IRM médullaire : Guide complet

Article rédigé par le 4 mars 2024

Une IRM médullaire est un outil de diagnostic important qui peut être utilisé pour détecter et diagnostiquer une variété de conditions associées à une atteinte de la moelle épinière.

Cet examen d’imagerie par résonance magnétique non irradiant permet d’étudier toute la longueur médullaire et de la colonne vertébrale, ce qui permet une meilleure visibilité et une plus grande précision du diagnostic.

De plus, il permet également de distinguer les tissus normaux des tissus malades. Voyons ce que vous devez savoir sur l’IRM médullaire.

Les 5 points importants à retenir

  • 1- L’IRM médullaire offre une résolution d’image exceptionnelle des structures de la moelle épinière et des tissus environnants, permettant de détecter des anomalies très fines telles que des lésions des nerfs, des hernies discales, des tumeurs ou des inflammations.
  • 2- Contrairement à d’autres procédures exploratoires, l’IRM médullaire est une technique d’imagerie non invasive. Elle n’implique pas d’exposition aux radiations et ne nécessite généralement pas l’injection de produit de contraste intrathécal (dans le canal rachidien).
  • 3- L’une des principales forces de l’IRM est sa capacité à distinguer les différents types de tissus mous, ce qui est particulièrement utile pour l’évaluation de la moelle épinière et la détection de pathologies spécifiques qui ne seraient pas visibles via CT-scan ou radiographie.
  • 4- Dans certains cas, un agent de contraste à base de gadolinium est utilisé pour améliorer la qualité des images, en particulier pour identifier les zones d’inflammation, les tumeurs ou les lésions.
  • 5- Les patients doivent se préparer à une IRM médullaire en retirant tous les objets métalliques et en informant leur médecin de tout implant médical. Certaines conditions, comme la présence d’un stimulateur cardiaque ou de certains implants métalliques, peuvent être des contre-indications à l’IRM en raison des champs magnétiques puissants utilisés.

Rappel anatomique de la moelle épinière

De nombreuses personnes ont entendu parler de la moelle épinière et de son importance dans notre corps, mais peu en comprennent l’anatomie.

Nous allons examiner de plus près l’anatomie de la moelle épinière, notamment sa structure, sa fonction et la façon dont elle est reliée au cerveau.

La connaissance de la moelle épinière est particulièrement importante pour les patients qui souffrent d’affections affectant leur colonne vertébrale ou leur système nerveux.

La moelle épinière est une extension du cerveau et est située dans la colonne vertébrale. Elle est composée de deux substances : une substance grise au centre constituée de neurones (cellules nerveuses) et une substance blanche à l’extérieur constituée d’axones (prolongements des neurones).

La moelle épinière commence à la base de votre crâne où elle est reliée à votre cerveau par le tronc cérébral.

Elle passe ensuite dans un canal creux de votre colonne vertébrale, appelé canal rachidien. Toutefois, en raison de sa longueur inférieure à celle de votre colonne vertébrale, elle ne le traverse pas entièrement.

L’anatomie de la moelle épinière est divisée en quatre régions, à savoir :

  • Les régions cervicales,
  • Région thoracique,
  • Régions lombaires et sacrée.

Chaque région contient différents segments qui contiennent des récepteurs sensoriels du toucher, des vibrations, de la douleur, de la température, de la pression et de l’étirement qui nous permettent de ressentir les sensations de notre environnement.

IRM médullaire : Définition

IRM signifie « imagerie par résonance magnétique« . Elle utilise un aimant puissant et des fréquences radio pour créer des images détaillées des organes, des tissus, des os et d’autres structures à l’intérieur du corps.

L’IRM utilise une machine qui entoure le corps du patient d’un champ magnétisé, ce qui permet de créer des images détaillées sans utiliser de radiation.

Ces images peuvent être utilisées pour aider à diagnostiquer différents types de maladies ou de blessures, comme des tumeurs ou des hernies discales.

En outre, elles peuvent également montrer s’il y a eu des dommages causés par un traumatisme ou des maladies dégénératives telles que la SEP ou la SLA.

IRM médullaire : Singularité par rapport à d’autres examens d’imagerie ?

Ce qui distingue l’IRM est qu’elle offre une meilleure visibilité que les autres techniques d’imagerie telles que les rayons X ou les tomodensitogrammes (appelé aussi scanographie).

