IRM lombaire : Guide complet

Article rédigé par le 20 août 2023

Article revu et approuvé par Dr. Ibtissama Boukas, médecin spécialisée en médecine de famille 

IRM lombaire est un diminutif pour imagerie par résonance magnétique de la colonne lombaire. Il s’agit d’un test d’imagerie médical servant à clarifier le diagnostic relié au mal de dos.

Comment se passe un IRM lombaire, exactement ? Dans quels cas le médecin va le prescrire ? Quelle est la différence avec le scanner et la radiographie ? Faut-il se préparer avec l’intervention ?

Cet article rédigé par un professionnel de santé vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’IRM lombaire si jamais votre médecin (ou vous-même) envisagez cette imagerie médicale pour expliquer vos douleurs.

C’est quoi, une IRM lombaire ?

L’imagerie par résonance magnétique est un outil diagnostic non invasif qui utilise des ondes radio et un champ magnétique pour produire des images détaillées d’une région du corps humain.

Il s’agit d’un examen sûr car contrairement au scanner et la radiographie, il n’utilise pas de rayons X potentiellement dangereux. Ceci est particulièrement utile pour les femmes enceintes ou les enfants en période de croissance.

De plus, contrairement à la radiographie et au scanner où on observe davantage les os, l’IRM lombaire offre plus d’information sur l’intégrité des structures lombaires. En effet, on y voit les disques intervertébraux, nerfs et racines nerveuses, moelle épinière, etc.

Pour produire une image encore plus détaillée, il est possible d’utiliser un produit de contraste comme le gadolinium. Ces produits sont injectés dans une veine de la main ou du bras par intraveineuse.

L’IRM lombaire, comme son nom l’indique, est utilisée lorsqu’on veut clarifier le diagnostic d’une atteinte du bas du dos. Par contre, si les douleurs sont plus hautes dans la colonne, on peut demander un IRM dorso-lombaire. De la même façon, un IRM lombo-sacré va fournir de l’information sur la région du bassin et de la sacro-iliaque en plus.I

Indications

Que voit-on exactement à l’IRM lombaire ? Qu’est-ce qui différencie un IRM normale ou anormale ? Cet examen permet-il de cerner automatique la cause du mal de dos ?

Pas forcément.

Il faut savoir que l’IRM n’est pas recommandé d’emblée lorsqu’un patient souffre de mal de dos. Tel que mentionné, ceci vient du fait que les trouvailles à l’IRM lombaire ne sont pas toujours reliées aux symptômes observés.

Voici des situations où le médecin va prescrire un IRM :

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L’IRM lombaire comporte-t-elle des risques ?

L’IRM lombaire est un examen sûr et qui ne provoque pas de douleur. Il faut tout de même garder certaines précautions en tête.

D’une part, le champ magnétique utilisé par la machine IRM attire les objets métalliques (comme les bijoux). Ceci peut les faire déplacer à grande vitesse s’ils se retrouvent trop proche de la machine, et ainsi potentiellement blesser le patient.

L’autre élément concerne les implants métalliques (comme le stimulateur cardiaque, les vis et tiges, prothèses, etc.). Si le champ magnétique est assez puissant, il peut causer un déplacement de ces objets métalliques dans le corps.

Par contre, tout implant métallique ne constitue pas forcément une contre-indication à l’IRM. Un médecin pourra juger de la pertinence de recourir à l’imagerie médicale malgré la présence de ces implants.

Finalement, bien que très rares, on a pu observer ces effets secondaires suite à l’IRM lombaire :

  • Blessure thermique
  • Blessure causée par la présence d’objets métalliques
  • Acouphène et perte d’audition
  • Douleur au site d’injection (si un produit contraste a été utilisé)
  • Nausées, vomissements et goût métallique dans la bouche en raison du produit contraste
  • Réaction allergique au gadolinium
  • Mal de tête
  • Douleur lombaire en raison de la position statique prolongée
  • Urticaire

Comment se passe une IRM lombaire ?

Un technicien en imagerie médicale accompagne le plus souvent le patient durant la procédure. Avant de commencer, il est possible qu’on vous demande de jeûner 3 à 5 heures avant l’examen (à confirmer avec son médecin). De même, il est essentiel de retirer tout objet métallique (bijoux, clés, etc.) avant l’IRM lombaire.

