L’infection urinaire chez le cheval : Comment la diagnostiquer, la traiter et la prévenir?

Article rédigé par le 23 novembre 2023

L’infection urinaire chez le cheval est une maladie qui touche l’appareil urinaire, c’est-à-dire les organes qui permettent d’éliminer l’urine. Elle peut être causée par des bactéries, des virus, des champignons, des parasites. 

L’infection urinaire chez le cheval peut affecter la vessie, les reins, l’urètre ou la prostate. Elle peut provoquer des symptômes comme une difficulté à uriner, une urine anormale, de la fièvre, de la douleur ou de la fatigue. 

Elle peut avoir des conséquences graves sur la santé du cheval, comme une insuffisance rénale, une septicémie ou une mort fœtale. Dans cet article, nous allons vous présenter les principales causes, les signes cliniques, les examens complémentaires, les traitements et les mesures préventives de l’infection urinaire chez le cheval

Infection urinaire chez le cheval : les 7 points à retenir

  • 1. Une infection urinaire chez le cheval est une affection qui peut avoir des conséquences graves sur sa santé et son bien-être.
  • 2.  L’infection urinaire chez le cheval se caractérise par une affection des reins, de la vessie ou des voies urinaires, souvent causée par une infection bactérienne
  • 3. L’infection urinaire chez le cheval se manifeste par des douleurs, des difficultés à uriner, du sang dans les urines, de la fièvre et parfois une perte d’appétit. 
  • 4. L’infection urinaire chez le cheval peut être favorisée par une mauvaise hydratation, une alimentation déséquilibrée, une vermifugation insuffisante, une hygiène déficiente, une surveillance sanitaire négligée, une vaccination inadaptée ou un stress excessif. 
  • 5. Il est important de reconnaître et de traiter une infection urinaire chez le cheval, afin de prévenir les complications, comme une insuffisance rénale, une septicémie, un avortement ou la mort. 
  • 6. Il est également essentiel de prévenir l’apparition ou la récidive d’une infection urinaire chez le cheval, en agissant sur les facteurs de risque, et en suivant les conseils vétérinaires.
  • 7. En cas de doute ou de persistance des symptômes, il est recommandé de consulter un vétérinaire sans tarder.

Comment est le mécanisme de l’élimination urinaire chez le cheval ?

L’élimination de l’urine chez le cheval est un processus complexe qui implique plusieurs organes et mécanismes. 

  • Les reins filtrent le sang et produisent l’urine, qui contient les déchets et l’excès d’eau et d’électrolytes.
  • L’urine passe par les uretères jusqu’à la vessie, où elle est stockée temporairement.
  • La vessie est entourée par le muscle détrusor, qui se contracte lors de la miction, et par deux sphincters urétraux, qui se relâchent pour permettre le passage de l’urine.
  • L’urine sort par l’urètre, qui traverse le pénis chez le mâle et le méat urinaire chez la femelle.
  • La miction est contrôlée par des réflexes nerveux et hormonaux, et peut être stimulée par des bruits ou des sifflements.

Quelles sont les causes possibles d’une infection urinaire chez le cheval ?

Les causes d’une infection urinaire chez le cheval sont multiples et variées. Elles sont liées à la présence d’agents pathogènes dans les voies urinaires.

Des bactéries 

Ce sont les plus fréquentes et les plus dangereuses

Elles peuvent être d’origine intestinale, comme Escherichia coli, qui remonte de l’anus vers l’urètre, ou d’origine externe, comme le Streptococcus zooepidemicus, qui pénètre par une plaie ou une morsure. 

Elles peuvent aussi être transmises par des animaux infectés, comme la leptospirose qui se contracte par contact avec l’urine de rongeurs.

Bon à savoir : Les infections de la vessie peuvent être causées par plus de 100 espèces de bactéries différentes, mais les plus courantes sont Escherichia coli, Streptococcus equi et Corynebacterium rénale.

Des virus

Les infections virales sont plus rares mais pas moins graves. Ils peuvent être d’origine respiratoire, comme le Coronavirus équin, qui se propage par voie aérienne, ou d’origine génitale, comme le virus de l’artérite virale équine, qui se transmet par voie sexuelle. 

Ils peuvent aussi être transmis par des insectes vecteurs, comme le virus du Nil occidental, qui se contracte par piqûre de moustique.

Des champignons

 Ce sont des cas exceptionnels mais potentiellement mortels. Ils peuvent être d’origine environnementale, comme la candidose, qui se développe dans des conditions d’humidité et de chaleur, ou d’origine iatrogène, comme l’aspergillose, qui se déclenche suite à un traitement antibiotique ou à une immunodépression.