Grâce à la qualité supérieure de l’image, il est plus facile de diagnostiquer des conditions spécifiques telles que le blocage des nerfs ou les fractures de la colonne vertébrale.

De plus, comme elle est non invasive et ne nécessite aucune exposition aux radiations, elle est considérée comme plus sûre que les autres techniques d’imagerie.

IRM médullaire : Indications

Il existe six indications principales pour réaliser une IRM de la moelle épinière. Il s’agit de :

Détecter une myélopathie

La myélopathie est une inflammation de la moelle épinière causée par une blessure ou une maladie qui peut entraîner une paralysie ou d’autres déficiences motrices si elle n’est pas traitée.

Une IRM de la moelle épinière peut aider à diagnostiquer une myélopathie en fournissant des images détaillées qui montrent si les fibres nerveuses ont été endommagées ou si des processus inflammatoires sont présents dans la zone affectée.

Détecter les tumeurs

Une tumeur dans la colonne vertébrale peut provoquer des douleurs, une faiblesse, un engourdissement et d’autres symptômes en fonction de son emplacement dans le corps.

Une IRM peut être utilisée pour détecter la présence d’une tumeur dans la colonne vertébrale et aider à orienter les traitements ultérieurs, comme la chirurgie ou la chimiothérapie, si nécessaire.

Evaluer la paraplégie

On parle de paraplégie lorsque les deux jambes sont partiellement ou totalement paralysées en raison d’une lésion dans la région thoracique ou lombaire de la colonne vertébrale.

Une IRM de la moelle épinière peut aider à évaluer les zones endommagées et la gravité de la paralysie afin de déterminer les options de traitement appropriées, comme la thérapie physique ou la chirurgie.

Symptômes de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui affecte le cerveau et la moelle épinière, entraînant des modifications de la sensation et du mouvement causées par des lésions nerveuses dues à une inflammation dans ces régions du corps.

Une IRM de la moelle épinière peut aider les médecins à identifier les lésions associées à la sclérose en plaques, telles que des lésions démyélinisantes et axonales.

S’il y a compression de la moelle épinière

La compression de la colonne vertébrale se produit lorsque quelque chose pousse contre elle, comme une hernie discale, des affections liées à l’arthrite comme le spondylolisthésis, des infections comme la méningite ou des fractures liées à l’ostéoporose, ce qui exerce une pression sur les nerfs qui passent par cette région.

D’après cette étude publiée en 2009, l’IRM médullaire est cruciale pour évaluer le degré de compression et les lésions nerveuses associées, ainsi que pour surveiller la réponse aux traitements utilisés, comme les injections de stéroïdes.

En cas de troubles sensoriels

Les lésions nerveuses dues à une blessure ou à une maladie entraînent souvent des troubles sensoriels tels que des engourdissements, des picotements, des sensations de brûlure, des difficultés à bouger les membres, etc.

L’IRM aide les médecins à identifier les nerfs qui ont pu être endommagés afin qu’ils puissent commencer immédiatement à les traiter de manière appropriée.

IRM médullaire : Contre-indications

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un outil puissant utilisé pour diagnostiquer de nombreuses pathologies, y compris celles de la colonne vertébrale.

Cependant, il existe certaines situations où une IRM peut être contre-indiquée ou ne pas convenir à certains patients.

Les contre-indications courantes à l’IRM de la moelle épinière (qui ne comprennent pas l’injection de produit de contraste) sont :

Stimulateur cardiaque/valve cardiaque/composants métalliques

Si vous avez un dispositif implanté dans votre corps, tel qu’un stimulateur cardiaque, une valve cardiaque ou des composants métalliques, il est essentiel que vous en informiez votre technicien avant de passer une IRM.

Le champ magnétique puissant créé par l’appareil d’IRM peut entraîner un dysfonctionnement de ces dispositifs, voire une défaillance complète s’ils sont exposés trop longtemps.

Il est également important d’informer votre technicien si vous avez des implants ou des prothèses métalliques qui n’ont pas été mentionnés précédemment, car ils peuvent également être affectés par le champ magnétique.

1. Mauvaise réaction à un test d’imagerie antérieur

Si vous avez déjà eu une mauvaise réaction après un test d’imagerie (nausées, vertiges, maux de tête, etc.), il est important d’en informer votre médecin avant de passer une IRM.

Cela l’aidera à déterminer si vous pouvez subir un autre examen d’imagerie en toute sécurité et, le cas échéant, quelles précautions doivent être prises.

