Fracture de l’olécrâne : rééducation (conseils kiné)

Article rédigé par le 9 décembre 2022

La fracture de l’olécrâne représente 10 % des fractures autour du coude. La fissure peut paraître sous une forme épiphysite simple, non déplacée et complexe. Afin de corriger les déformations, les médecins font appel à plusieurs techniques qui servent à les reconstruire.

Les chirurgiens considèrent toutefois que la rééducation constitue un meilleur recours pour retrouver un mouvement complet de la main. Et ce, quelle que soit la forme de la fracture. Cet article va justement évoquer ce sujet.

Ce qu’il faut savoir sur la fracture de l’olécrâne 

Le coude est formé par 3 articulations (entre l’humérus, le radius et le cubitus). L’olécrâne est un os qui se trouve à l’extrémité supérieure du cubitus. Elle s’apparente à la forme d’un crochet.

Elle se sépare de la coronoïde par une surface cartilagineuse et participe à l’articulation entre l’humérus et l’ulna tout en assurant leur stabilité.

Sa face postérieure possède un périoste qui fusionne avec le tendon du triceps par des fibres Sharpey, pour assurer l’extension active du coude.

On parle de fracture de l’olécrâne lorsqu’il y a rupture de la continuité de l’os. Elle peut aussi être associée à une luxation de la tête radiale ou à des sévères lésions cutanées. Elle est due à un choc direct ou indirect de l’avant-bras.

La fracture de l’olécrâne est complexe ou comminutive lorsqu’elle s’étend vers la métaphyse. En effet, la fracture peut toucher le radius, l’humérus et de l’ulna, associé à un déplacement de la tête radiale.

L’affection manifeste des signes comme des douleurs au mouvement, un hématome, une discontinuité de la région postérieure du coude.

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Que faire pour traiter la fracture de l’olécrâne ? (le rôle de la kinésithérapie)

L’effraction non-déplacée de l’extrémité du coude ne nécessite pas une opération. Elle peut se guérir grâce aux traitements fonctionnels et conventionnels.

Les paliers d’antalgiques servent à soulager les signes cliniques et la pose d’appareil extenseur assure la surveillance de la mobilité du coude.

Pour une fracture déplacée, il est nécessaire de réaliser un alignement des fragments avec immobilisation (réduction et ostéosynthèse). Cependant, une étape de rééducation constitue un soin primordial. C’est pourquoi, il est important de mobiliser le coude, le membre supérieur, après une chirurgie, même en cas de fracture comminutive.

Concernant les soins en kinésithérapie, c’est le médecin qui donne le feu vert à propos de la date de leur commencement.

Objectifs de la rééducation de la fissure à l’olécrâne

La rééducation permet une meilleure récupération des mouvements de pronation et de supination de la main (regagner plus de dextérité vers le haut et vers le bas de la main).

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Les exercices permettent de recouvrir progressivement la flexion à gauche et l’extension complète à droite. Ce qui évite aussi le syndrome de l’épaule-main.

L’ostéosynthèse ainsi que l’immobilisation par un plâtre entraînent l’enraidissement des articulations (du poignet, de la main, de l’épaule du cou). Pour remédier à cela, il faut réaliser une mobilisation active assistée par un kinésithérapeute qualifié. Cela permet d’éviter la restriction de l’extension du coude et de l’élévation de l’épaule.

Les activités qui sollicitent les muscles sont également primordiales dans le but de récupérer la force. Ils ont été souvent affaiblies par l’immobilisation, la douleur initiale, et parfois par l’irritation nerveuse.

Les méthodes appliquées en kiné ont également un effet décontracturant sur les muscles tendus.

Les moyens utilisés en kinésithérapie

Afin d’optimiser la rééducation fonctionnelle de l’olécrâne, il est important de commencer par quelques exercices assistés. La précocité de la mobilisation dépend du degré du traumatisme qui a causé la fracture.

En absence des douleurs, la mobilisation débute au quatrième jour après ostéosynthèse. Pour ce faire, il faut commencer par des mouvements alternés d’extension et de flexion.

Suite à une luxation du coude, l’immobilisation débute après 2 à 3 semaines et doit être succédé d’un processus de rééducation active, mais prudente.

Lorsque le processus de rééducation post-opératoire est jugée précoce, évitez de faire des mouvements passifs forcés, au risque d’ossification péri-articulaire et d’ostéome.

En général, les exercices post-opératoires doivent être réalisés délicatement, surtout chez les personnes âgées.

À noter que la durée minimale des soins consacrés à des exercices est de 30 jours. Mais pour espérer une meilleure récupération de la force, il faut qu’ils durent plusieurs mois (jusqu’à 6 mois avant de reprendre des activités sportives).

Il est essentiel de se faire suivre par un professionnel dans la journée, ensuite rappliquer les exercices prescrits à 10 répétitions pendant plusieurs fois par jour.

Les thérapies d’accompagnement pour récupérer de la fracture de l’olécrâne

La thérapie d’accompagnement appliquée en kiné privilégie le soulagement en évitant de prendre un palier d’antalgique.

  • Les massages : les techniques de massage employé par le praticien redonnent plus de mouvement sur une zone immobilisée. Cette partie-là subit une contraction vasculaire à cause du plâtre, ralentissant les flux sanguins. Le massage revascularise la zone et permet de décontracter le muscle.
  • L’électrothérapie : elle constitue un moyen de soulagement et d’accélération de la guérison suite à une cassure osseuse. Cette technique de physiothérapie inhibe la transmission de l’information (la douleur) vers le cerveau. Cette technique emploie des stimuli électriques qui commandent les muscles de bouger (tonification et renforcement).
  • Les aiguilles implantées sous le derme: elles atténuent l’inflammation des tissus mous qui avoisinent le nerf irrité par un écrasement osseux. C’est un moyen pertinent visant à calmer la douleur causée par une blessure musculo-squelettique.
  • La technique des ventouses : elle est efficace pour réduire la raideur ainsi que les douleurs musculaires et articulaire. Utilisée chez les adultes, cette méthode permet de stimuler les petits vaisseaux sous-cutanés devenus inertes à cause de l’immobilisation. En d’autres terme, elle émet un effet décongestionnant ce qui réactive la circulation au sein de la zone de l’affection. Cela va engendrer la diminution de la douleur et redonner de l’énergie aux différentes structures qui s’y trouvent.
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Il est important d’obtenir le feu vert du médecin avant d’entamer toute rééducation, sans quoi il est possible de retarder la guérison et provoquer des complications.

Références

https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2018/revue-medicale-suisse-631/fractures-de-l-olecrane#tab=tab-read

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