Infections des voies respiratoires chez le chat : Symptômes, causes et traitements

Les infections des voies respiratoires chez le chat sont parmi les affections les plus courantes que les vétérinaires rencontrent. Elles peuvent toucher le nez, la gorge, la trachée, mais aussi les bronches et les poumons. Selon l’origine de l’infection – virus, bactéries ou parasites – les signes observés varient : écoulements nasaux, éternuements, toux, difficultés respiratoires… Dans les formes les plus graves, elles peuvent provoquer une détresse respiratoire mettant en jeu la vie du chat.

Heureusement, des traitements adaptés permettent de soigner efficacement ces maladies lorsqu’elles sont détectées rapidement. Mieux encore, certaines mesures de prévention simples peuvent réduire considérablement les risques pour votre compagnon. Dans cet article, nous vous guidons pour reconnaître les symptômes des infections des voies respiratoires chez le chat, comprendre leurs causes et découvrir les solutions de traitement et de prévention les plus efficaces.

Définition et description des infections des voies respiratoires chez le chat

Les infections des voies respiratoires chez le chat regroupent l’ensemble des maladies qui affectent le système respiratoire de l’animal. Elles peuvent être d’origine virale, bactérienne ou parasitaire, et leur gravité varie d’un simple rhume bénin à des pathologies beaucoup plus sérieuses mettant en danger la vie du félin.

On distingue généralement deux grandes catégories d’infections respiratoires chez le chat :

  • Les atteintes des voies respiratoires supérieures, qui concernent le nez, la gorge et le larynx. Elles sont souvent responsables d’éternuements, d’écoulements nasaux et de difficultés à respirer par le nez.
  • Les atteintes des voies respiratoires inférieures, qui touchent la trachée, les bronches et les poumons. Elles se traduisent plutôt par de la toux, un essoufflement, voire une détresse respiratoire dans les cas graves.

La différence entre ces deux formes réside donc essentiellement dans la localisation des lésions et dans la nature des symptômes. Comprendre cette distinction est essentiel, car elle oriente le diagnostic vétérinaire et la prise en charge thérapeutique.

Bon à savoir : Les infections des voies respiratoires supérieures chez le chat sont fréquentes, surtout dans les refuges ou environnements surpeuplés. Selon une étude de 2024, le calicivirus félin (FCV) est présent chez 40,2 % des chats infectés, et l’herpèsvirus félin 1 (FHV‑1) chez 29,5 %. Ces deux virus sont les principales causes des infections respiratoires supérieures félines.

Quelques notions d’anatomie sur l’appareil respiratoire du chat

Pour mieux comprendre les infections des voies respiratoires chez le chat, il est important de connaître le rôle et la structure de son appareil respiratoire. Celui-ci regroupe l’ensemble des organes qui assurent les échanges gazeux indispensables à la vie : l’oxygène est apporté à l’organisme lors de l’inspiration, tandis que le dioxyde de carbone est rejeté à l’expiration.

Le trajet de l’air débute par les voies respiratoires supérieures – le nez, la gorge (pharynx) et le larynx – qui filtrent, humidifient et réchauffent l’air inspiré. Il se poursuit ensuite par les voies respiratoires inférieures, constituées de la trachée, des bronches et des poumons, où s’effectue l’échange gazeux vital entre l’air et le sang.

En cas d’atteinte infectieuse, les symptômes diffèrent selon la partie concernée : une infection des voies supérieures provoque le plus souvent des éternuements et un écoulement nasal, tandis qu’une atteinte des voies inférieures entraîne plutôt de la toux, des difficultés respiratoires et parfois une fatigue intense.

Cette distinction anatomique permet de mieux comprendre pourquoi certaines infections respiratoires du chat semblent bénignes, alors que d’autres deviennent rapidement graves et nécessitent une prise en charge vétérinaire urgente.

