agit-il ?

L’épitrochléite, c’est quoi ?

L’épitrochléite, aussi appelée « tendinite du golfeur » ou « épicondylite médiale », est une inflammation des tendons situés sur le bord interne du coude qui s’insèrent au niveau de l’épitrochlée, provoquant des douleurs et parfois même un gonflement.

Elle est parfois condondue avec l’épicondylite, qui elle touche davantage la partie externe du coude.

La maladie peut être aiguë ou évoluer en chronicité.

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L’épitrochléite, est-ce une maladie professionnelle ?

La réponse est oui. L’épitrochléite fait partie du tableau 57 des maladies professionnelles.

Qui sont les professionnels concernés ?

L’épitrochléite est associée à une sollicitation excessive aux fléchisseurs du coude. La plupart du temps, on observe une compression du nerf cubital avoisinant.

Sont souvent incriminés d’être à l’origine d’une épitrochléite :

  • les mouvements répétitifs ;
  • le manque de repos ;
  • le traumatisme local ;
  • l’utilisation d’outils vibrants ou qui demandent d’être tenus en fermeté ;
  • la mauvaise posture au travail.

Les sportifs sont les plus souvent touchés : les golfeurs, les tennismen et les tenniswomen, les lanceurs de javelot, les gymnastes et les pratiquants de fitness ou de musculation.

D’autres secteurs de travail ne sont pas en reste : ceux qui posent des briques, qui font du martelage ou qui tapent à longue heure de journée sur le clavier d’ordinateur. Il ne faut pas non plus oublier ceux qui font un travail à la chaîne et qui répètent sans cesse les mêmes mouvements.

Epitrochléite et maladie professionnelle : les démarches à suivre ?

Tout d’abord, bien s’assurer que la pathologie est due aux gestes et postures de travail.

Le médecin remplit une déclaration d’arrêt de travail maladie et prévient la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) dans un délai de 15 jours.

La CPAM adresse un formulaire à compléter et à renvoyer. Elle procède par la suite à une enquête auprès du Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP). Ce dernier statu sur le lien de causalité entre la pathologie et l’activité professionnelle.

Après le verdict du CRRMP, la CPAM dispose de trois mois pour reconnaître le caractère professionnel de l’épitrochléite.

Combien de temps faut-il avant de reprendre le travail ?

De manière générale, le médecin prescrit un arrêt de travail de 15 jours si le diagnostic confirme l’existence d’une épitrochléite.

Si le traitement nécessite une intervention chirurgicale, la personne ne pourra reprendre ses activités qu’au bout de 4 à 6 mois après l’opération. Cela dépend de la durée d’apparition des premiers symptômes,de la gravité de l’atteinte musculaire, et du temps de guérison.

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Une rééducation est conseillée afin de récupérer plus vite.

Dans des cas plus graves, une reconversion de carrière s’avère nécessaire, mais cela reste rare.

Références

https://www.docteurphilipperoure.com/chirurgie-coude/epitrochleite-tendinite-mediale/

https://association-maladie-accident-travail.fr/maladie-professionnelle/liste-differentes-maladies-pro/epicondylite-taux-incapacite

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