2. Claustrophobie

Enfin, si vous souffrez de claustrophobie (c’est-à-dire que vous êtes mal à l’aise dans les petits espaces), il est essentiel que vous en informiez votre médecin avant de passer un examen IRM.

Le fait d’être confiné dans un espace étroit pendant 45 minutes peut être très pénible pour une personne souffrant de claustrophobie et peut entraîner des résultats inexacts en raison des mouvements causés par l’anxiété et l’inconfort pendant l’examen.

Votre médecin peut vous fournir des médicaments avant l’examen pour atténuer certains de ces symptômes et vous permettre de passer l’examen sans trop bouger.

3. Contre-indications relatives au produit de contraste

Il est important de noter que les contre-indications suivantes sont pertinentes uniquement si le médecin choisit une IRM avec produit de contraste, une IRM standard n’est pas soumise aux mêmes contre-indications.

4. Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, il est important de discuter avec votre médecin pour savoir si l’IRM de la moelle épinière est une bonne option pour vous.

D’une manière générale, si vous êtes dans le premier trimestre de votre grossesse ou si vous allaitez, l’IRM doit être évitée en raison du risque que l’agent de contraste injecté (qui contient de l’iode ou un autre produit de contraste comme le gadolinium) pénètre dans la circulation sanguine de la mère et puisse nuire au fœtus ou au nourrisson.

Si vous êtes plus avancée dans votre grossesse (c’est-à-dire après 3 mois), votre médecin déterminera probablement que vous pouvez passer une IRM en toute sécurité en utilisant un produit de contraste à faible teneur en iode.

5. Maladie rénale et problèmes cardiaques

Si vous souffrez d’une maladie rénale ou de problèmes cardiaques, il est important de consulter votre médecin avant de subir une IRM de la moelle épinière, car l’agent de contraste injecté (qui contient de l’iode ou un autre produit de contraste comme le gadolinium) peut présenter des risques pour la santé.

Pour les personnes ayant des problèmes rénaux, il peut également y avoir des considérations supplémentaires car les reins sont responsables de l’élimination de l’excès d’iode dans le corps après une injection de produit de contraste.

Si vos reins ne fonctionnent pas correctement, cela peut conduire à une accumulation d’iode dans le corps, ce qui peut entraîner de graves complications de santé.

Si une personne a des antécédents de problèmes cardiovasculaires ou si elle est âgée et souffre d’une maladie cardiaque, l’utilisation de produit de contraste iodé pendant une IRM peut provoquer une cardiothyréose, un état de manque d’oxygène préjudiciable au tissu cardiaque.

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6. Diabète et myélome

Les personnes atteintes de diabète et de myélome peuvent courir des risques supplémentaires lorsqu’elles subissent une IRM de la moelle épinière en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire (puisque ces deux maladies suppriment la capacité naturelle de l’organisme à combattre les infections) et elles doivent discuter de ces risques avec leur médecin avant de recevoir une injection d’agent de contraste contenant de l’iode.

7. Allergies

Si vous avez des allergies (qu’elles soient liées aux aiguilles ou au produit de contraste comme le gadolinium ou l’iode) il est important d’en discuter ouvertement avant de subir une procédure impliquant des injections, car même des réactions allergiques légères peuvent rapidement se transformer en urgences vitales si elles ne sont pas contrôlées.

8. Niveau de créatinine dans le sang

Un taux élevé de créatinine dans le sang est souvent constaté chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou d’autres maladies chroniques graves.

Lorsque vous passez une IRM de la moelle épinière, il est important d’informer votre médecin ou le technicien si votre taux de créatinine est supérieur à la normale, car des agents de contraste tels que l’iode ou le gadolinium sont utilisés pendant la procédure.

Ces agents de contraste peuvent être toxiques pour les personnes dont les reins ne fonctionnent pas correctement et ne doivent donc pas être utilisés dans ces cas.

IRM médullaire : Procédure

La préparation d’une IRM de la moelle épinière nécessite un peu de réflexion à l’avance. Pour la procédure, vous devez porter des vêtements confortables sans fermetures éclair ni boutons, car ceux-ci peuvent nuire à la précision de l’IRM.

Il se peut que vous deviez retirer certains bijoux et autres accessoires, mais n’oubliez pas de demander au technicien à l’avance s’il est nécessaire d’enlever quelque chose avant le scanner.

De plus, il n’est pas nécessaire d’être à jeun avant l’IRM si vous devez recevoir une injection de contraste pendant l’examen.