À noter : le système respiratoire du chat est particulièrement sensible, et même une gêne légère au niveau du nez ou des poumons peut fortement impacter son bien-être quotidien.

Généralités des manifestations des symptômes en cas d’infections des voies respiratoires chez le chat

Les infections des voies respiratoires chez le chat se manifestent par des symptômes variés, qui dépendent essentiellement de la localisation de l’infection dans le tractus respiratoire.

On distingue principalement les atteintes des voies respiratoires supérieures (VRS) et des voies respiratoires inférieures (VRI).

Atteinte des voies respiratoires supérieures (VRS)

Lorsque les voies respiratoires supérieures sont touchées, les signes les plus fréquents sont :

  • Éternuements parfois intenses ou continus,
  • Écoulements nasaux clairs ou purulents,
  • Ronflements et parfois une respiration sifflante,
  • Étouffements légers ou gênes respiratoires.

Ces symptômes peuvent s’accompagner de signes généraux tels que :

  • Fièvre (la température normale du chat se situe entre 38 et 39°C),
  • Sécrétions oculaires ou nasales,
  • Perte d’appétit, souvent accentuée en cas de fièvre,
  • Vomissements ou diarrhées, parfois observés lorsque l’infection est associée à un virus,
  • Toux légère occasionnelle.

Atteinte des voies respiratoires inférieures (VRI)

Les infections des voies respiratoires inférieures touchent la trachée, les bronches et les poumons. Elles se traduisent par :

  • Toux persistante ou séquentielle,
  • Essoufflement et respiration rapide,
  • Détresse respiratoire pouvant pousser le chat à respirer par la bouche.

Ces atteintes graves s’accompagnent souvent de :

  • Mauvais état général, fatigue et léthargie,
  • Perte d’appétit, pouvant conduire à une déshydratation,
  • Fièvre modérée ou élevée, selon l’agent infectieux.

💡 À savoir : Chez le chat, certaines infections respiratoires peuvent évoluer rapidement. Les propriétaires doivent surveiller tout signe inhabituel, même léger, et consulter un vétérinaire dès que les symptômes persistent plus de 24–48 heures. Une détection précoce peut faire la différence entre une infection bénigne et une complication grave, comme une pneumonie féline.

Infections des voies respiratoires chez le chat : quelles sont les causes ?

Les infections des voies respiratoires chez le chat peuvent avoir des symptômes similaires, mais leurs causes sont multiples. Comprendre ces facteurs permet de mieux prévenir et traiter ces affections fréquentes.

1. Les parasites

Les vers pulmonaires sont l’une des causes les plus fréquentes chez les chats vivant à l’extérieur. Ces parasites provoquent une inflammation des voies respiratoires et entraînent souvent une toux chronique, parfois persistante même après traitement par vermifuges, car les lésions causées par les vers mettent du temps à se résorber. Chez certains chats, l’infection peut rester asymptomatique, rendant la détection plus difficile.

2. Les microorganismes : virus et bactéries

Les virus et bactéries représentent la cause principale des infections respiratoires féline. Les plus fréquents sont :

  • Herpèsvirus félin de type 1 (FeHV-1) : responsable de la Rhinotrachéite Virale Féline (FVR), il touche principalement les voies respiratoires supérieures et les conjonctives.
  • Calicivirus félin (FCV) : associé à la calicivirose, il endommage souvent les voies respiratoires inférieures et provoque toux, éternuements et parfois ulcérations buccales.

Il est souvent difficile de distinguer cliniquement ces deux virus, car les symptômes se chevauchent (rhume, coryza).

3. Les bactéries et mycoplasmes

  • Mycoplasmes : responsables d’infections respiratoires moins fréquentes, mais pouvant compliquer l’état des chats fragilisés.
  • Chlamydia psittaci : bactérie pouvant provoquer une pneumonie féline sévère. Elle est rarement rencontrée chez les chats vivant en appartement ou en petit groupe, mais peut se propager rapidement dans les refuges ou chatteries à forte densité.