Des parasites

Ces infections parasitaires sont inhabituelles mais très gênantes. Ils peuvent être d’origine digestive, comme les strongles, qui migrent du tube digestif vers les reins, ou d’origine cutanée, comme les filaires, qui pénètrent par la peau et se logent dans la vessie.

Des calculs

Les calculs sont des masses solides formées par l’accumulation de minéraux ou de substances organiques dans les voies urinaires. Ils peuvent être d’origine alimentaire, comme les urolithes, qui se forment par un excès de calcium ou de magnésium, ou d’origine métabolique, comme les cystines, qui se forment par un défaut d’absorption des acides aminés.

Les calculs peuvent causer des infections urinaires parce qu’ils empêchent l’écoulement normal de l’urine et favorisent la stagnation et la prolifération des bactéries dans les voies urinaires. 

Infection urinaire chez le cheval : des facteurs de risque

Plusieurs facteurs peuvent prédisposer un cheval à l’infection urinaire.

Le stress

Le stress peut affaiblir le système immunitaire du cheval et le rendre plus vulnérable aux infections.

La déshydratation

La déshydratation peut réduire le volume et le débit urinaire du cheval et favoriser la stagnation et la concentration des agents pathogènes dans les voies urinaires.

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L’immunosuppression

L’immunosuppression peut être due à une maladie chronique, à un traitement médicamenteux, à une carence ou à une vieillesse, et diminue la capacité du cheval à se défendre contre les infections.

L’obstruction des voies urinaires

L’obstruction des voies urinaires peut être causée par une tumeur, une inflammation, un rétrécissement ou un calcul, et qui peut empêcher le cheval d’uriner normalement et de se débarrasser des agents pathogènes.

Selon la thèse Epidémiologie des infections urinaires communautaires” : les infections urinaires sont plus fréquentes chez les femelles (2,9%) que chez les mâles (0,6%), et chez les animaux âgés de plus de 15 ans (3,4%) que chez les jeunes (0,8%).

Comment se manifeste l’infection urinaire chez le cheval ?

Une infection urinaire chez le cheval peut se manifester par différents signes cliniques, qui dépendent de la cause, de la localisation et de la gravité de l’infection. 

Une difficulté à uriner

Une difficulté à uriner se traduit par une miction fréquente, incomplète, intermittente ou absente et/ou douloureuse. Le cheval peut adopter une posture anormale, comme se cambrer, lever la queue ou contracter l’abdomen. 

Il peut aussi exprimer de l’inconfort, de l’agitation ou de la colère. Ce signe peut indiquer une infection de la vessie, de l’urètre ou de la prostate, ou la présence de calculs dans les voies urinaires.

Une urine anormale

Elle se caractérise par un changement de couleur, d’odeur, de consistance ou de volume. L’urine peut être trouble, jaunâtre, verdâtre, rougeâtre ou purulente. 

Elle peut aussi sentir mauvais, être épaisse, mousseuse ou contenir du sang, du pus ou des cristaux. Ce signe peut indiquer une infection de la vessie, des reins ou de la prostate, ou la présence de calculs dans les voies urinaires.

De la fièvre

C’est une élévation anormale de la température corporelle du cheval, au-dessus de 38,5°C. Elle est souvent le signe d’une infection bactérienne, virale ou fongique, ou d’une réaction inflammatoire

Elle peut s’accompagner d’autres signes généraux, comme une perte d’appétit, une déshydratation, une accélération du pouls ou une baisse de forme. Ce signe peut indiquer une infection de la vessie, des reins, de l’urètre ou de la prostate.

De la douleur

Elle peut être localisée au niveau du bas-ventre, du dos, des flancs ou du périnée. Elle peut être ressentie par le cheval lors de la miction, de la palpation ou du mouvement

Elle peut aussi se traduire par une boiterie, une raideur ou une sensibilité au toucher. Ce signe peut indiquer une infection de la vessie, des reins, de l’urètre ou de la prostate, ou la présence de calculs dans les voies urinaires.

De la fatigue

La fatigue se manifeste par une diminution de l’activité, de la performance, de l’endurance ou de la vitalité du cheval. Elle peut être due à une altération de la fonction rénale, qui entraîne une accumulation de toxines dans le sang, ou à une anémie, qui entraîne une diminution de l’oxygénation des tissus. 

Ce signe peut indiquer une infection des reins, ou une complication grave d’une infection urinaire, comme une insuffisance rénale, une septicémie ou une mort fœtale.

Comment diagnostiquer l’infection urinaire chez le cheval ?

Il est primordial de consulter un vétérinaire, afin de réaliser un examen clinique et des examens complémentaires, qui permettront de poser un diagnostic précis et de mettre en place un traitement adapté.