Quoi ramener ?

Une IRM médullaire implique de prendre rendez-vous avec votre professionnel de la santé. Il est important d’apporter une liste exhaustive des documents et produits à ce rendez-vous pour que le traitement soit rapide et précis. Voici une liste des éléments à ramener :

Ordonnance, liste des médicaments : vous devrez apporter votre ordonnance originale et une liste de tous les médicaments que vous prenez actuellement ;

Les produits de contraste qui vous ont été prescrits lors de la prise de votre rendez-vous : dans certains cas, ces produits sont parfois nécessaires pour visualiser certaines des structures internes pendant l’examen ;

Les résultats de votre prise de sang et autres bilans s’ils vous ont été prescrits lors de la prise de votre rendez-vous ou par votre médecin traitant : vos résultats médicaux peuvent être pertinents pour expliquer certains symptômes ou diagnostic ;

Les examens radiologiques antérieurs ainsi que vos comptes rendus d’opération ou d’hospitalisation (si pertinent) : tout document supplémentaire concernant les diagnostics passés doit être apportée ;

Votre carte VITALE (sécurité sociale) et son attestation (en France) : ceci peut être nécessaire pour obtenir remboursement et garantir un suivi en fonction du type d’examen ;

Votre carte de mutuelle ou autre assurance privée : si elle diffère de celle délivrée par la sécurité sociale, elle sera demandée au moment du règlement.

Par conséquent, assurez-vous d’avoir réuni tous les documents et produits mentionnés avant votre rendez-vous afin d’accélérer le processus, car chaque détail aura sa place pendant l’examen IRM médullaire.

IRM médullaire : Arrivée

Lorsque vous arrivez à la clinique pour votre rendez-vous, assurez-vous d’apporter tous les documents essentiels tels que vos papiers de sécurité sociale et autres documents d’identification.

Il est également recommandé d’arriver tôt (jusqu’à 10 minutes avant l’heure prévue) afin de pouvoir remplir tous les documents nécessaires et de laisser au secrétariat le temps d’ouvrir un dossier si c’est votre premier rendez-vous.

N’hésitez pas à poser des questions si quelque chose n’est pas clair ou ne vous paraît pas clair !

Rencontre avec secrétariat

Après vous être présenté à la secrétaire, vous devrez remplir un formulaire concernant l’examen et donner votre consentement. Une fois cela fait, asseyez-vous dans la salle d’attente jusqu’à ce qu’un technicien vienne vous chercher.

Le technicien vous dirigera alors vers une salle d’habillage où vous pourrez laisser tous vos effets personnels, ainsi que mettre les vêtements nécessaires à l’intervention, comme une blouse.

Il peut également être utile, pour des raisons de confort, d’aller aux toilettes avant de commencer l’examen.

Rencontre avec le technicien : à quoi ressemble l’équipement ?

L’IRM est un appareil d’imagerie médicale assez imposant. Il s’agit d’un appareil de grande taille qui comprend les éléments suivants :

  • Un tableau de commande avec un moniteur et des boutons pour que le technicien puisse contrôler le fonctionnement de l’IRM.
  • Un tube cylindrique surmonté d’une « table » sur laquelle le patient est allongé partiellement ou complètement à l’intérieur du tube. Le tube abrite la bobine de radiofréquence qui est responsable de la prise des images.
  • Des aimants puissants nommés “bobines” qui produisent les champs magnétiques nécessaires à l’acquisition des images. Ces aimants sont intégrés à la partie extérieure du cylindre et entourent le corps du patient pendant l’examen.

Un appareil informatique spécialisée relié à l’appareil, pour traiter, analyser et enregistrer les données issues de l’IRM.

Les IRM de la moelle épinière sont réalisées dans des salles fermées qui permettent de réduire les intrusions d’ondes extérieures susceptibles de brouiller les images.

Pendant l’examen

Au moment de l’examen, on vous demandera de vous allonger sur une table plate qui glisse dans le tube de scanner fermé, cette partie peut être légèrement inconfortable en raison de son étanchéité, mais ne vous inquiétez pas ! Le technicien vous fournira des bouchons d’oreille ou des écouteurs afin que vous ne puissiez pas entendre les bruits forts provenant de la machine.

Dès que vous entrerez dans l’appareil, vous ressentirez des vibrations (parfois de la chaleur), ce qui est tout à fait normal ; il s’agit simplement d’ondes radio envoyées dans votre corps afin d’obtenir des images de ses structures internes.