💡 À noter : Plusieurs causes peuvent se combiner. Par exemple, un chat exposé à des virus peut développer une surinfection bactérienne, aggravant les symptômes. Une évaluation vétérinaire est donc indispensable pour déterminer la cause exacte et choisir le traitement adapté.

Les principales infections des voies respiratoires chez le chat

Les infections des voies respiratoires chez le chat peuvent apparaître rapidement après l’exposition à un micro-organisme, généralement après une période d’incubation de 2 à 7 jours. Ces infections touchent différentes parties du système respiratoire et se manifestent par des symptômes spécifiques selon la localisation.

1. Bronchite et bronchiolite

Ces affections touchent les petites bronches des poumons. Les signes les plus fréquents sont :

  • Toux sèche et persistante,
  • Difficultés respiratoires,
  • Perte d’appétit et fatigue générale.
    La bronchite chronique peut affaiblir le chat et favoriser des surinfections bactériennes.
RECOMMANDÉ :  Diabète félin : identifier et prendre en charge (conseils vétérinaire)

2. Œdème pulmonaire

L’œdème pulmonaire se manifeste brutalement par :

  • Détresse respiratoire sévère, posture caractéristique de recherche d’air,
  • Toux grasse et râles pulmonaires,
  • Muqueuses bleutées en phase avancée.

Cette affection est due à l’accumulation de liquide dans les poumons, souvent secondaire à une infection ou à une insuffisance cardiaque. Elle peut provoquer la mort rapidement si aucune intervention vétérinaire n’est réalisée.

3. Pharyngite et laryngite

Souvent liées à un coup de froid, ces infections se traduisent par :

  • Toux sèche et fréquente,
  • Irritation de la gorge,
  • Pour la laryngite, miaulements rauques ou étouffés.

4. Pneumonie

La pneumonie féline se caractérise par :

  • Difficulté respiratoire modérée à sévère, parfois bouche ouverte,
  • Abattement et perte d’appétit,
  • Toux et écoulement nasal.

Cette infection peut être virale ou bactérienne et nécessite une prise en charge vétérinaire rapide pour éviter les complications graves.

5. Trachéite

L’inflammation de la trachée se manifeste par :

  • Toux sèche et sonore,
  • Propagation possible à d’autres parties du système respiratoire, entraînant parfois bronchite, laryngite, pharyngite et rhinite simultanées.

6. Rhinite

D’origine virale ou allergique, la rhinite provoque :

  • Écoulement nasal bilatéral, clair ou purulent,
  • Conjonctivite.

La couleur de l’écoulement permet souvent de différencier la rhinite bactérienne (purulente) de la rhinite allergique (claire et continue).

7. Rhume et coryza du chat

Le rhume et le coryza sont des infections fréquentes, généralement virales ou bactériennes, qui se manifestent par :

  • Écoulement nasal,
  • Reniflements fréquents,
  • Parfois fièvre légère et perte d’appétit.

Les indices de gravité en cas d’infections des voies respiratoires chez le chat

Les infections des voies respiratoires chez le chat passent souvent inaperçues aux premiers stades. Contrairement aux chiens, les chats cachent bien leur malaise et n’expriment pas clairement la détresse respiratoire. C’est pourquoi de nombreux propriétaires ne détectent l’infection qu’à un stade avancé, rendant l’intervention vétérinaire urgente.

Certains signes doivent alerter immédiatement :

  • Détresse respiratoire : le chat respire très rapidement, souvent plus de 16 à 20 respirations par minute, avec un soulevé marqué du thorax et du ventre à chaque respiration.
  • Posture caractéristique : pour faciliter l’entrée d’air, le chat peut s’accroupir ou se coucher avec le cou étendu.
  • Muqueuses bleutées : gencives, langue ou yeux prenant une teinte bleuâtre, signe d’un manque critique d’oxygène.

