IRM rénale (Uro-IRM) : Guide complet

Article rédigé par le 4 mars 2024

L’IRM rénale (Uro-IRM) est une technique d’imagerie non invasive utilisée dans le diagnostic et la gestion d’un grand nombre de pathologies impliquant le système rénal.

Ce type d’imagerie permet aux médecins d’obtenir des images détaillées des structures à l’intérieur du rein, y compris les vaisseaux, les systèmes collecteurs et le parenchyme rénal.

Dans cet article, nous expliquons le fonctionnement de l’IRM rénale, ses avantages par rapport à d’autres techniques d’imagerie et les risques potentiels qui y sont associés.

Nous vous donnons également quelques conseils sur la manière de vous préparer à l’IRM afin d’obtenir des résultats précis.

IRM rénale (Uro-IRM) : Définition

L’IRM rénale, également connue sous le nom d’Uro-IRM, est une modalité d’imagerie utilisée pour diagnostiquer les maladies du système rénal.

Elle combine les principes de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et révèle des conditions pathologiques qui peuvent passer inaperçues avec d’autres techniques d’imagerie.

Cette procédure non invasive et sûre utilise des champs magnétiques et des ondes radio pour produire des images détaillées et tridimensionnelles du corps qui peuvent donner un aperçu extrêmement précis des anomalies physiques et des maladies.

L’IRM-U est également extrêmement utile pour suivre l’état de santé général d’un patient ou les effets de traitements tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie.

L’Uro-IRM est considérée comme un outil précieux pour diagnostiquer et traiter des problèmes médicaux courants ou complexes, permettant aux médecins de prendre des décisions éclairées sur leur ligne de conduite avec une plus grande confiance.

Qu’est-ce qui différencie l’IRM des autres types d’imagerie médicale ?

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un type d’imagerie médicale qui se distingue des autres techniques par son niveau de détail avancé, sa précision et sa nature non invasive.

Contrairement aux autres types d’imagerie médicale, l’IRM utilise des aimants puissants et des impulsions de radiofréquence pour générer des images détaillées des organes et des structures internes avec une précision extraordinaire sans utiliser de rayons X.

Grâce à ses capacités d’imagerie détaillée, elle est devenue une alternative plus fiable et plus sûre à de nombreux autres outils d’imagerie diagnostique.

Rappel anatomique du rein

L’anatomie du rein humain est un système biologique complexe composé de plusieurs structures distinctes. Il comporte un cortex externe en forme de haricot et une médulla interne ; ces deux composantes sont séparées par une fine région de transition connue sous le nom de colonnes rénales.

À l’intérieur de la médulla, de nombreuses régions en forme de pyramides appelées pyramides rénales, qui contiennent :

  • Les néphrons ;
  • Les unités de production d’urine du rein : s’étendent à partir du cortex rénal.

Ce tissu contient également des vaisseaux qui transportent le sang vers et depuis les reins. Le cortex rénal contient en outre deux couches supplémentaires :

  • Une couche externe constituée de gros vaisseaux sanguins ;
  • Une couche interne composée de vaisseaux plus petits ;
  • Et de tubules qui transportent les fluides entre les différentes parties de l’organe.

Au-delà de l’anatomie, il est important de noter que les reins remplissent de nombreuses fonctions essentielles pour maintenir notre organisme en bonne santé, comme l’élimination des toxines métaboliques et la régulation de l’équilibre hydrique dans notre circulation sanguine.

Indications de l’IRM rénale (Uro-IRM) 

L’Uro-IRM est généralement recommandée comme outil de diagnostic pour l’identification et le suivi de nombreux troubles rénaux, tels que :

L’évaluation des troubles congénitaux présumés

L’évaluation de la présence de troubles congénitaux présumés peut être un processus difficile, nécessitant une approche méthodique.

L’IRM rénale (Uro-IRM) est une option qui est devenue de plus en plus populaire ces dernières années.

Ce type d’imagerie permet aux médecins d’examiner les organes concernés, notamment les reins et la vessie, avec une précision jamais atteinte auparavant.

L’Uro-IRM est le plus souvent utilisée soit comme imagerie initiale pour établir un diagnostic, soit comme suivi après des résultats anormaux à l’échographie.