Le fait de connaître les étapes du processus permet d’atténuer l’anxiété et de comprendre ce qui va se passer pendant l’examen.

Le technicien quitte généralement la pièce pendant que vous êtes dans la machine. Toutefois, il restera à votre disposition pour vous donner des directives et des instructions tout au long de votre examen. Votre coopération est essentielle car des mouvements peuvent affecter les images prises par l’appareil d’imagerie médicale.

Combien de temps dure une IRM médullaire ?

Au cours de la procédure, une image très détaillée de la colonne vertébrale est produite par des radiations magnétiques, ce qui peut prendre jusqu’à 45 minutes lors d’une IRM médullaire complète.

IRM médullaire : Est-ce douloureux ?

En général, l’IRM n’est pas douloureuse, sauf lorsqu’une injection ou un lavement est nécessaire au préalable dans le cadre de la procédure.

Malgré cela, l’aspect le plus désagréable de l’examen reste l’injection d’un produit de contraste similaire à une prise de sang.

Ce processus peut provoquer un certain inconfort temporaire mais il n’est pas très douloureux.

La position que l’on doit adopter pour l’imagerie peut être inconfortable et peut même être douloureuse selon la zone examinée de la colonne vertébrale (moelle épinière).

IRM médullaire : Que faire si je suis claustrophobe ou anxieux(se) ?

Pour de nombreuses personnes, l’idée de passer un examen IRM peut être extrêmement intimidante. C’est particulièrement vrai si vous êtes claustrophobe ou anxieux à l’idée de passer cet examen.

Heureusement, il existe plusieurs mesures que vous pouvez prendre pour rendre l’expérience plus facile à gérer et moins stressante.

N’oubliez pas que l’examen est fait pour une bonne cause !

Il est important de se rappeler que l’examen est fait pour une bonne cause ; il est fait pour identifier toute anomalie dans votre moelle épinière et assurer votre sécurité. Le fait de savoir que la procédure est effectuée dans votre propre intérêt peut être réconfortant et contribuer à réduire votre niveau de stress pendant la séance.

Parlez-en à votre médecin qui sera en mesure de vous conseiller

Si vous vous sentez anxieux ou claustrophobe à l’idée de passer un examen IRM, il est important d’en parler à votre médecin qui pourra vous conseiller sur la meilleure façon de gérer vos sentiments avant et pendant l’examen. Votre médecin pourra vous fournir des médicaments qui vous aideront à vous détendre pendant la procédure ou vous suggérer d’autres formes de relaxation, comme de la musique ou des techniques de visualisation.

Médicaments pour se détendre

Si votre médecin le recommande, prenez les médicaments prescrits à l’avance afin de vous détendre avant de commencer l’examen. Cela contribuera à réduire tout sentiment d’anxiété et d’inconfort pendant la séance elle-même et vous aidera à rester calme tout au long du processus.

Il est également important de noter que si vous prenez régulièrement des médicaments, informez-en votre médecin avant de les prendre avant un examen IRM afin d’assurer leur sécurité pendant cette période.

Casque pour masquer le bruit (IRM), coussinets anti-bruit ou bouchons d’oreille

Pour réduire encore plus l’anxiété liée à l’IRM, pensez à apporter des tampons antibruit ou des bouchons d’oreille qui aideront à masquer les bruits forts associés à la machine elle-même – comme lors de sa mise en marche – ce qui vous permettra de rester détendu pendant toute la procédure.

Les écouteurs peuvent également constituer une distraction à l’intérieur du scanner, ce qui peut contribuer à réduire tout sentiment de claustrophobie causé par le fait d’être enfermé dans un petit espace pendant de longues périodes.

Bon à savoir !

En plus de l’utilisation d’un casque, de coussinets antibruit ou de bouchons d’oreille, l’écoute de musique relaxante à l’intérieur de la machine peut contribuer à créer une atmosphère apaisante. Celle-ci aide à atténuer les sentiments d’inconfort associés au fait d’être enfermé dans un petit espace, tout en offrant une distraction bien nécessaire à l’écart des bruits forts émis par la machine elle-même (comme lors de son démarrage).

La musique est connue pour avoir un effet positif sur l’humeur, alors pourquoi ne pas utiliser son pouvoir pour le bien ?

