L’injection de PRP, ou plasma riche en plaquettes, a longtemps été un des traitements les plus utilisés en rhumatologie et en médecine de sport pour mettre fin aux douleurs articulaires et guérir les traumatismes.
Néanmoins, cette technique de régénération accélérée des cellules lésées ne se cantonne pas uniquement à ce domaine. Grâce à diverses études, le champ d’application de cette méthode thérapeutique a pu être étendu.
Ainsi, l’injection de PRP a été utilisée non seulement en médecine du sport, mais également en médecine esthétique où elle tiendra une place importante dans la cure de chute accélérée de cheveux, communément appelée alopécie.
Attiré par le sujet ? Explorez chaque paragraphe de cet article, rédigé par une professionnel de la santé, pour découvrir les informations essentielles sur l’injection de PRP au niveau du cuir chevelu. Bonne lecture !
Injection PRP cheveux : les 5 points importants à retenir
Rappels anatomo-physiologiques
Le poil est une structure annexe de la peau. Il est constitué par :
- Un bulbe ou « racine », qui est le site où de nombreuses cellules souches sont actives ;
- Une tige pileuse issue du bulbe, présentant microscopiquement, trois couches concentriques dont la médulla, le cortex et la cuticule.
Le poil prend racine à environ 4 mm sous la peau, formant un follicule pileux par l’invagination de l’épiderme en contact avec la papille dermique.
La chevelure, au niveau du crâne, traverse un cycle de développement en trois phases :
- La jeunesse (anagène)
- La vieillesse (catagène)
- La mort (télogène)
Ce cycle régénère continuellement de nouveaux cheveux.
Injection PRP cheveux : définition et généralités
Il s’agit-là d’un procédé médical qui consiste à injecter une préparation obtenue à partir même du sang du patient, permettant la régénération rapide des cellules (ici, les follicules pileux).
Cette technique a d’abord servi dans la médecine du sport et la chirurgie réparatrice afin de lutter contre les arthroses et voilà que maintenant, elle est pratiquée dans la médecine esthétique pour traiter les acnés, les cernes, le vieillissement ainsi que la perte de cheveux (aussi connue sous l’appellation de « alopécie »)
L’injection de PRP au niveau du cuir chevelu est donc recommandée pour les individus présentant une alopécie modérée. Pour ceux ayant des zones dégarnies, il est suggéré d’envisager des implants capillaires ou des micro-greffes de cheveux.
De plus, cette technique peut être combinée avec une greffe de cheveux.
Avant la greffe, elle prépare la microcirculation pour assurer un apport sanguin optimal au greffon (garantissant une bonne prise). Après la greffe, elle stimule la croissance des follicules pileux, favorisant ainsi la pousse des cheveux.
Cette thérapie médicale est administrée par un médecin esthéticien, et elle est pratiquement indolore grâce à l’utilisation de micro-aiguilles. Cependant, pour améliorer le confort des patients, des anesthésies locales et des patchs cutanés peuvent être utilisés si nécessaire.
Le saviez-vous ?
L’alopécie androgénique est une cause courante de perte de cheveux, touchant principalement les hommes, avec une prévalence d’environ un tiers chez les moins de 30 ans, la moitié des cinquantaines, et 70% des octogénaires.
La calvitie se manifeste sur la partie supérieure du crâne, d’où le terme « couronne hippocratique de l’homme chauve« .
Cette condition est génétiquement liée et est influencée par les androgènes, hormones sexuelles masculines également présentes chez les femmes en petite quantité. Le gène responsable se trouve sur le chromosome X, exposant particulièrement les hommes issus de familles où la calvitie maternelle est présente.
Injection PRP cheveux : Préparation, déroulement et résultats
Préparation
Lors de la première consultation pour une injection de PRP sur le cuir chevelu, le patient sera initialement interrogé sur plusieurs aspects, notamment s’il :
- Présente une hémopathie ;
- Est diabétique ;
- Suit actuellement un traitement médical spécifique ;
- Est en période d’allaitement ou de grossesse.
