Fracture du pisiforme : Le guide complet

Article rédigé par le 10 octobre 2021

La fracture du pisiforme est l’une des plus rares fractures des os du carpe. Elle est souvent associée à une chute sur une main tendue.

Le diagnostic est souvent posé à l’aide de radiographies, mais peut également nécessiter une IRM ou un scanner pour confirmation.

Le traitement est principalement non opératoire, tandis que les non-unions symptomatiques nécessitent une intervention chirurgicale.

Dans cet article, nous couvrons tout ce qu’il faut savoir sur la fracture du pisiforme, depuis les symptômes jusqu’aux divers traitements possibles.

Définition, anatomie et statistiques intéressantes

Pour bien comprendre la fracture du pisiforme, il faut comprendre l’anatomie du poignet et de la main pour mieux situer la fissure osseuse.

Anatomie

Le poignet est formé par les deux os de l’avant-bras – le radius et l’ulna (anciennement appelé cubitus)- et huit petits os nommés « os du carpe ». Ces derniers sont disposés en deux rangées à la base de la main, chaque rangée étant composée de 4 os.

En forme de pois, l’os pisiforme est situé au niveau de la première rangée, et s’articule avec l’os triquétrum. Avec les autres os du carpe, il participe à la stabilité dynamique du poignet de le la main. Sa position permet également d’éviter la luxation de l’os triquétrum.

Comme n’importe quel os, le pisiforme peut être le siège d’une fracture. Par contre, les fissures à ce niveau sont rares, si bien que la fracture du pisiforme constitue près d’un pourcent (1 %) de toutes les fractures carpiennes.

D’ailleurs, il n’est pas rare de manquer cette affection, et la confondre avec une autres pathologie (comme l’entorse du poignet par exemple).

Causes

Le mécanisme de la blessure se produit généralement par un impact direct du poignet contre une surface dure. Le plus souvent, il s’agit d’une chute avec la main tendue.

Dans 50 % des cas, la blessure est isolée, et la fracture du pisiforme est la seule conséquence. Par contre, près de 50 % des cas se produisent en association avec d’autres fractures du carpe, ou encore du radius distal.

Plus précisément, des conditions telles que la fracture de l’hamatum ou une tendinite du muscle fléchisseur ulnaire du carpe présente un portrait clinique similaire.

Symptômes

Typiquement, la fracture du pisiforme s’accompagnera d’une douleur au niveau ulnaire (cubital) du poignet. Cette douleur apparaîtra tout de suite après une chute, et persistera dans la journée.

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La personne atteinte notera également une faiblesse de la préhension (soulèvement d’objets, pince, etc.).

À l’examen physique, le médecin sera à la recherche de gonflement dans la région hypothénare, ainsi qu’une sensibilité à la palpation. Dans de rares cas, on observera également une ecchymose.

Diagnostic

L’objectif principal sera de clarifier le diagnostic après une chute, ainsi qu’exclure toute blessure associée aux autres os du carpe et au radius distal

Les symptômes mentionnés précédemment mettront la puce à l’oreille du médecin, et seront suivi d’un examen par imagerie médicale.

La radiographie est l’examen de choix pour identifier la fracture (principalement la vue oblique). Pour mieux délimiter le trait de fracture, un scanner pourrait également être prescrit.

Si on suspecte une atteinte des tissus mous, ou si la radiographie démontre des résultats négatifs malgré une suspicion de fracture du pisiforme, on demandera une imagerie par résonance magnétique (IRM).

Traitement

Le traitement de la fracture du pisiforme inclut l’approche conservatrice et, dans de rares cas, l’intervention chirurgicale.

Une immobilisation précoce est préconisée pour éviter les complications et améliorer le pronostic. Un plâtre immobilisant le poignet à 30 degrés de flexion, associé à une légère déviation ulnaire, est posé pendant 6-8 semaines. Ceci permet généralement une guérison optimale.

En présence de fractures sévèrement déplacées, de symptômes persistants ou de non-union osseuse, l’intervention chirurgicale peut être proposée au patient.

La pisiformectomie consister en l’ablation de l’os pisiforme. Aussi surprenant que cela puisse paraître, plusieurs études démontrent que cette opération est un moyen fiable de soulager la douleur, et n’altère pas la fonction globale du poignet.

Complications

Dans certains cas, la guérison présente des complications, et peut limiter le patient dans ses activités quotidiennes. Les complications les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Non-union
  • Mal union
  • Douleur chronique dans la partie ulnaire du poignet
  • Réduction de la force de préhension

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