Elle reste un outil inestimable non seulement pour diagnostiquer les troubles congénitaux, mais aussi pour aider à planifier une prise en charge adéquate.

Le dépistage des maladies glomérulaires

Le diagnostic précoce et la prise en charge efficace des néphropathies glomérulaires nécessitent une compréhension de la structure et de la physiologie complexes du glomérule.

Pour identifier ces maladies, les prestataires de soins de santé peuvent utiliser une combinaison d’études de laboratoire et de modalités d’imagerie, telles que l’IRM rénale (Uro-IRM).

L’Uro-IRM est un outil précieux pour le dépistage des maladies glomérulaires en raison de sa capacité à fournir des images anatomiques claires et détaillées avec une haute résolution spatiale.

Cette technique fournit des informations cruciales sur les structures rénales qui peuvent aider les cliniciens à diagnostiquer des maladies glomérulaires spécifiques ou à choisir des options thérapeutiques supervisées par une équipe pluridisciplinaire.

Anomalies parenchymateuses

Les anomalies parenchymateuses désignent tout problème structurel ou toute anomalie du parenchyme rénal, ce qui inclut des conditions telles que :

  • La cicatrisation ;
  • Les kystes corticaux ;
  • Le rein éponge médullaire ;
  • Et les reins contractés.

L’Uro-IRM est donc bien équipée pour détecter toute anomalie parenchymateuse de manière non invasive.

L’image précise générée par l’IRM rénale aide à diagnostiquer la nature de l’anomalie plus précisément que d’autres méthodes d’imagerie en fournissant des informations détaillées sur sa morphologie et sa localisation.

L’exclusion de la néphrolithiase (calculs rénaux)

La néphrolithiase (ou calculs rénaux) est une affection courante qui peut provoquer des douleurs intenses et, dans certains cas, des complications telles que l’obstruction des voies urinaires.

L’IRM rénale (Uro-IRM), un outil important dans le diagnostic et la gestion de la néphrolithiase (calculs rénaux), peut aider à identifier avec précision les calculs rénaux et fournir des informations supplémentaires sur :

  • La composition des calculs ;
  • L’anatomie rénale ;
  • La détection d’anomalies structurelles ;
  • Et l’identification de la cause potentielle d’un calcul rénal.

La recherche d’une obstruction ou d’une lésion des voies urinaires supérieures ou de la vessie

L’IRM rénale (Uro-IRM) est une forme spécialisée d’imagerie par résonance magnétique (IRM) spécialement conçue pour l’imagerie des voies urinaires supérieures, des reins et de la vessie.

Ce type d’examen est souvent utilisé pour dépister des obstructions dans les voies urinaires supérieures ou une lésion dans la vessie.

Un médecin peut suspecter la présence d’une lésion ou d’une obstruction sur la base de symptômes tels que :

  • Des douleurs pelviennes ;
  • Des douleurs dorsales ;
  • Des difficultés à uriner ;
  • Des mictions fréquentes ;
  • Et divers autres problèmes.

Les données recueillies par l’Uro-IRM permettent d’analyser le système urinaire et de détecter même de petites anomalies de taille, de forme ou des zones d’accumulation de liquide qui peuvent être révélatrices d’une affection sous-jacente.

La détection d’une infection ou d’un abcès

L’Uro-IRM fournit une multitude d’informations que les médecins peuvent utiliser pour détecter une infection ou un abcès dans différentes zones de l’appareil urinaire.

Elle est très utile pour évaluer l’anatomie et le fonctionnement du système urinaire, ainsi que pour identifier toute obstruction ou anomalie.

Elle offre en outre une excellente détectabilité pour évaluer les lésions inflammatoires subtiles et les masses suspectes, ainsi que pour différencier les types d’organes tels que les kystes, les fibroadénomes, les tumeurs et les abcès.

De plus, l’Uro-IRM visualise efficacement les inflammations et les infections que les stratégies d’imagerie plus traditionnelles ne peuvent pas détecter avec précision.

En résumé, l’IRM rénale est un outil inestimable pour les médecins qui peuvent ainsi évaluer et diagnostiquer de manière fiable les infections ou les abcès rénaux potentiels.

