Rupture du grand pectoral : Définition et prise en charge (tout savoir)

Article rédigé par le 4 mars 2024

La rupture du grand pectoral est une blessure qui survient lorsque le muscle grand pectoral se contracte de manière excentrique sous une charge importante.

Cette blessure peut avoir diverses causes, notamment des efforts trop importants, un mouvement brusque ou encore un traumatisme.

Dans cet article, nous allons vous expliquer ce qu’est une rupture du grand pectoral, comment elle se manifeste et surtout, quelle est la prise en charge thérapeutique la plus appropriée.

Anatomie du grand pectoral

Le muscle grand pectoral est un muscle uniforme, superficiel, épais, en forme d’éventail, appartenant à la paroi thoracique antérieure et situé juste sous la poitrine.

Avec le muscle pectoralis piccolo, le muscle dentatus anterior et le muscle subclavius, le muscle pectoralis major fait partie du groupe musculaire des muscles thoraco-appendiculaires (ou axio-appendiculaires) antérieurs, car il est lié à une partie antérieure du squelette axial (clavicule, sternum et gaine du rectus-abdominis) et à un élément du squelette appendiculaire (humérus).

L’anatomie du muscle grand pectoral est souvent divisée, par convention, en trois parties distinctes :

  • La partie claviculaire s’étend de la moitié médiale de la clavicule à son insertion sternale ;
  • La partie sternocostale naît en deux glissements du corps et des cartilages costaux des côtes 2 à 6, qui s’insèrent tous deux dans la lèvre supérieure de la rainure intertuberculaire de l’humérus ;
  • Enfin, il existe également une région abdominale qui s’attache aux cinquième à huitième cartilages costaux ainsi qu’au fascia thoracolombaire.

Ces trois régions convergent pour former une insertion tendineuse sur le grand tubercule situé au milieu de l’humérus.

Rupture du grand pectoral : Définition

Une rupture du grand pectoral est un syndrome clinique qui touche le muscle situé sur la paroi thoracique antérieure. Elle se produit lorsque les fibres musculaires et/ou les attaches tendineuses sont arrachées de leurs points d’attache.

Sa gravité peut aller d’une lésion mineure à une avulsion plus grave de l’os, généralement associée à un gonflement, une douleur et une apparence irrégulière en raison de l’hématome qui en résulte.

La rupture peut avoir lieu à son origine ou à son insertion, cette dernière sur l’humérus, et la première le long de la cage thoracique ou du sternum. Une attention médicale rapide peut aider à corriger ce problème, car certains traitements reposent sur une intervention précoce pour obtenir de bons résultats.

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Causes de la rupture du grand pectoral

La cause la plus fréquente de rupture du muscle grand pectoral (pectoralis major) est considérée comme étant son étirement excessif lors du développé couché. Cela peut se produire aussi bien au moment de l’abaissement que dans la phase initiale de l’élévation.

Des déchirures peuvent également survenir dans les sports de combat et de contact (bras de fer, lutte libre, judo). Les sportifs qui s’entraînent mal ou qui se surmènent sont les plus à risque.

Un autre mécanisme de blessure fréquent est la tentative d’arrêter avec la main un objet d’un poids important tombant à grande vitesse.

Parmi les autres causes de rupture du grand pectoral, on peut citer :

  • Accidents traumatiques ;
  • Les microtraumatismes répétés ;
  • Âge extrême (plus de 40 ans ou moins de 18 ans)
  • Collagénopathie héréditaire ;
  • Syndrome d’Ehlers-Danlos ;
  • Prise de certains médicaments : glucocorticoïdes, hormones stéroïdes, fluoroquinolones ;
  • Carence en vitamine C ;
  • Régime d’entraînement sportif mal choisi.

Symptômes d’une rupture du grand pectoral

Si une personne a subi une rupture du grand pectoral, elle peut présenter les symptômes suivants :

  • Une douleur sur la paroi thoracique antérieure ;
  • Perte de mouvement de l’épaule et du bras ;
  • Diminution de la force musculaire du côté de la blessure ;
  • Gonflement dans la zone des muscles blessés ;
  • Ecchymose avec formation possible d’un hématome ;
  • Ecchymoses et décoloration de la peau dans la zone concernée ;
  • Difficulté à bouger le membre affecté ;
  • Déformation visible.

Souvent, les patients signalent également un craquement distinct au moment de la blessure.

Diagnostic d’une rupture du grand pectoral

Le diagnostic d’une rupture du grand pectoral nécessite une évaluation détaillée par un professionnel de la santé. Des examens d’imagerie, tels que des radiographies, des IRM ou des échographies, peuvent être réalisés pour détecter les lésions du muscle ou des structures voisines.

Lors des examens physiques, le praticien recherchera des signes d’hématomes et de sensibilité dans la région. En outre, il peut recourir à des tests manuels en déplaçant et en manipulant le bras dans différentes directions, ce qui permet d’identifier les adhérences fibreuses qui semblent limiter l’amplitude des mouvements.

Si nécessaire, une arthrogrammation par IRM peut également être recommandée. Un colorant est alors injecté directement dans les muscles pectoraux afin d’identifier toute déchirure.

Une fois le diagnostic de rupture du grand pectoral posé, les plans de traitement ultérieurs peuvent alors être formulés avec l’aide de professionnels de la santé.

Traitement d’une rupture du grand pectoral

Le traitement de la rupture du grand pectoral dépend en grande partie de la gravité des symptômes et de toute lésion nerveuse ou ligamentaire associée. Il existe deux approches principales du traitement : les méthodes conservatrices et la réparation chirurgicale.

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Traitement conservateur

Le traitement conservateur d’une rupture du grand pectoral est une option viable pour de nombreux patients. Ce traitement comprend généralement :

  • Du repos ;
  • L’immobilisation du bras affecté à l’aide d’une écharpe ;
  • Une thérapie physique pour maintenir l’amplitude des mouvements et la force du bras et de l’épaule ;
  • Et des médicaments contre la douleur, notamment des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou des opioïdes.

Une technique et une forme correctes sont essentielles pendant les exercices de kinésithérapie (physiothérapie), car tout déséquilibre peut provoquer de nouvelles déchirures du muscle ou aggraver celles qui existent déjà.

Une alimentation appropriée est également essentielle pour favoriser la guérison, car les niveaux de protéines doivent rester au plus haut pour garantir une guérison correcte du muscle.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical d’une rupture du grand pectoral implique généralement la réinsertion du muscle à son emplacement d’origine sur l’humérus. Selon la gravité de la déchirure, cette technique peut être réalisée par arthroscopie ou à ciel ouvert.

Un guidage électromyographique est parfois utilisé pour s’assurer que toutes les extrémités déchirées sont suturées ensemble. La réparation arthroscopique offre de nombreux avantages, notamment une diminution de la douleur et un temps de récupération plus rapide.

La réparation à ciel ouvert reste la norme pour les déchirures graves en raison du contrôle précis de la longueur et de la tension du tendon, ainsi que des résultats esthétiques supérieurs.

Quelle que soit l’approche adoptée, la thérapie physique postopératoire permet de renforcer l’amplitude de mouvement et la force, et de faciliter le rattachement du muscle à son site d’origine.

Références

http://www.vauban-medical.com/file/medtool/webmedtool/vaubtool01/botm0096/pdf00001.pdf

https://soo.com.fr/download/media/954/13b/15-missaoui.pdf

https://www.edimark.fr/Front/frontpost/getfiles/19112.pdf

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