💡 À savoir : Même si les autres symptômes sont modérés (toux, éternuements, écoulement nasal), la présence d’au moins un des signes ci-dessus indique une infection grave nécessitant une consultation vétérinaire immédiate. Dans certains cas, le chat peut souffrir d’une pneumonie ou d’un œdème pulmonaire, dont l’évolution rapide peut mettre sa vie en danger.

🔹 Conseil pratique : Surveillez régulièrement la respiration de votre chat à l’état calme : un rythme accéléré, des mouvements thoraciques exagérés ou des halètements doivent toujours être pris au sérieux.

La transmission des infections des voies respiratoires chez le chat

Les infections des voies respiratoires chez le chat se propagent très facilement, aussi bien par transmission directe que transmission indirecte.

Modes de transmission

  1. Transmission aérienne
    Les micro-organismes présents dans l’air, issus des éternuements ou de la toux d’un chat infecté, peuvent contaminer les chats à proximité. L’inhalation de ces particules est un des modes de transmission les plus fréquents, surtout dans les environnements confinés ou à forte densité de chats (refuges, chatteries, élevages).
  2. Contact direct entre chats
    Le contact étroit, museau contre museau, ou le contact avec les sécrétions respiratoires (salive, écoulements nasaux et oculaires) facilite la propagation des infections. Les jeunes chats ou ceux vivant en collectivité sont particulièrement exposés.
  3. Transmission indirecte via les humains ou objets
    Les humains manipulant un chat malade peuvent, sans s’en rendre compte, transmettre les germes à d’autres chats sains. De même, les objets partagés (litière, gamelles, jouets, couvertures) peuvent être vecteurs de contamination si des mesures d’hygiène strictes ne sont pas respectées.

💡 À savoir : Certaines souches virales, comme l’herpèsvirus félin ou le calicivirus, peuvent rester actives dans l’environnement plusieurs heures à plusieurs jours. Un nettoyage régulier des surfaces et un isolement des chats malades sont donc essentiels pour limiter la propagation.

Les comportements à adopter en cas de suspicion d’infections des voies respiratoires chez le chat

En cas de suspicion d’infections des voies respiratoires chez votre chat, et au vu d’une potentielle aggravation vers une détresse respiratoire, la consultation d’un vétérinaire est essentielle. Les causes et les symptômes étant variées, seul votre vétérinaire est apte à distinguer les causes des infections et donner le traitement adéquat à chaque cas. 

En attendant la visite chez un professionnel, il est indiqué de mettre le chat dans un endroit calme. En effet, le stress le poussera à accélérer davantage sa respiration et accentuera sa fatigue. Il convient également de le manipuler précautionneusement, en faisant attention à ne pas écraser avec les mains ses poumons lors du transport.

Le propriétaire est également prié de noter tous les symptômes, et de porter une attention au toux : sa fréquence, son type (grasse ou sèche), ainsi que tout autre fait marquant (râle, miaulement rauque ou muette…)

Le diagnostic des infections des voies respiratoires chez le chat

Le diagnostic par le vétérinaire se fera sur base :

  • Des examens cliniques de l’animal 

A l’auscultation, il fera des palpations qui vont provoquer ou non des toux chez votre félin. Il écoutera également la respiration de votre animal. Le vétérinaire examinera les types de jetage nasal, sa nature, sa couleur. La différenciation entre une atteinte des voies supérieures ou inférieures se fera ainsi via l’examen physique

  • Des recueils de l’anamnèse ou l’histoire des symptômes fournis par le propriétaire
  • De la compréhension des modes de vie du chat

Pour un chat vivant en appartement, le vétérinaire éliminera par exemple des maladies qui s’attrapent en collectivité comme la pneumonie à Chlamydia Psittaci.

  • Des examens complémentaires comme la radiographie, l’échographie
  • Des analyses des sécrétions ou des écouvillonnages 
  • Des tests allergiques 
  • Une coproculture à la recherche de parasites.