IRM rénale (Uro-IRM) : contre-indications

Bien que l’Uro-IRM puisse être un outil de diagnostic inestimable, il existe des contre-indications spécifiques qui peuvent empêcher son utilisation.

Les contre-indications fréquentes à l’IRM rénale (Uro-IRM) (qui n’impliquent pas l’injection de produit de contraste) sont :

Stimulateur cardiaque/valve cardiaque/composants métalliques

Si vous avez un dispositif implanté dans votre corps, tel qu’un stimulateur cardiaque, une valve cardiaque ou des composants métalliques, il est essentiel que vous en informiez votre technicien avant de passer une IRM.

Le champ magnétique puissant créé par l’appareil d’IRM peut entraîner un dysfonctionnement de ces dispositifs, voire une défaillance complète s’ils sont exposés trop longtemps.

Il est également important d’informer votre technicien si vous avez des implants ou des prothèses métalliques qui n’ont pas été mentionnés précédemment, car ils peuvent également être affectés par le champ magnétique.

Mauvaise réaction à un test d’imagerie antérieur

Si vous avez déjà eu une mauvaise réaction après un test d’imagerie (nausées, vertiges, maux de tête, etc.), il est important d’en informer votre médecin avant de passer une IRM.

Cela l’aidera à déterminer si vous pouvez subir un autre examen d’imagerie en toute sécurité et, le cas échéant, quelles précautions doivent être prises.

Claustrophobie

Enfin, si vous souffrez de claustrophobie (c’est-à-dire que vous êtes mal à l’aise dans les petits espaces), il est essentiel que vous en informiez votre médecin avant de passer un examen IRM.

Le fait d’être confiné dans un espace étroit pendant 45 minutes peut être très pénible pour une personne souffrant de claustrophobie et peut entraîner des résultats inexacts en raison des mouvements causés par l’anxiété et l’inconfort pendant l’examen.

Votre médecin peut vous fournir des médicaments avant l’examen pour atténuer certains de ces symptômes et vous permettre de passer l’examen sans trop bouger.

Contre-indications relatives au produit de contraste

Il est important de noter que les contre-indications suivantes sont pertinentes uniquement si le médecin choisit une IRM avec produit de contraste, une IRM standard n’est pas soumise aux mêmes contre-indications.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, il est important de discuter avec votre médecin pour savoir si l’IRM rénale (uro-IRM) est une bonne option pour vous.

D’une manière générale, si vous êtes dans le premier trimestre de votre grossesse ou si vous allaitez, l’IRM doit être évitée en raison du risque que l’agent de contraste injecté (qui contient de l’iode ou un autre produit de contraste comme le gadolinium) pénètre dans la circulation sanguine de la mère et puisse nuire au fœtus ou au nourrisson.

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Si vous êtes plus avancée dans votre grossesse (c’est-à-dire après 3 mois), votre médecin déterminera probablement que vous pouvez passer une IRM en toute sécurité en utilisant un produit de contraste à faible teneur en iode.

Maladie rénale et problèmes cardiaques

Si vous souffrez d’une maladie rénale ou de problèmes cardiaques, il est important de consulter votre médecin avant de subir une IRM, car l’agent de contraste injecté (qui contient de l’iode ou un autre produit de contraste comme le gadolinium) peut présenter des risques pour la santé.

Pour les personnes ayant des problèmes rénaux, il peut également y avoir des considérations supplémentaires car les reins sont responsables de l’élimination de l’excès d’iode dans le corps après une injection de produit de contraste.

Si vos reins ne fonctionnent pas correctement, cela peut conduire à une accumulation d’iode dans le corps, ce qui peut entraîner de graves complications de santé.

Si une personne a des antécédents de problèmes cardiovasculaires ou si elle est âgée et souffre d’une maladie cardiaque, l’utilisation de produit de contraste iodé pendant une IRM peut provoquer une cardiothyréose, un état de manque d’oxygène préjudiciable au tissu cardiaque.

Diabète et myélome

Les personnes atteintes de diabète et de myélome peuvent courir des risques supplémentaires lorsqu’elles subissent une IRM en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire (puisque ces deux maladies suppriment la capacité naturelle de l’organisme à combattre les infections) et elles doivent discuter de ces risques avec leur médecin avant de recevoir une injection d’agent de contraste contenant de l’iode.

