Fracture de l’humérus : Définition et prise en charge

Article rédigé par le 26 décembre 2022

Une fracture de l’humérus est une rupture de l’os qui relie l’épaule au coude. Il s’agit d’une blessure assez fréquente, surtout chez les personnes âgées. La prise en charge de cette blessure dépend du type et de la gravité de la fracture.

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’est une fracture de l’humérus et comment elle est traitée.

Anatomie de l’humérus

L’humérus est un os situé dans la partie supérieure du bras, qui relie le coude à l’articulation de l’épaule. D’un point de vue anatomique, il est considéré comme un os long divisé en trois sections :

  • La tête ;
  • Le grand tubercule ;
  • Et le petit tubercule ;
  • Ainsi que deux sites spéciaux (l’épicondyle latéral et l’épicondyle médial).

Ces zones marquent les sites de fixation des muscles, ce qui permet le mouvement du bras supérieur. La tête de l’humérus peut être facilement localisée car elle forme une articulation à rotule avec la fosse glénoïde de l’omoplate, créant ainsi l’articulation de l’épaule.

La partie la plus large de la tête est attachée à une zone resserrée appelée col, qui se transforme ensuite en une section beaucoup plus large que ses extrémités, appelée diaphyse. Tout au long de sa longueur, de part et d’autre de cette tige, se trouvent des crêtes ou des tubercules où les muscles s’attachent pour faire tourner le bras.

L’ensemble de l’humérus atteint sa force et sa stabilité en étant enveloppé par des ligaments et des tendons provenant des articulations de l’avant-bras et de l’épaule qui composent l’anatomie humanoïde environnante.

Fracture de l’humérus : Définition

La fracture de l’humérus, ou fracture du bras, est un type de blessure qui affecte le grand os présent dans le levier supérieur du bras. Il s’agit de l’une des blessures les plus courantes qui surviennent près du coude. Elle peut se produire n’importe où le long de l’humérus, de l’épaule au coude.

En général, ce type de fracture peut aller d’une petite fissure à un état plus grave connu sous le nom de fracture éclatée (communitive). Ce type de fracture se produit également à la suite d’une chute ou d’un coup direct, ce qui entraîne une douleur extrême et un gonflement autour de la zone touchée.

Cela nécessite une attention médicale immédiate pour un diagnostic correct, après quoi un plan de traitement approprié peut être proposé par les médecins.

Fracture de fatigue de l’épaule

La fracture de fatigue de l’épaule (ou fracture de stress) est une condition rare qui survient généralement chez les individus qui sont soumis à une utilisation excessive et répétitive de leur épaule, tels que les athlètes (tennis, lancer de poids, etc.).

Lorsque des mouvements répétitifs ou une utilisation excessive de l’épaule se produisent, cela peut provoquer une contrainte excessive sur les tissus osseux, affaiblissant ainsi leur structure. Au fil du temps, cette contrainte répétée peut entraîner des micro-fractures ou des fissures dans l’os, ce qui conduit à la fracture de fatigue de l’épaule.

Les fractures de fatigue de l’épaule peuvent se produire à différents endroits de l’os de l’épaule, tels que la tête de l’humérus, la diaphyse humérale ou l’acromion.

Il n’est pas rare de confondre la fracture de fatigue de l’épaule avec d’autres conditions comme la tendinite, la bursite ou le conflit sous-acromial. Il est donc important de consulter un médecin pour un diagnostic précis.

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Causes d’une fracture de l’humérus

Une fracture de l’humérus peut être causée par une variété de facteurs, notamment un coup direct, une chute ou une torsion excessive.

Les personnes âgées sont plus à risque en raison d’une diminution de la masse osseuse et du cartilage, ce qui rend leurs os plus sensibles aux blessures.

Parmi les causes principales de fracture de l’humérus, on peut citer :

  • Un traumatisme physique, par exemple en pratiquant certains sports de contact comme le rugby, le football américain, le football, etc ;
  • Chutes ou trébuchements involontaires, par exemple lors d’une activité sur le lieu de travail ou à la maison ;
  • Micro-exercices physiques répétés sur le bras. Dans ces circonstances, les médecins parlent de fracture de stress ;
  • La présence de certaines maladies spécifiques, comme les tumeurs osseuses, les kystes osseux, l’ostéomyélite, l’ostéoporose, la maladie de Paget et les carences en vitamine B. Dans ces circonstances, les fractures de l’humérus sont des exemples de fractures pathologiques, c’est-à-dire de fractures dues à une maladie.

Pour la fracture de fatigue, tel que mentionné, la cause réfère à des mouvements excessifs et une surutilisation de l’épaule. Une faible densité osseuse (comme en cas d’ostéoporose) ou des facteurs anatomiques peuvent accentuer le risque de fracture de stress.

Fracture de l’humérus et bras de fer, quel lien ?

Croyez-le ou non, mais une partie de bras de fer, lorsqu’elle est pratiquée de manière intense ou sans précautions appropriées, peut potentiellement entraîner une fracture de l’humérus.

En effet, cette pratique où deux participants s’engagent dans une compétition de force en tentant de faire céder le bras de l’adversaire vers le côté opposé, met un stress considérable sur l’humérus.