Vous resterez visible à tout moment grâce à une vitre non teintée et à une caméra placée dans l’appareil

N’oubliez pas que pendant votre séance d’IRM, vous resterez visible à tout moment grâce à une vitre non teintée située à une extrémité de l’appareil IRM et à une caméra placée dans l’appareil, tout en ayant la possibilité de communiquer avec le personnel à l’extérieur de l’appareil si quelque chose nécessite une attention particulière (par exemple, si vous vous sentez trop mal à l’aise).

Le fait de savoir cela peut rassurer les personnes qui se sentent particulièrement anxieuses à propos de la procédure à venir, mais n’oubliez pas : parlez toujours ouvertement avec le personnel avant de commencer afin qu’il sache exactement comment vous aider et vous soutenir au mieux !

Cloche à main

De nombreux centres d’imagerie médicale mettent à la disposition des patients une sonnette manuelle qui leur permet d’alerter le personnel présent à tout moment pendant le processus d’imagerie s’ils se sentent mal à l’aise ou s’ils ont besoin d’aide.

Il s’agit d’un outil précieux pour les personnes claustrophobes ou anxieuses pendant l’examen, car il leur permet de prendre le contrôle de la situation et de recevoir de l’aide si nécessaire sans avoir à quitter physiquement l’appareil ou à arrêter complètement l’examen.

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Interruptions

Il est important de se rappeler qu’il est possible d’intervenir à tout moment pendant l’examen ou de l’arrêter si nécessaire en raison d’une gêne ou d’un niveau d’anxiété trop élevé pour être confortable.

Alternatives

Si nécessaire, il existe des alternatives telles que les machines IRM à champ ouvert qui offrent un environnement plus spacieux et moins de bruit pendant les scans que les machines traditionnelles à cavité fermée. Demandez à votre médecin quelles sont les options qui s’offrent à vous et si une IRM à champ ouvert est préférable dans votre cas. 

Techniques de relaxation

Avant de passer un IRM, pratiquez des techniques de relaxation telles que des exercices de respiration profonde ou de relaxation musculaire progressive (PMR).

Il a été démontré que ces techniques réduisent considérablement les niveaux d’anxiété et peuvent contribuer à rendre une situation potentiellement stressante beaucoup plus tolérable pour les patients qui peuvent avoir peur des espaces clos ou d’autres anxiétés liées à un examen IRM en général.

Familiarisation avec l’appareil

Si possible, essayez de visiter le centre d’imagerie à l’avance afin de vous familiariser avec ce qui se passera pendant l’examen et de vous mettre à l’aise avant la date réelle de la procédure.

Le fait de pouvoir se promener et de s’habituer à l’emplacement des appareils dans le centre d’imagerie peut faire une grande différence en termes de confiance le jour de votre rendez-vous.

IRM médullaire : Risques, inconvénients et effets secondaires (y a-t-il des dangers ?)

Le plus intéressant dans ce type d’imagerie médicale est que, les IRM n’utilisent pas de radiation et n’ont pas d’effets secondaires négatifs connus !

Cependant, il convient de noter que certaines personnes peuvent avoir de légères réactions à l’agent de contraste utilisé dans l’examen. Ces symptômes peuvent inclure :

  • Infection : les infections bactériennes et fongiques peuvent survenir si le produit n’est pas correctement administré ou stérilisé.
  • Fièvre : une température corporelle élevée peut se développer si des quantités trop importantes de produit sont injectées.
  • Gonflement : certaines personnes peuvent présenter un gonflement au point d’injection qui peut être gênant.
  • Hémorragie : le patient a parfois des saignements pendant ou après un examen à base de produits iodés.
  • Nausées : certaines personnes sentent des nausées après la prise du produit de contraste.
  • Étourdissements : après avoir reçu un produit de contraste, certains patients souffrent d’étourdissements ou même des pertes de connaissance temporaires.
  • Douleur à l’endroit où l’aiguille a été insérée : un certain inconfort est parfois ressenti à l’endroit où l’aiguille a été insérée pour administrer le produit de contraste.
  • Mal de tête
  • Goût métallique

Examens complémentaires à l’IRM

Dans certains cas, l’IRM médullaire seule ne fournit pas suffisamment d’informations pour établir un diagnostic.

C’est alors que les examens complémentaires peuvent être nécessaires pour plus de précision. Nous allons explorer certains des examens complémentaires les plus courants utilisés pour compléter les résultats de l’IRM de la moelle épinière.

Electromyographie (EMG) et études de conduction nerveuse (NCS)

L’électromyographie et les études de conduction nerveuse sont deux des examens les plus courants réalisés parallèlement à l’IRM de la moelle épinière.