Allergies

Si vous avez des allergies (qu’elles soient liées aux aiguilles ou au produit de contraste comme le gadolinium ou l’iode) il est important d’en discuter ouvertement avant de subir une procédure impliquant des injections, car même des réactions allergiques légères peuvent rapidement se transformer en urgences vitales si elles ne sont pas contrôlées.

Niveau de créatinine dans le sang

Un taux élevé de créatinine dans le sang est souvent constaté chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou d’autres maladies chroniques graves.

Lorsque vous passez une IRM rénale (uro-IRM), il est important d’informer votre médecin ou le technicien si votre taux de créatinine est supérieur à la normale, car des agents de contraste tels que l’iode ou le gadolinium sont utilisés pendant la procédure. Ces agents de contraste peuvent être toxiques pour les personnes dont les reins ne fonctionnent pas correctement et ne doivent donc pas être utilisés dans ces cas.

IRM rénale (uro-IRM) : Procédure

Afin de maximiser les résultats d’une IRM rénale (uro-IRM), il est important de se préparer correctement avant l’examen.

  • Il est important d’éviter de porter des vêtements contenant des éléments métalliques, car ceux-ci peuvent interférer avec le magnétisme nécessaire à la réussite de l’imagerie ;
  • En outre, tout bijou ou autre objet métallique doit être retiré avant l’examen ;
  • Il n’est généralement pas nécessaire de jeûner avant la procédure.

En suivant ces conseils simples à l’avance, les patients peuvent aborder leur IRM rénale en toute confiance, sachant que toutes les mesures possibles ont été prises pour que la procédure soit réussie, sans problème et avec des résultats optimaux.

Quoi ramener ?

La préparation à l’IRM rénale (uro-IRM) est essentielle pour que le rendez-vous se déroule sans encombre et avec succès.

Il est important d’apporter une liste exhaustive des documents et produits à ce rendez-vous pour que le traitement soit rapide et précis.

Voici une liste des éléments à ramener :

  • Ordonnance, liste des médicaments : vous devrez apporter votre ordonnance originale et une liste de tous les médicaments que vous prenez actuellement ;
  • Les produits de contraste qui vous ont été prescrits lors de la prise de votre rendezvous : Dans certains cas, ces produits sont parfois nécessaires pour visualiser certaines des structures internes pendant l’examen ;
  • Les résultats de votre prise de sang et autres bilans s’ils vous ont été prescrits lors de la prise de votre rendez-vous ou par votre médecin traitant : vos résultats médicaux peuvent être pertinents pour expliquer certains symptômes ou diagnostic ;
  • Les examens radiologiques antérieurs ainsi que vos comptes rendus d’opération ou d’hospitalisation (si pertinent) : tout document supplémentaire concernant les diagnostics passés doit être apportée ;
  • Votre carte VITALE (sécurité sociale) et son attestation (en France) : ceci peut être nécessaire pour obtenir remboursement et garantir un suivi en fonction du type d’examen ;
  • Votre carte de mutuelle ou autre assurance privée : si elle diffère de celle délivrée par la sécurité sociale, elle sera demandée au moment du règlement.

Assurez-vous donc d’avoir rassemblé tous les documents et produits mentionnés avant votre rendez-vous afin d’accélérer le processus, car chaque détail aura sa place pendant l’examen IRM rénale (uro-IRM).

IRM du mollet : Arrivée

À votre arrivée à la clinique pour votre IRM rénale (uro-IRM), vous devez vous assurer d’avoir tous les documents pertinents à portée de main, tels que votre dossier de sécurité sociale et toute autre preuve d’identité que vous possédez.

Pour éviter tout stress ou retard le jour de votre rendez-vous, arrivez 10 minutes avant l’heure prévue afin de remplir les documents et de permettre au personnel du cabinet de créer un dossier s’il s’agit de votre première visite.

Si vous ne comprenez pas bien les instructions ou d’autres aspects du processus, n’hésitez pas à poser des questions ou à clarifier certains points.

Rencontre avec le secrétariat

Après avoir été accueilli par le personnel de la réception, vous serez invité à remplir tous les documents nécessaires.

