Êtes-vous alcoolique, ou consommateur à risque ? (les signes à reconnaître)

Article rédigé par le 31 mai 2024

« T’es un vrai alcoolo toi ! » Cette phrase, vous l’avez peut-être déjà entendue dans un bar, entre deux éclats de rire et un autre verre levé.

Tout le monde rigole, mais au fond, personne ne s’inquiète vraiment. Et si on faisait le point pour de vrai ? Entre les soirées un peu trop arrosées et les habitudes qui s’installent, à partir de quand peut-on se considérer alcoolique ?

Cet article a été rédigé par un professionnel de la santé pour vous aider à comprendre et identifier les signes d’une consommation problématique d’alcool.

Quel type de buveur êtes-vous ?

Avant de se pencher sur les signes d’une consommation problématique, voyons d’abord quel type de buveur vous êtes.

les résultats d’une étude faite par des chercheurs du département de psychologie de l’Université du Missouri-Columbia ont identifié quatre grandes catégories de buveurs :

  • Ernest Hemingway : comme l’écrivain, vous tenez bien l’alcool. Ernest Hemingway était connu pour sa capacité à boire sans perdre le contrôle. Ses capacités intellectuelles restaient intactes, même après plusieurs verres.
  • Mary Poppins : l’alcool vous rend plus doux et sociable. Inspirée par le personnage de Disney, cette catégorie regroupe des buveurs qui deviennent plus agréables et empathiques sous l’effet de l’alcool. Vous êtes souvent la personne qui, même en soirée, veille sur les autres et reste responsable.
  • Professeur Foldingue : timide de jour, exubérant de nuit. Ce type de buveur se transforme complètement avec l’alcool, à l’image du personnage de film qui passe de l’instituteur timide au tombeur exubérant. L’alcool débride votre extraversion et vous fait sortir de votre coquille.
  • Mr Hyde : attention, danger ! L’alcool vous rend hostile et irresponsable. Comme le personnage monstrueux de la nouvelle de Robert Louis Stevenson, vous devenez une version moins sympathique de vous-même sous l’influence de l’alcool. Les black-outs et les comportements problématiques sont fréquents dans cette catégorie, ce qui peut causer des troubles sérieux.

Avant d’aller plus loin, posez-vous cette question : lequel de ces profils vous correspond le mieux ? Cela peut vous donner une première idée de votre relation avec l’alcool et vous aider à identifier d’éventuels problèmes.

Signes physiques de la dépendance à l’alcool

Avez-vous remarqué ces changements physiques ?

Prenons Marc, le trentenaire dynamique, toujours partant pour un apéro. Mais récemment, il a noté des tremblements matinaux, une perte de poids et des nuits agitées.

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Pas juste une gueule de bois, mais des symptômes d’alcoolodépendance.

Bon à savoir !
Saviez-vous que 1 personne sur 10 souffre de dépendance à l’alcool ?

L’alcoolodépendance présente plusieurs signes physiques et comportementaux à surveiller :

  • Tremblements et sueurs : en l’absence d’alcool, Marc ressent des tremblements et des sueurs. Ce sont des symptômes de manque, indiquant une dépendance physique.
  • Perte de poids : Marc a perdu du poids sans raison apparente. Une consommation excessive d’alcool peut perturber votre métabolisme et entraîner une perte de poids.
  • Troubles du sommeil : les nuits agitées et l’insomnie sont courantes chez les personnes alcoolodépendantes. L’alcool peut perturber le cycle de sommeil, rendant difficile un repos de qualité.
  • Tolérance accrue : Marc remarque qu’il doit boire de plus en plus pour ressentir les mêmes effets. Une tolérance accrue signifie que le corps s’habitue à l’alcool et nécessite des quantités plus importantes pour obtenir les mêmes sensations.
  • Consommation persistante malgré les problèmes : même en constatant ces effets négatifs, Marc continue de boire. Cette persistance, malgré la survenue de problèmes, est un signe clé de la dépendance.

Ces symptômes ne sont pas à prendre à la légère ! Alors, si votre main tremble avant votre premier café, il est peut-être temps de réfléchir à vos habitudes.

Comportements à risque

Vos habitudes de consommation d’alcool ont-elles changé ?

Imaginons Sophie, reine des soirées, toujours entourée. Mais depuis quelque temps, elle boit seule chez elle, trouvant mille excuses pour chaque verre.

Passer de la sociabilité à l’isolement est un signal fort.

Boire en cachette ou mentir sur la quantité d’alcool consommée ? Ce sont des comportements préoccupants.

Impact sur la santé mentale

Votre santé mentale est-elle affectée par votre consommation d’alcool ?

L’alcool, ce faux ami. Julien buvait pour gérer son stress, mais cela n’a fait qu’empirer son anxiété et sa dépression.

Dépression

Une humeur sombre après une soirée arrosée ? Des troubles du sommeil récurrents ? L’alcool peut sérieusement perturber l’équilibre de votre cerveau.

Si boire vous rend plus déprimé ou anxieux, c’est un signe d’alarme.

Ce que disent les études !
Les études montrent que l’alcool peut augmenter le risque de divers problèmes de santé, y compris les maladies du foie et certains cancers.

Effets sur les relations et le travail

L’alcool affecte-t-il vos relations ou votre performance au travail ?

Claire, habituellement paisible, a vu ses relations se détériorer et son travail en pâtir. Les conflits familiaux, les problèmes professionnels et l‘isolement social peuvent découler d’une consommation problématique d’alcool.

Si vos proches ou collègues commencent à s’inquiéter, il est temps d’écouter.

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Que faire si vous vous reconnaissez dans ces signes ?

Admettre que vous avez un problème est déjà une étape courageuse.

Parlez-en à un ami de confiance ou consultez un professionnel. Les ressources ne manquent pas : lignes d’assistance, groupes de soutien…

Ne restez pas seul face à ce défi. La route peut être longue et semée d’embûches, mais avec le bon soutien et les bonnes ressources, il est tout à fait possible de surmonter la dépendance à l’alcool et de mener une vie plus saine et plus épanouie.

Rappelez-vous, chaque petit pas compte et vous êtes capable de changer les choses.

Support moral pour vaincre une dépendance

Enfin, ne gardez pas ces informations pour vous. N’hésitez pas à partager cet article avec vos amis et votre famille, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par d’autres moyens. La prise de conscience est la première étape vers le changement, et il est important de se rappeler que vous n’êtes pas seul dans ce parcours.

Bonus : ce qu’il faut manger quand on a la gueule de bois !
Après une soirée bien arrosée, pensez à ces aliments pour récupérer :
Riches en potassium : bananes, avocats, pommes de terre.
Protéines : saumon, noix, viande, haricots.
Aliments hydratants : concombre, melon, tomates, céleri.
Vitamines B : yaourts grecs, céréales enrichies, légumes verts.
Miel : concentré en fructose, idéal pour les lendemains difficiles.

Références

Articles et ressources utilisées dans la création de cet article.

Les signes de l’alcoolodépendance – VIDAL

Ce qu’il faut manger quand on a la gueule de bois | Slate.fr

Searching for Mr. Hyde: A five-factor approach to characterizing “types of drunks” (informahealthcare.com)

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Chaque article est rédigé par un professionnel de santé qualifié en suivant des procédures de création strictes (en savoir plus). Cet article présent est régulièrement révisé à la lumière des évidences scientifiques les plus récentes.

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