L’EMG analyse l’activité électrique de vos muscles tandis que les NCS mesurent la vitesse à laquelle les signaux électriques se déplacent à travers eux.

Ces tests permettent de détecter les faiblesses musculaires/pertes sensorielles et de déterminer leur origine. Ils sont souvent utilisés pour diagnostiquer des affections telles que le syndrome du canal carpien, la neuropathie périphérique, la radiculopathie, etc.

Études d’imagerie

Les études d’imagerie sont un autre type d’examen complémentaire couramment utilisé pour compléter les résultats de l’IRM médullaire.

Les tomodensitogrammes et les angiographies permettent de visualiser les os et les vaisseaux de votre corps, tandis que les tomographies par émission de positons aident à détecter les anomalies dans le fonctionnement des organes.

Les échographies Doppler mesurent le flux sanguin dans les artères et les veines, tandis que les ponctions lombaires analysent le liquide céphalo-rachidien à la recherche de signes d’infection, de tumeurs ou d’hémorragies.

Myélographie

La myélographie est une technique d’imagerie qui utilise un colorant spécial injecté dans votre colonne vertébrale pour créer une image détaillée des structures de la moelle épinière.

Cette technique peut être utilisée pour détecter les hernies discales, les sténoses vertébrales ou d’autres problèmes structurels susceptibles de provoquer des douleurs ou une gêne dans la région du dos ou du cou.

Elle est également utile pour diagnostiquer certains troubles du système nerveux comme la sclérose en plaques ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Analyse génétique

Pour certains troubles du système nerveux tels que la maladie de Huntington ou la dystrophie musculaire, une analyse génétique peut être effectuée afin de détecter toute mutation génétique susceptible de provoquer des symptômes.

Cette analyse peut également aider les médecins à prédire la probabilité qu’une personne développe certaines maladies à l’avenir, afin qu’ils puissent prendre des mesures dès maintenant pour les empêcher de se manifester plus tard. 

Tests sanguins

Les tests sanguins peuvent aider à compléter un diagnostic lorsque les résultats d’une IRM médullaire ne suffisent pas. Pour cette raison, ils font partie des examens complémentaires communs prescrits par les médecins pour diagnostiquer les diverses affections de la moelle épinière.

Les tests sanguins donnent à un médecin des informations sur le fonctionnement des organes, sur la concentration des protéines et le nombre de globules rouges ou blancs dans le sang. Ces informations peuvent être utiles pour confirmer ou infirmer le diagnostic initial basé sur l’IRM.

IRM médullaire : Pathologies détectées

Voici un aperçu des principales conditions pouvant être détectées ou évaluées par l’IRM médullaire :