Bien que rare, la force appliquée lors d’une partie de bras de fer peut exercer une pression excessive sur l’humérus, provoquant ainsi une rupture osseuse. La fracture de l’humérus dans ce contexte peut se produire à différents endroits de l’os, comme la partie supérieure (proximale), la partie centrale (diaphyse) ou la partie inférieure (distale).

C’est notamment ce qui est arrivé à ce jeune pratiquant de 24 ans qui faisait une partie de bras de fer entre amis.

Quels sont les symptômes d’une fracture de l’humérus

Les symptômes les plus courants associés à une fracture de l’humérus comprennent :

  • Une douleur soudaine et intense dans le bras, qui peut augmenter si vous essayez de bouger ;
  • Un gonflement autour de la zone touchée ;
  • Des ecchymoses ou des saignements ;
  • Une sensation de faiblesse ou d’instabilité lorsque vous essayez de bouger le bras ;
  • Un craquement audible ou une sensation d’entendre un « clic » au moment où la fracture se produit ;
  • Une perte de sensibilité de la peau et/ou de contrôle musculaire dans une partie du membre supérieur.
  • Une diminution de l’apport sanguin à l’avant-bras et en particulier au poignet ;
  • Une déformation visible de l’humérus, ce qui est généralement le cas pour les fractures éclatées.

Diagnostic de la fracture de l’humérus

En général, la procédure de diagnostic à laquelle sont soumis les patients soupçonnant une fracture de l’humérus comprend un examen physique approfondi, une anamnèse minutieuse et une série d’examens d’imagerie.

Examen objectif

Au cours d’un examen objectif, le médecin observe et évalue soigneusement les différents attributs du patient afin de diagnostiquer tout signe potentiel d’anomalie. Ainsi, il sera en mesure de fournir le niveau de soins le plus approprié. Par exemple, lorsqu’il soupçonne une fracture de l’os de l’humérus, le médecin peut vérifier la présence d’une forme enfoncée ou déformée en plus de la mobilité ainsi que d’un gonflement ou d’un hématome.

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Anamnèse

Une anamnèse complète fait partie intégrante du diagnostic d’une fracture de l’humérus, car elle fournit une multitude d’informations sur l’état du patient. En tenant compte des symptômes et des antécédents du patient, les professionnels de santé peuvent l’encourager à se rappeler comment et quand la blessure a été subie.

Examens d’imagerie

Pour les personnes souffrant de fractures de l’humérus, les examens d’imagerie sont un moyen efficace d’obtenir un diagnostic. Les examens d’imagerie les plus couramment utilisés pour diagnostiquer une fracture de l’humérus sont la radiographie, le scanner et l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les radiographies donnent aux cliniciens une image en 2D des structures osseuses et articulaires du patient, y compris tout signe ou indication de fracture ou de lésion de l’humérus. Le scanner peut fournir une vue 3D plus détaillée de la fracture et permettre un traitement plus précoce.

Enfin, l’IRM montre les contusions ou les gonflements des tissus mous, ainsi que les lignes de fracture potentielles qui ne sont pas visibles sur une radiographie ou un scanner. En définitive, les examens d’imagerie sont les meilleurs outils disponibles pour diagnostiquer les fractures de l’humérus.

Traitement de la fracture de l’humérus

Le traitement pour une fracture de l’humérus variera en fonction des facteurs suivants : étendue et gravité de la blessure, âge et santé générale du patient.

Les options de traitement comprennent le traitement conservateur et le traitement chirurgical. L’objectif principal sera de minimiser la convalescence, éviter les complications et optimiser la guérison.

Traitement conservateur

Lorsqu’une fracture de l’humérus est diagnostiquée, un traitement conservateur est souvent prescrit. L’objectif est de minimiser la douleur et l’instabilité et de rétablir la fonction normale du membre.

Il implique généralement l’immobilisation du membre au moyen d’une attelle ou d’un plâtre pendant six à huit semaines, un arrêt de travail, ainsi qu’une thérapie physique pour favoriser la guérison des tissus et renforcer les muscles environnants.

Des visites de suivi régulières pour vérifier les changements d’alignement de l’articulation, la progression de la guérison ou l’infection seront également nécessaires tout au long de cette période.

Tant qu’il n’y a pas de complications nécessitant une intervention chirurgicale ou autre, le traitement conservateur peut être efficace pour rétablir un mouvement normal et l’utilisation de l’articulation.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical est généralement recommandé pour les fractures de l’humérus graves ou déplacées, comme les fractures à travers la diaphyse et les fractures à travers le col.

Au cours de l’intervention, l’os touché sera fixé à l’aide de matériel interne, tel que des tiges, des vis, des fils, des plaques, l’utilisation de matériaux d’ostéosynthèse, la reconstruction ligamentaire et l’ostéotomie. Ce matériel permet au fragment d’os de guérir en toute sécurité dans sa position naturelle.

Après l’opération, on a généralement recours à la kinésithérapie (physiothérapie) ou à l’ergothérapie pour aider à rétablir le mouvement et la force du bras et à réduire le stress au niveau du site de l’ostéotomie.

Ressources

Conduire après une fracture de l’humérus : conseils du kiné

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