Il faut d’abord s’allonger sur le dos sur une table qui se glisse dans l’ouverture de la machine à IRM. Si un produit contraste est nécessaire, il sera injecté par intraveineuse avant l’examen.

Comme la machine peut être très bruyante, le technicien offre également des bouchons d’oreille ou des écouteurs au patient. Un microphone sera toujours à proximité pour maintenir le contact avec le technicien.

Pour produire des images de haute qualité, la personne doit rester complètement immobile pendant tout le processus, sans quoi il faudra possiblement recommencer l’IRM lombaire.

Bon à savoir : Malgré la haute qualité des images produites, plusieurs patients présentent des douleurs lombaires sans pour autant observer des anomalies à l’IRM. Dans cette mesure, une revue scientifique réalisée par F. Alyas et son équipe suggère qu’une IRM en position debout pourrait révéler des anomalies non décelées lors d’une IRM standard (en position couchée).

Effectivement, il n’est pas rare de voir des patients qui se plaignent de douleurs aggravées en position debout, et soulagée en position couchée. Ainsi, les chercheurs mettent de l’avant l’intérêt de réaliser une IRM dans diverses positions (comme en position debout ou en flexion lombaire) pour clarifier le diagnostic.

Cependant, les études plus vastes sur cette approche ont produit des informations conflictuelles, sans message cohérent permettant de généraliser l’utilisation de l’IRM en position debout. D’autres recherches se poursuivent pour essayer d’améliorer le diagnostic des douleurs lombaires, une condition certes complexe et multi-factorielle.

Combien de temps dure une IRM lombaire ?

Un IRM lombaire est une procédure assez courte, et la personne est généralement libre de rentrer chez elle après l’examen. En tout, l’examen dure 20 à 35 minutes, mais la procédure peut s’étendre jusqu’à 90 minutes selon les patients.

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IRM lombaire et claustrophobie

Étant donné que l’IRM implique de s’allonger dans un environnement exigu et sans fenêtre pendant une période donnée, les personnes souffrant de claustrophobie peuvent trouver la procédure inconfortable, voire effrayante.

Si c’est le cas, le médecin peut prescrire un anxiolytique ou un sédatif pour aider la personne à se détendre pendant l’examen.

Il existe également des IRMs à champ ouvert pour éviter l’environnement fermé susceptible de créer de la panique chez les patients.

La fin du test et les résultats

Après l’IRM lombaire, le patient est généralement libre de rentrer chez lui. Si un produit contraste a été utilisé, on peut le garder un peu plus. On recommande généralement à la personne d’être accompagnée à sa sortie de la clinique.

Le radiologue va étudier l’IRM lombaire et rédiger un rapport d’imagerie où il explique ses trouvailles, et émet une impression. Ce rapport (ainsi que le CD de l’IRM) sera alors acheminé au médecin traitant.

Environ une semaine après l’IRM lombaire, un rendez-vous de suivi sera organisé avec le médecin pour vous expliquer les résultats, et la prise en charge conséquente. Parfois, un appel téléphonique par le médecin traitant sera suffisant.

Combien coûte une IRM lombaire ?

Le prix d’un IRM varie en fonction des pays. En France, la Sécurité sociale propose un remboursement des IRM. Celui-ci se décompose en deux parties. On parle initialement du forfait technique, dont le montant est variable.

  • 244,68€ pour un forfait technique à taux plein
  • 85,68€ pour un forfait technique à taux réduit

Par contre, les frais varient énormément, par exemple si un produit contraste a été utilisé. Tout excédent peut généralement être pris en charge par la mutuelle.

En complément du forfait technique, les honoraires médicaux sont pris en charge par la Sécurité sociale à 70 %. Ils coûtent 69 euros.

Conclusion

L’IRM lombaire est souvent utilisée pour clarifier le diagnostic en lien avec le mal de dos.

Si on respecte les mesures de sécurité, il s’agit d’un examen sûr qui offre plusieurs informations pertinentes sur les structures du bas du dos.

Par contre, il doit toujours être accompagné d’un examen clinique visant à corroborer les trouvailles radiologiques, afin d’obtenir un portrait plus précis et représentatif.

Un professionnel de santé est le plus apte à vous guider dans la prise en charge de votre mal de dos.

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Références

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