Quelques maladies atteignent les voies respiratoires, sans être des infections. Il s’agit de l’asthme, des allergies respiratoires, de la présence des tumeurs bénignes ou malignes, et des problèmes dentaires.

Les options de traitement en cas d’infections des voies respiratoires chez le chat

Le traitement des infections des voies respiratoires chez le chat dépend avant tout du type de micro-organisme en cause : virus, bactéries ou parasites. Une évaluation vétérinaire précise est donc indispensable pour adapter la prise en charge.

1. Traitement médicamenteux

  • Antibiotiques : prescrits uniquement en cas de surinfection bactérienne ou pour éliminer certaines bactéries identifiées. Leur utilisation doit être strictement encadrée par le vétérinaire pour éviter la résistance bactérienne.
  • Antiviraux et antiparasitaires : dans certains cas spécifiques (herpèsvirus ou vers pulmonaires), des traitements ciblés peuvent être nécessaires.
  • Traitements symptomatiques : anti-inflammatoires, décongestionnants ou médicaments favorisant la fluidité des sécrétions respiratoires peuvent être prescrits pour soulager le chat et faciliter sa récupération.

Bon à savoir : Certains traitements antiviraux, comme la doxycycline et le famciclovir, ont montré des résultats prometteurs chez les chatons souffrant d’infections respiratoires supérieures. Une étude a comparé l’évolution clinique de chatons traités avec ces médicaments à un groupe recevant un placebo, révélant une amélioration plus rapide chez les animaux traités.

2. Soins à domicile complémentaires

En parallèle du traitement médicamenteux :

  • Nettoyage régulier des voies respiratoires : il est essentiel de débarrasser les yeux et le nez des sécrétions afin de limiter l’inconfort et les risques de surinfection. Utilisez un gaze stérile imbibée de sérum physiologique.
  • Hydratation et alimentation : les chats malades mangent moins, il est donc important de proposer une nourriture humide ou appétente pour maintenir les apports nutritionnels et soutenir le système immunitaire.
  • Surveillance de la respiration : notez la fréquence respiratoire et l’apparition de symptômes de détresse (halètement, posture accroupie, muqueuses bleutées).

💡 Astuce rarement mentionnée : L’humidification de l’air ambiant (par exemple avec un diffuseur de vapeur froide ou dans une salle de bain chauffée par la vapeur) peut aider à dégager les voies respiratoires et réduire la toux et l’écoulement nasal.

Comment prévenir les infections des voies respiratoires chez le chat ?

Les infections des voies respiratoires chez le chat sont multifactorielles et peuvent toucher aussi bien les chats vivant en appartement que ceux ayant accès à l’extérieur. Pour protéger efficacement votre animal, il est essentiel d’adopter une combinaison de gestes préventifs.

1. La vaccination

Les virus, comme l’herpèsvirus félin ou le calicivirus, sont parmi les causes les plus fréquentes des infections respiratoires. La vaccination constitue donc la meilleure protection préventive.

  • Elle permet de réduire la gravité des symptômes en cas d’infection.
  • Les vaccins contre la rhinotrachéite virale féline (FeHV-1) et la calicivirose (FCV) font partie des protocoles standards dans de nombreux pays.
RECOMMANDÉ :  Mon lapin mord : Causes, solutions et conseils vétérinaires

💡 À savoir : Même vacciné, le chat peut attraper d’autres micro-organismes responsables de ces infections. La vaccination ne remplace donc pas les mesures d’hygiène et de surveillance.

2. La lutte contre les parasites

Le vermifuge régulier protège non seulement contre les vers intestinaux mais également contre certains vers pulmonaires, qui peuvent provoquer des infections respiratoires chroniques ou asymptomatiques.