L’examen clinique 

Il consiste à interroger le propriétaire sur les symptômes, les antécédents médicaux, les facteurs de risque et les traitements en cours du cheval. Il permet également de réaliser un examen physique, notamment de la région génitale, de la température, de la tension artérielle et du pouls. Il peut orienter le diagnostic et évaluer la sévérité de l’infection.

L’analyse d’urine 

Elle consiste à réaliser une bandelette urinaire, qui détecte la présence de leucocytes, de nitrites, de sang et de protéines dans les urines. Elle permet de confirmer le diagnostic d’infection urinaire et de dépister une éventuelle atteinte rénale. 

Elle peut être complétée par un examen cytobactériologique des urines (ECBU), qui identifie le germe responsable de l’infection et sa quantité.

La culture bactérienne 

Elle consiste à mettre en culture l’urine prélevée lors de l’ECBU sur un milieu nutritif, afin de faire croître les bactéries et de les identifier. Elle permet de confirmer l’agent causal de l’infection et de déterminer sa sensibilité aux antibiotiques.

L’antibiogramme 

Il consiste à tester l’efficacité de différents antibiotiques sur les bactéries isolées lors de la culture. Il permet de choisir le traitement le plus adapté en fonction de la résistance ou de la sensibilité des germes.

La radiographie 

Elle consiste à obtenir une image des reins et des voies urinaires à l’aide de rayons X. Elle permet de visualiser d’éventuelles anomalies anatomiques, des calculs, des dilatations ou des obstructions.

L’échographie 

Elle consiste à réaliser une image des reins et des voies urinaires à l’aide d’ondes sonores. Elle permet de mesurer la taille des reins, de détecter des kystes, des tumeurs, des calculs ou des dilatations.

La cystoscopie 

Elle consiste à introduire un tube muni d’une caméra et d’une source lumineuse dans l’urètre et la vessie, afin d’observer la paroi interne de ces organes. Elle permet de rechercher des corps étrangers, des tumeurs, des lésions ou des diverticules.

La biopsie ou la ponction rénale 

Elle consiste à prélever un fragment de tissu rénal ou du liquide à l’aide d’une aiguille, sous contrôle radiologique ou échographique. Elle permet d’analyser la structure et la fonction des reins, et de diagnostiquer certaines maladies rénales.

Quelles sont les différentes maladies affectant l’appareil urinaire ?

Les maladies infectieuses ou pouvant causer une affection de l’appareil urinaire sont nombreuses.

La cystite

Il s’agit d’une inflammation de la vessie, souvent causée par une infection bactérienne. Les agents pathogènes les plus fréquents sont Escherichia coli, Streptococcus equi, Corynebacterium rénale et Actinobaculum suis

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Les symptômes sont des douleurs, des difficultés à uriner, du sang dans les urines, de la fièvre et parfois une perte d’appétit. Le traitement consiste en une antibiothérapie adaptée à l’antibiogramme, une hydratation suffisante et une alimentation équilibrée.

Le calcul vésical

Il s’agit d’une masse solide formée par l’accumulation de sels minéraux dans la vessie. Il peut provoquer des irritations, des infections, des coliques, des difficultés à uriner et parfois une rétention urinaire. 

Les causes sont une alimentation trop riche en calcium, en phosphore ou en magnésium, un manque d’eau ou une anomalie anatomique. Le traitement consiste en une dissolution médicamenteuse, une fragmentation par ultrasons ou une chirurgie.

La leptospirose

Il s’agit d’une infection bactérienne transmise par l’urine de rongeurs ou d’autres animaux infectés. L’agent pathogène est Leptospira interrogans, qui peut affecter les reins, le foie, les yeux, le système nerveux et le système reproducteur. 

Les symptômes sont de la fièvre, de l’abattement, de la jaunisse, des hémorragies, des avortements et parfois la mort. Le traitement consiste en une antibiothérapie, une transfusion sanguine, une réhydratation et une vaccination préventive.

La pyélonéphrite

Il s’agit d’une infection bactérienne des reins, qui peut se propager à partir d’une infection urinaire ou d’une infection sanguine. Les agents pathogènes les plus fréquents sont Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Proteus mirabilis et Pseudomonas aeruginosa

Les conséquences et signes sont une insuffisance rénale, une septicémie, des coliques, de la fièvre, des frissons, des douleurs lombaires et une urine trouble. Le traitement consiste en une antibiothérapie, des anti-inflammatoires, une réhydratation et une correction des facteurs favorisants.

L’insuffisance rénale

Il s’agit d’une diminution de la fonction rénale, qui peut être aiguë ou chronique. Les causes sont multiples, comme une infection, une intoxication, une déshydratation, une obstruction, une maladie auto-immune ou une anomalie congénitale. 