  • Sclérose en plaques (SEP) : maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central, notamment le cerveau et la moelle épinière. L’IRM médullaire joue un rôle crucial dans le diagnostic, le pronostic, et la gestion clinique de la sclérose en plaques (SEP), en fournissant des images détaillées qui aident à identifier et à suivre l’évolution des lésions dans la moelle épinière.
  • Myélite inflammatoire : survient lorsqu’une inflammation affecte les nerfs de la colonne vertébrale, entraînant des douleurs et un handicap.
  • Myélite infectieuse : affection rare causée par une infection bactérienne ou virale telle qu’une méningite ou une infection par le virus de la polio.
  • Moelle post-radiothérapie : fait référence aux dommages causés par la radiothérapie administrée dans le cadre du traitement du cancer.
  • Myélopathie arthrosique : survient lorsque l’arthrite endommage les nerfs de la colonne vertébrale, ce qui entraîne une raideur, un engourdissement et une perte de sensibilité au-dessous de la ceinture, ainsi que des problèmes vésicaux et intestinaux.
  • Anévrisme : ce sont des renflements anormaux de la paroi des artères qui peuvent causer de graves problèmes de santé s’ils éclatent. Une IRM médullaire peut détecter des anévrismes dans la colonne vertébrale qui peuvent être causés par un traumatisme ou des changements dégénératifs dans les parois de l’artère.
  • Tumeurs de la colonne vertébrale : ce sont des masses de cellules qui se forment à l’intérieur des vertèbres ou des disques intervertébraux de la colonne vertébrale.
  • Accident vasculaire cérébral (AVC) : c’est une urgence médicale provoquée par l’interruption de la circulation sanguine dans une partie du cerveau en raison de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin.
  • Malformation vasculaire : anomalie dans la formation des vaisseaux sanguins qui les empêche de fonctionner correctement.
  • Syndrome médullaire antérieur : trouble neurologique causé par une lésion de la partie inférieure de la moelle épinière qui affecte généralement les mouvements des membres inférieurs.
  • Compression médullaire : affection médicale caractérisée par une pression sur les nerfs de la colonne vertébrale qui entraîne des douleurs et des engourdissements dans différentes parties du corps, en fonction de l’endroit où se situe la pression.
  • Epidurite : inflammation des tissus autour de la colonne vertébrale, généralement causée par une infection, une blessure ou une dégénérescence.
  • Tumeur médullaire : affections rares mais graves qui sont le plus souvent causées par des excroissances cancéreuses dans le canal rachidien lui-même ou dans les structures environnantes telles que les vertèbres ou les disques.
  • Tumeur intradurale : elles sont similaires aux tumeurs de la moelle épinière, mais elles se produisent à l’intérieur de la dure-mère – une couche protectrice entourant les tissus du cerveau et de la moelle épinière – plutôt qu’à l’extérieur, comme c’est le cas dans la plupart des tumeurs spinales traditionnelles.
  • Étude du cordon médullaire : permettant d’observer les altérations du système nerveux central.
  • Syndrome de Brown Sequard : trouble provoquée par des lésions partielles de la section des voies nerveuses spinothalamiques et corticospinales.
  • Parésie : une faiblesse musculaire partielle ou totale qui peut être accompagnée d’une perte de sensation due à une lésion nerveuse.
  • Paraplégie : une paralysie complète ou incomplète des jambes, due à une lésion de la section des voies nerveuses spinothalamique.
  • Troubles sphinctériens : incapacité à contrôler le flux urinaire et fécal causée par une compression directe ou indirecte du nerf spinal.
  • Troubles sensitifs : perte complète ou partielle de la sensibilité cutanée, en particulier celle associée aux membres touchés par la maladie

IRM médullaire : Compte-rendu et résultats

Lorsqu’une IRM médullaire est effectué, un premier aperçu des résultats est communiqué oralement une fois l’examen terminé. Ces résultats sont ensuite acheminés vers le patient ou son médecin traitant afin qu’ils en prennent connaissance et qu’ils décident de la prise en charge à suivre.

Dans certains cas, le médecin peut demander des examens complémentaires pour clarifier le diagnostic. Le patient sera alors informé par son médecin si ce type d’examens est nécessaire.

Les patients recevront également un rapport d’imagerie écrit et un CD contenant tous les résultats obtenus sur l’image à titre perso.

Dans certaines cliniques, il est également possible de retrouver ses rapports d’imagerie sur une plateforme en ligne sûre, confidentielle et accessible librement. Les documents créés grâce à cette image restent archivés pendant plusieurs années au cas où ils devraient être réutilisés ultérieurement.

IRM médullaire :  Quels sont les prix ?

Le prix d’une IRM médullaire varie en fonction du type d’examen dont vous avez besoin. En général, le prix des IRM varie de 300 à 500 euros ou plus.

Cependant, certaines IRM (comme celles qui nécessitent un produit de contraste) peuvent coûter bien plus que 500 euros.

Les IRM médullaire sont-elles couvertes par l’assurance maladie en France ?

Dans la plupart des cas, les compagnies d’assurance maladie en France couvrent une partie des coûts associés à un examen IRM.

Cependant, gardez à l’esprit que ces compagnies ne remboursent souvent que 70 % du coût total, les coûts supplémentaires n’étant pas couverts par l’assurance.

Les personnes bénéficiant d’un régime d’assurance maladie complémentaire ou les personnes souffrant d’une maladie de longue durée sont généralement remboursées à 100 %.

Où puis-je obtenir une IRM médullaire près de chez moi ?

Si vous recherchez une IRM médullaire près de chez vous, la première étape consiste à contacter le centre d’imagerie médicale le plus proche. De nombreux hôpitaux et cliniques de santé proposent des IRM médullaire dans le cadre de leurs services de diagnostic.

Demandez à votre médecin traitant ou à un professionnel de la santé de vous orienter vers un centre d’imagerie local spécialisé dans l’IRM médullaire.

En outre, de nombreux centres de radiologie peuvent être localisés en ligne en les recherchant directement.

Retrouvez les centres d’imagerie médicale près de chez vous

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Références 

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