Une fois ces documents remplis, vous serez dirigé vers la salle d’attente jusqu’à ce qu’un technicien vienne vous chercher. Il vous conduira ensuite dans un vestiaire où vous pourrez ranger vos affaires et enfiler les vêtements nécessaires à votre examen IRM.

Afin d’assurer un maximum de confort pendant le rendez-vous, il peut être avantageux d’aller aux toilettes avant le début de l’examen.

Rencontre avec le technicien : à quoi ressemble l’équipement ?

L’IRM est un appareil d’imagerie médicale assez imposant. Il s’agit d’un appareil de grande taille qui comprend les éléments suivants :

  • Un tableau de commande avec un moniteur et des boutons pour que le technicien puisse contrôler le fonctionnement de l’IRM ;
  • Un tube cylindrique surmonté d’une « table » sur laquelle le patient est allongé partiellement ou complètement à l’intérieur du tube. Le tube abrite la bobine de radiofréquence qui est responsable de la prise des images ;
  • Des aimants puissants nommés “bobines” qui produisent les champs magnétiques nécessaires à l’acquisition des images. Ces aimants sont intégrés à la partie extérieure du cylindre et entourent le corps du patient pendant l’examen ;
  • Un appareil informatique spécial connecté à l’appareil pour traiter, analyser et enregistrer les données de l’IRM.

Les IRM rénale (uro-IRM) sont réalisées dans des salles fermées qui réduisent la pénétration d’ondes extérieures susceptibles de perturber les images.

Pendant l’examen

Avant de commencer l’examen IRM rénale (uro-IRM), il est important que le radiologue positionne le patient de manière à obtenir la meilleure image possible. Ainsi, le patient sera invité à s’allonger sur le dos sur la table d’IRM.

Pendant cet examen, il est important que le patient reste immobile et suive les instructions du radiologue.

Le fait de lui demander de retenir sa respiration pendant quelques secondes permet d’obtenir des images plus claires.

Vous devez vous attendre à ressentir des vibrations (parfois de la chaleur), ce qui est tout à fait normal ; il s’agit simplement d’ondes radio envoyées dans votre corps afin d’obtenir des images de ses structures internes.

Le fait de connaître les étapes du processus permet d’atténuer l’anxiété et de comprendre ce qui va se passer pendant l’examen.

Le technicien quitte généralement la pièce pendant que vous êtes dans la machine. Toutefois, il restera à votre disposition pour vous donner des directives et des instructions tout au long de votre examen.

Votre coopération est essentielle car des mouvements peuvent affecter les images prises par l’appareil d’imagerie médicale.

Combien de temps dure une IRM rénale (uro-IRM) ?

L’IRM rénale (uro-IRM) est généralement un examen rapide, d’une durée de 15 à 20 minutes. Toutefois, cette durée peut varier en fonction des spécificités de la situation du patient.

Il se peut que des documents ou des informations supplémentaires doivent être fournis avant ou après l’examen, ce qui peut allonger la durée totale de l’examen. Par ailleurs, une procédure d’IRM plus complexe peut également allonger la durée de l’examen.

En fonction de ces scénarios, nous vous recommandons donc de prévoir au moins une heure pour l’ensemble de votre rendez-vous.

IRM rénale (Uro-IRM) : Est-ce douloureux ?

La procédure d’IRM n’est généralement pas perçue comme douloureuse. La partie la plus désagréable de l’examen peut être l’administration d’un produit de contraste, qui peut provoquer une gêne temporaire, mais généralement pas de douleur.

En outre, selon la zone scannée, le fait de devoir rester dans une position spécifique pendant une période prolongée peut créer une gêne, voire un certain niveau de douleur.

Toutefois, cette douleur n’est que mineure et devrait être tout à fait gérable pour la plupart des patients.

IRM rénale (Uro-IRM) : Que faire si je suis claustrophobe ou anxieux (se) ?

Pour de nombreuses personnes, l’idée de passer un examen IRM peut être extrêmement intimidante. C’est particulièrement vrai si vous êtes claustrophobe ou anxieux à l’idée de passer cet examen.