En plus de ces questions, le médecin réalisera un examen trichoscopique des cheveux du patient pour évaluer la densité, le diamètre et le volume de croissance capillaire.
Par ailleurs, le praticien évaluera le stade de la calvitie pour orienter de manière plus appropriée la stratégie à adopter.
Déroulement
Dans le strict respect des mesures d’hygiène, le médecin procédera au prélèvement de sang chez le patient.
Ce sang, une fois recueilli dans un tube, sera soumis à une centrifugation de 5 minutes pour séparer ses divers composants. Le plasma ainsi que les plaquettes seront ensuite extraits à l’aide d’un séparateur.
La préparation obtenue sera ensuite injectée dans la zone à traiter à l’aide d’une micro-aiguille.
Il est possible que le patient présente des rougeurs et des ecchymoses à la suite de l’injection, des signes temporaires à ne pas craindre, car ils disparaîtront quelques heures après l’examen.
Les résultats
L’efficacité de cette technique a déjà été l’objet d’une étude menée en 2017 par Manon Casser.
En suivant le protocole du traitement sur 3 séances, espacées d’un mois chacune, voici les résultats attendus après chaque rendez-vous :
- 1ère séance : une amélioration notable de la qualité des cheveux sera observée, se traduisant par une brillance accrue et une sensation de densité au toucher.
- 2e séance : la chute des cheveux deviendra de plus en plus rare, marquant une stabilisation du problème.
- 3e séance : Une repousse plus efficace des cheveux sera objectivée, démontrant les bénéfices complets du traitement.
Des séances d’entretien, recommandées 1 à 2 fois par an en fonction du traitement, permettront de maintenir les résultats obtenus.
Coût d’une injection de PRP cheveux
Le tarif de cette procédure peut varier en fonction des centres ou des cabinets médicaux.
Il est recommandé de contacter directement un centre de médecine esthétique pour obtenir des informations sur les tarifs et les offres de traitement disponibles.
Il est important de noter que cette technique n’est pas prise en charge ni par l’Association Médicale ni par des Mutuelles de Santé.
Annuaire des spécialistes
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En prime : Quelques astuces traditionnelles pour stopper la chute rapide des cheveux.
Il existe de nombreuses stratégies pour combattre les alopécies. Dans cette partie, nous vous proposons des techniques préconisées dans les temps anciens par ces chères grand-mamans.
L’ortie
La première sur la liste. Préparez une infusion en faisant bouillir 4 cuillères à soupe de feuilles d’ortie dans 1 litre d’eau pendant 10 minutes ; filtrez et utilisez la solution pour masser les cheveux deux fois par jour.
Dans la mesure où il vous est difficile de vous procurer des feuilles d’ortie, il existe des gélules disponibles à prendre le matin et le soir, quotidiennement pendant les 20 jours du mois sur une durée de 3 mois.
L’ail
Bien que méprisée par la société de par son odeur désagréable dans la bouche, cette plante présente de nombreuses vertus thérapeutiques.
Sa grande concentration en acides aminés, en vitamines et en oligo-éléments lui confère des propriétés permettant de lutter contre l’alopécie.
Pour ce faire, écraser 3 gousses d’ail et y ajouter une cuillère à soupe d’huile d’olive vierge tiède. Appliquer la préparation sur le cuir chevelu tout en massant la tête, puis laisser reposer pendant 2 heures sous une poche plastique et rincer.
Cette technique est à faire 2 fois par semaine.
Hormis ces 2 remèdes, vous pouvez également avoir recours à l’utilisation des plantes suivantes :
- L’infusion de feuilles de basilic ;
- L’infusion de feuilles de bardane ;
- L’infusion de sauge (contre-indiquée lors de la grossesse et l’allaitement).
Références
Les articles et ressources utilisés dans la rédaction de cet article
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