3. Limiter le contact avec les chats malades

  • Évitez que votre chat soit en contact direct avec des chats présentant des signes respiratoires (toux, éternuements, écoulement nasal ou oculaire).
  • Si vous devez manipuler un chat malade, lavez-vous soigneusement les mains et changez de vêtements avant de toucher un chat sain.
  • Nettoyez et désinfectez régulièrement les gamelles, litières et jouets pour limiter la propagation des germes.

4. Maintenir un environnement sain

  • Aérez régulièrement les pièces et évitez les lieux surpeuplés si vous avez plusieurs chats.
  • Évitez la fumée de cigarette et les produits irritants pour les voies respiratoires, qui favorisent l’inflammation et la sensibilité aux infections.

Bon à savoir : Une alimentation équilibrée riche en vitamines et antioxydants peut renforcer le système immunitaire de votre chat, réduisant ainsi le risque et la gravité des infections respiratoires.

Quel est le pronostic en cas d’infections des voies respiratoires chez le chat ?

Le pronostic des infections des voies respiratoires chez le chat est généralement bon lorsque la maladie est détectée tôt et prise en charge rapidement. Une intervention vétérinaire précoce permet de traiter efficacement l’infection, de soulager les symptômes et de prévenir les complications graves, telles que l’œdème pulmonaire ou la pneumonie sévère.

Facteurs influençant le pronostic

  • Localisation de l’infection : Les infections des voies respiratoires supérieures (nez, gorge, larynx) ont souvent un meilleur pronostic que celles touchant les voies respiratoires inférieures (trachée, bronches, poumons).
  • Type de micro-organisme : Les infections virales ou bactériennes peuvent évoluer différemment, certaines bactéries étant responsables de complications plus sévères.
  • Temps de réaction et prise en charge : Un traitement rapide augmente considérablement les chances de guérison complète.

Signes d’aggravation à surveiller

Il est crucial d’observer attentivement le chat afin de détecter tout signe de détérioration :

  • Détresse respiratoire, respiration rapide ou halètement, posture accroupie avec cou étendu
  • Cyanose des muqueuses (gencives, langue, yeux bleuâtres)
  • Faiblesse et abattement marqué, perte d’appétit et léthargie

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Produits utiles pour soutenir votre chat en cas d’infections des voies respiratoires

Lorsqu’un chat est touché par des infections des voies respiratoires, certains produits peuvent améliorer son confort, faciliter les traitements et renforcer son système immunitaire. Voici une sélection pratique :

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FAQ – Infections des voies respiratoires chez le chat

1. Les infections des voies respiratoires chez le chat peuvent-elles récidiver ?
Oui, certaines infections respiratoires peuvent récidiver, surtout si le chat est fragilisé par un stress, un environnement surpeuplé ou un système immunitaire faible. La récurrence est fréquente chez les chatons ou les chats vivant en collectivité.

2. Peut-on prévenir les infections des voies respiratoires chez le chat grâce à l’alimentation ?
Une alimentation équilibrée, riche en protéines de qualité, vitamines et antioxydants, peut soutenir le système immunitaire et réduire le risque et la gravité des infections des voies respiratoires chez le chat.

3. Les infections respiratoires féline peuvent-elles se transmettre à l’homme ou aux autres animaux ?
Certaines infections bactériennes ou virales sont spécifiques aux chats, mais le contact étroit avec un chat malade peut favoriser la transmission d’agents pathogènes à d’autres chats. La transmission à l’homme est rare mais possible dans le cas de certaines bactéries opportunistes.

4. Les infections des voies respiratoires chez le chat affectent-elles les chats âgés différemment ?
Oui, les chats âgés ont souvent un système immunitaire plus faible, ce qui rend les infections plus sévères et les guérisons plus longues. Il est donc essentiel de surveiller les signes respiratoires chez les chats seniors et d’intervenir rapidement.

5. Est-il conseillé d’utiliser des remèdes maison ou naturels pour traiter les infections des voies respiratoires chez le chat ?
Les remèdes maison ne doivent jamais remplacer la consultation vétérinaire. Certains produits peuvent aggraver la situation. En revanche, des mesures comme l’humidification de l’air, le nettoyage régulier du nez et des yeux, ou le repos peuvent compléter le traitement prescrit par le vétérinaire.