Heureusement, il existe plusieurs mesures que vous pouvez prendre pour rendre l’expérience plus facile à gérer et moins stressante.

N’oubliez pas que l’examen est fait pour une bonne cause !

Il est important de se rappeler que l’examen est fait pour une bonne cause ; il est effectué pour détecter d’éventuelles anomalies dans la région rénale et pour assurer votre sécurité.

Le fait de savoir que la procédure est effectuée dans votre propre intérêt peut être réconfortant et contribuer à réduire votre niveau de stress pendant la séance.

Parlez-en à votre médecin qui sera en mesure de vous conseiller

Si vous vous sentez anxieux ou claustrophobe à l’idée de passer un examen IRM rénale (Uro-IRM), il est important d’en parler à votre médecin qui pourra vous conseiller sur la meilleure façon de gérer vos sentiments avant et pendant l’examen. Votre médecin pourra vous fournir des médicaments qui vous aideront à vous détendre pendant la procédure ou vous suggérer d’autres formes de relaxation, comme de la musique ou des techniques de visualisation.

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Médicaments pour se détendre

Si votre médecin le recommande, prenez les médicaments prescrits à l’avance afin de vous détendre avant de commencer l’examen. Cela contribuera à réduire tout sentiment d’anxiété et d’inconfort pendant la séance elle-même et vous aidera à rester calme tout au long du processus. Il est également important de noter que si vous prenez régulièrement des médicaments, informez-en votre médecin avant de les prendre avant un examen IRM rénale (Uro-IRM) afin d’assurer leur sécurité pendant cette période.

Casque pour masquer le bruit (IRM), coussinets anti-bruit ou bouchons d’oreille

Pour réduire encore plus l’anxiété liée à l’IRM, pensez à apporter des écouteurs avec de la musique apaisante ou des tampons antibruit ou des bouchons d’oreille qui aideront à masquer les bruits forts associés à la machine elle-même, comme lors de sa mise en marche, ce qui vous permettra de rester détendu pendant toute la procédure. Les écouteurs peuvent également constituer une distraction à l’intérieur du scanner, ce qui peut contribuer à réduire tout sentiment de claustrophobie causé par le fait d’être enfermé dans un petit espace pendant de longues périodes. 

Musique et mélodie relaxante pendant la séance

En plus de l’utilisation d’un casque, de coussinets antibruit ou de bouchons d’oreille, l’écoute de musique ou de mélodies relaxantes à l’intérieur du scanner peut contribuer à créer une atmosphère apaisante qui aide à atténuer les sentiments d’inconfort associés au fait d’être enfermé dans un petit espace tel qu’un scanner IRM, tout en offrant une distraction bien nécessaire à l’écart des bruits forts émis par la machine elle-même (comme lors de son démarrage).

La musique est connue pour avoir un effet positif sur l’humeur, alors pourquoi ne pas utiliser son pouvoir pour le bien ?

Vous resterez visible à tout moment grâce à une vitre non teintée et à une caméra placée dans l’appareil

N’oubliez pas que pendant votre séance d’IRM, vous resterez visible à tout moment grâce à une vitre non teintée située à une extrémité de l’appareil IRM et à une caméra placée dans l’appareil, tout en ayant la possibilité de communiquer avec le personnel à l’extérieur de l’appareil si quelque chose nécessite une attention particulière (par exemple, si vous vous sentez trop mal à l’aise).

Le fait de savoir cela peut rassurer les personnes qui se sentent particulièrement anxieuses à propos de la procédure à venir, mais n’oubliez pas : parlez toujours ouvertement avec le personnel avant de commencer afin qu’il sache exactement comment vous aider et vous soutenir au mieux !

Cloche à main

De nombreux centres d’imagerie médicale mettentà la disposition des patients une sonnette manuelle qui leur permet d’alerter le personnel présent à tout moment pendant le processus d’imagerie s’ils se sentent mal à l’aise ou s’ils ont besoin d’aide.

Il s’agit d’un outil précieux pour les personnes claustrophobes ou anxieuses pendant l’examen, car il leur permet de prendre le contrôle de la situation et de recevoir de l’aide si nécessaire sans avoir à quitter physiquement l’appareil ou à arrêter complètement l’examen.