Les symptômes sont une oligurie ou une polyurie/polydipsie, une baisse de l’état général, une déshydratation, un amaigrissement, une baisse de l’appétit, des troubles digestifs, des ulcères buccaux et une hématurie. 

Le traitement consiste en une réhydratation, une diurèse, une correction des déséquilibres électrolytiques, une alimentation adaptée et une dialyse.

Bon à savoir : L’artérite virale équine et la leptospirose sont des zoonoses, c’est-à-dire, transmissibles à l’homme. Il faut ainsi diagnostiquer sans tarder la cause de l’infection urinaire et prendre toutes précautions d’hygiènes lors des soins des chevaux malades.

Comment traiter une infection urinaire ?

Différentes options thérapeutiques existent pour traiter une infection urinaire chez le cheval, selon la cause, la localisation et la gravité de l’infection.

Les antibiotiques 

Ils sont indispensables pour éliminer les bactéries responsables de l’infection. Ils doivent être choisis en fonction de l’antibiogramme, qui teste la sensibilité des germes aux différents antibiotiques. 

Les anti-inflammatoires 

Ils sont utiles pour réduire l’inflammation, qui peut être à l’origine de douleurs, de fièvre ou de saignements.

Les antalgiques 

Ils sont nécessaires pour soulager la douleur du cheval, qui peut être intense en cas d’infection urinaire.

Les diurétiques 

Ils sont efficaces pour augmenter la production et l’élimination d’urine, ce qui permet de nettoyer les voies urinaires et de prévenir la formation de calculs. 

Les fluides intraveineux 

Ils sont indispensables pour réhydrater le cheval, qui peut être déshydraté en cas d’infection urinaire. Ils permettent également de corriger les déséquilibres électrolytiques, de soutenir la fonction rénale et de diluer les toxines. 

La chirurgie 

Elle peut être nécessaire pour retirer les calculs vésicaux, qui peuvent provoquer des obstructions, des irritations ou des infections des voies urinaires. Elle consiste à introduire un instrument chirurgical dans la vessie par l’urètre, et à fragmenter ou extraire les calculs.

Le débridement 

Il peut être nécessaire pour nettoyer les plaies ou les ulcères de la vessie, qui peuvent être causés par des infections, des calculs ou des tumeurs. Il consiste à enlever les tissus nécrotiques ou infectés, et à appliquer des antiseptiques ou des antibiotiques locaux.

La lithotripsie 

Elle peut être une alternative à la chirurgie pour traiter les calculs vésicaux. Elle consiste à utiliser des ondes de choc pour fragmenter les calculs en petits morceaux, qui peuvent être éliminés par l’urine. 

La néphrectomie 

Elle peut être une solution de dernier recours pour traiter les infections rénales graves, qui ne répondent pas aux antibiotiques ou qui entraînent une insuffisance rénale irréversible. Elle consiste à retirer chirurgicalement un ou les deux reins du cheval. 

Comment prévenir l’infection urinaire chez votre cheval ? Nos avis vétérinaires

Pour prévenir l’infection urinaire chez votre cheval :

  • Assurez une bonne hydratation de votre cheval avec de l’eau propre et fraîche en quantité suffisante.
  • Fournissez-lui une alimentation équilibrée pour éviter les excès ou les carences en minéraux, notamment en calcium, en phosphore et en magnésium, qui peuvent favoriser la formation de calculs.
  • Vermifugez votre cheval régulièrement pour le protéger contre les parasites internes, qui peuvent infecter les voies urinaires ou les reins, ou affaiblir le système immunitaire.
  • Assurez une hygiène irréprochable pour maintenir une propreté optimale de votre cheval et de son environnement, afin de prévenir la contamination des voies urinaires par des germes externes.
  • Planifiez une surveillance sanitaire régulière avec un vétérinaire.
  • Vaccinez votre cheval contre certaines maladies infectieuses, qui peuvent affecter les voies urinaires ou les reins, ou diminuer la résistance aux infections, notamment la leptospirose, qui est une cause fréquente d’infection rénale.
  • Réduisez le stress chez votre cheval, qui peut altérer son système immunitaire, ou le rendre plus sensible aux infections.

Références

Articles et ressources utilisées dans la création de cet article

MSD Veterinary Manual

Guide pratique des urgences équines de Nathalie Crevier-Denoix et Jean-Marie Denoix

« Les maladies du cheval » de Jean-Pierre Digard

Notre processus de création d’articles chez Groupe SANTÉPOURTOUS

Chaque article est rédigé par un professionnel de santé qualifié en suivant des procédures de rédaction strictes (en savoir plus). Cet article présent est régulièrement révisé à la lumière des évidences scientifiques les plus récentes.

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