6. Comment savoir si mon chat doit être hospitalisé pour une infection respiratoire ?
Une hospitalisation est souvent nécessaire si le chat présente une détresse respiratoire sévère, une cyanose des muqueuses, une léthargie importante ou une déshydratation. Ces signes indiquent que l’infection des voies respiratoires chez le chat est devenue grave et nécessite des soins immédiats.

Témoignages

Bonjour,

Je viens poster ce message sur ce forum, car je ne sais plus quoi faire avec mon chat de 6 mois. Tout d’abord, j’ai récupéré ce chat au mois de juillet, il était abandonné. Il a tout de suite mangé et bu sans difficulté (je pense donc qu’il était sevré). Cependant, au bout d’une semaine, il a commencé à être malade : difficultés respiratoires, yeux qui coulent, éternuements…

Le vétérinaire a constaté une conjonctivite (pour moi, c’était un coryza) et a prescrit du Doxyval pendant 10 jours ainsi qu’une pommade à mettre dans les yeux. Ce n’est qu’au bout de 9 jours que mon chat a commencé à aller mieux : il a retrouvé l’appétit et jouait énormément.

Malheureusement, une semaine après, les problèmes respiratoires sont réapparus. Lorsqu’il respirait, j’entendais des crépitements au niveau de son nez, il respirait fortement et éternuait. Le vétérinaire a pensé à une rhinite. Mon chat a été mis sous amoxicilline pendant 15 jours et devait également faire des inhalations deux fois par jour. Malgré ses problèmes respiratoires, mon chat mangeait et jouait très bien.

Au bout d’une semaine de traitement, les éternuements et les crépitements du nez avaient disparu. Mais, deux semaines plus tard, les symptômes sont réapparus. J’ai décidé de changer de vétérinaire. Mon chat a passé une radio des poumons et une échographie du cœur. Il s’avère qu’il avait une petite infection pulmonaire. Il a été mis sous Doxyval pendant 15 jours, reçoit également de la cortisone et un sirop pour la toux.

Au bout de 3 jours de traitement, mon chat allait mieux, mais il a poursuivi le traitement jusqu’au bout. À la fin des 15 jours de Doxyval, les symptômes sont revenus : nez qui crépite et siffle. Le vétérinaire a donc prolongé le traitement de 10 jours supplémentaires. Mon chat allait bien : il mangeait, jouait et dormait correctement. Je pensais que c’était terminé, mais les symptômes sont revenus…

Nous sommes retournés chez le vétérinaire. Une nouvelle radio a montré que l’infection pulmonaire était guérie, mais personne ne comprenait pourquoi il respirait ainsi. Étant donné qu’il a été longtemps sous antibiotiques, le vétérinaire m’a conseillé de lui faire des inhalations de Pérubor mélangé à du sérum physiologique. Après un mois, il y avait une amélioration, et j’étais soulagée.

Malheureusement, depuis deux jours, les symptômes sont de nouveau présents : son nez est congestionné, ça crépite, il respire fort et éternue beaucoup. J’ai rendez-vous chez le vétérinaire mercredi.

Enfin, je tiens à préciser que malgré ses symptômes, mon chat mange, joue et dort très bien.

Je ne sais plus quoi faire ni penser pour soigner mon chat. Pensez-vous que sa vie est en danger ? Avez-vous eu ou connu un chat présentant ces symptômes ?

Je vous remercie pour vos réponses.

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Références

Articles et ressources utilisés dans la création de cet article
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Chaque article est rédigé par un professionnel de santé qualifié en suivant des procédures de rédaction strictes (en savoir plus). Cet article présent est régulièrement révisé à la lumière des évidences scientifiques les plus récentes. 

  • Article révisé par Raaf Melissa le 14-09-2025

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