Interruptions

Il est important de se rappeler qu’il est possible d’intervenir à tout moment pendant l’examen ou de l’arrêter si nécessaire en raison d’une gêne ou d’un niveau d’anxiété trop élevé pour être confortable.

Alternatives

Si nécessaire, il existe des alternatives telles que les machines IRM à champ ouvert qui offrent un environnement plus spacieux et moins de bruit pendant les scans que les machines traditionnelles à cavité fermée.

Demandez à votre médecin quelles sont les options qui s’offrent à vous et si une IRM à champ ouvert est préférable dans votre cas. 

Techniques de relaxation

Avant de passer un IRM, pratiquez des techniques de relaxation telles que des exercices de respiration profonde ou de relaxation musculaire progressive (PMR).

Il a été démontré que ces techniques réduisent considérablement les niveaux d’anxiété et peuvent contribuer à rendre une situation potentiellement stressante beaucoup plus tolérable pour les patients qui peuvent avoir peur des espaces clos ou d’autres anxiétés liées à un examen IRM en général.

Familiarisez-vous avec l’appareil

Si possible, essayez de visiter le centre d’imagerie à l’avance afin de vous familiariser avec ce qui se passera pendant l’examen et de vous mettre à l’aise avant la date réelle de la procédure.

Le fait de pouvoir se promener et de s’habituer à l’emplacement des appareils dans le centre d’imagerie peut faire une grande différence en termes de confiance le jour de votre rendez-vous.

IRM rénale (Uro-IRM) : Risques, inconvénients et effets secondaires (y a-t-il des dangers ?)

Le plus intéressant dans ce type d’imagerie médicale est que, les IRM n’utilisent pas de radiation et n’ont pas d’effets secondaires négatifs connus !

Cependant, il convient de noter que certaines personnes peuvent avoir de légères réactions à l’agent de contraste (seulement s’il est utilisé dans l’examen). Ces symptômes peuvent inclure :

  • Infection : les infections bactériennes et fongiques peuvent survenir si le produit n’est pas correctement administré ou stérilisé.
  • Fièvre : une température corporelle élevée peut se développer si des quantités trop importantes de produit sont injectées.
  • Gonflement : certaines personnes peuvent présenter un gonflement au point d’injection qui peut être gênant.
  • Hémorragie : le patient a parfois des saignements pendant ou après un examen à base de produits iodés.
  • Nausées : certaines personnes sentent des nausées après la prise du produit de contraste.
  • Étourdissements : après avoir reçu un produit de contraste, certains patients souffrent d’étourdissements ou même des pertes de connaissance temporaires.
  • Douleur à l’endroit où l’aiguille a été insérée : un certain inconfort est parfois ressenti à l’endroit où l’aiguille a été insérée pour administrer le produit de contraste.
  • Mal de tête
  • Goût métallique

Examens complémentaires à l’IRM rénale (Uro-IRM)

Bien que l’IRM rénale (Uro-IRM) soit une méthode incroyablement précise d’imagerie des reins et de collecte des informations diagnostiques nécessaires à l’identification d’une affection rénale donnée, il existe toujours des situations dans lesquelles davantage de données sont nécessaires pour poser un diagnostic ou informer le traitement.

Dans ce cas, il convient d’examiner attentivement les autres examens à réaliser en complément de l’IRM rénale :

  • L’échographie, qui permet d’évaluer les kystes rénaux et de rechercher des masses solides ou une obstruction ;
  • Les études de médecine nucléaire, qui montrent la physiologie et la structure des reins ;
  • La tomodensitométrie (TDM), qui permet d’examiner les calculs rénaux dans la plupart des cas ;
  • L’angiographie rénale, qui évalue la sténose de l’artère rénale ;
  • La pyélographie rétrograde et l’échographie endoscopique peuvent être réalisées, mais ce sont des options plus invasives que les examens susmentionnés.

En fonction du type de maladie suspectée, l’une ou l’autre de ces techniques d’imagerie peut être nécessaire et leur combinaison peut fournir des informations très pertinentes dont un professionnel de la santé a besoin pour diagnostiquer correctement des affections telles que des cancers ou des maladies causées par des anomalies congénitales.

Exemple de pathologies détectées par l’IRM rénale (Uro-IRM)

L’IRM rénale (Uro-IRM) est très utile pour diagnostiquer les problèmes rénaux aigus et chroniques. Voici quelques exemples de pathologies qui peuvent être détectées grâce à cette technique d’imagerie :

  • L’hydronéphrose ;
  • Les calculs rénaux ;
  • Les tumeurs rénales ;
  • La néphropathie lipidique ;
  • La pyélonéphrite xanthogranulomateuse ;
  • Les kystes multiples ;
  • Les syndromes d’obstruction vasculaire aiguë ;
  • Les hématomes primaires et secondaires ;
  • L’hypertension rénovasculaire ;
  • Et la polykystose rénale autosomique dominante.

Outre la détection des caractéristiques pathologiques des reins, l’Uro-IRM peut également révéler des détails morphologiques structurels permettant une caractérisation fiable et une évaluation diagnostique.

IRM rénale (Uro-IRM): Compte-rendu et résultats

Dans le cas d’une IRM rénale (Uro-IRM), les patients peuvent recevoir le rapport et les résultats de différentes manières. Le radiologue communique généralement un premier aperçu des résultats oralement. Il peut également transmettre les résultats au médecin du patient pour qu’il les examine et les prenne en charge.

Dans certains cas, le médecin peut demander des examens complémentaires pour clarifier le diagnostic. Les patients reçoivent généralement un rapport d’imagerie écrit ainsi qu’un CD contenant les détails de l’examen.

En outre, de nombreuses cliniques proposent désormais des plateformes en ligne où les patients peuvent accéder à distance à leurs rapports d’imagerie dans un environnement sécurisé et confidentiel.

Ces images sont généralement archivées pendant quelques années après avoir été prises.

IRM rénale (Uro-IRM) : Quels sont les prix ?

Le coût d’une IRM rénale (Uro-IRM) peut être assez élevé, il est donc important de s’assurer que vous obtenez le meilleur rapport qualité-prix. Les prix varient en fonction de l’emplacement de la clinique et de la complexité de la procédure d’imagerie, allant d’environ 300 à 500 euros.

Bien qu’il puisse être tentant d’opter pour l’option la moins chère, il est important que vous compreniez exactement ce qui est inclus dans la procédure et que vous fassiez confiance aux normes de qualité de l’hôpital au moment de prendre votre décision.

Comparer les prix à l’avance vous aidera à trouver une option avec des tarifs compétitifs et un service optimal.

Les IRM rénale (Uro-IRM) sont-elles couvertes par l’assurance maladie en France ?

Savoir si l’IRM rénale (Uro-IRM) est incluse dans votre couverture d’assurance maladie en France peut s’avérer crucial pour prendre la décision de subir la procédure.

Il est recommandé de contacter votre assureur avant d’opter pour une IRM rénale afin de savoir si les coûts associés sont entièrement ou partiellement pris en charge, ainsi que les éventuelles conditions particulières à remplir pour bénéficier du remboursement.

Votre assureur sera en mesure de vous donner des informations plus détaillées sur ce que votre police couvre et sur le montant des frais qui peuvent être pris en charge.

Où puis-je obtenir une IRM rénale (Uro-IRM) près de chez moi ?

Si vous recherchez une IRM rénale (uro-IRM) près de chez vous, la première étape consiste à contacter le centre d’imagerie médicale le plus proche.

De nombreux hôpitaux et cliniques de santé proposent des IRM rénale (uro-IRM) dans le cadre de leurs services de diagnostic.

Demandez à votre médecin traitant ou à un professionnel de la santé de vous orienter vers un centre de radiologie local spécialisé dans l’IRM rénale (uro-IRM).

En outre, de nombreux centres de radiologie peuvent être localisés en ligne en les recherchant directement.

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Références

Uro-IRM

https://www.sfip-radiopediatrie.org/wp-content/uploads/2018/07/vivier_trousseau_2011-1.pdf

https://www.lecomparateurassurance.com/10-guide-mutuelle/104492-calculer-remboursement-mutuelle/prix-irm-imagerie-medicale-remboursement

http://onclepaul.net/wp-content/uploads/2011/07/m%C3%A9thodes-dexplorationFILEminimizer.pdf

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