Syndrome de loges : opération (indication et procédure)

Article rédigé par le 4 mars 2024

Le syndrome de loges est une maladie rare. Il se définit par une augmentation de la pression au niveau de la loge aponévrotique inextensible. Cela provoque une ischémie musculaire dans le compartiment de la loge.

Le meilleur traitement contre cette affection est la chirurgie. Opération lors d’un syndrome de loges : quand doit-on le pratiquer ? Comment se déroule l’opération ? On va en parler dans cet article.

Le traitement opératoire du syndrome de loges

Le syndrome de loges est une pathologie grave puisque le patient risque de perdre un membre. Il nécessite une prise en charge en urgence.

Les causes du syndrome des loges sont nombreuses : la sursollicitation du muscle, les traumatismes, le port de plâtre trop serré, l’injection de produits toxiques, etc.

Ce syndrome peut être aigu ou aussi chronique. À part les douleurs musculaires, les symptômes sont aussi d’ordre neurologique (paresthésies, perte de sensibilité, diminution de la force, etc.).

Bien qu’une approche conservatrice (kiné) puisse être envisagée, le traitement passe le plus souvent par une intervention chirurgicale. Le médecin effectue une fasciotomie plus connue sous le nom de « aponévrotomie ».

Qu’est-ce que l’aponévrotomie ?

Il s’agit d’un geste chirurgical qui se traduit par la dissection d’une membrane de consistance fibreuse appelée fascia ou encore aponévrose. Cette membrane sert à la fois d’enveloppe et de séparateur de muscle.

Lors du syndrome de loge, cette membrane présente une inflammation ce qui bloque la circulation du sang dans les membres. On observe également le gonflement et même la rupture des vaisseaux sanguins.

Comment se déroule une aponévrotomie ou une fasciotomie ?

La technique d’aponévrotomie consiste à ouvrir de manière chirurgicale les aponévroses dans le but de les libérer. Pour ce faire, le médecin procède à une décompression sous-cutanée des muscles opprimés. Il pratique deux incisions cutanées d’une longueur d’environ 5cm au niveau des loges. Cette pratique doit uniquement être pratiquée par un spécialiste afin d’éviter que les loges atteintes touchent les nerfs musculo-cutanés.

Les complications post-opératoires sont rares. Les douleurs disparaissent généralement après l’intervention. 

En cas d’absence d’opération, des lésions irréversibles peuvent s’installer avec de graves séquelles. Le patient risque également de développer le syndrome canalaire.

Les conduites à tenir après l’opération

Une fois l’opération terminée, le patient doit rester à l’hôpital durant les 2 jours qui suivent. Cela permet de faire un suivi de l’évolution du traitement.

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Après la sortie de l’hôpital, il est important d’éviter les mouvements brusques. Le patient peut se sentir déséquilibré pendant environ 15 jours surtout lors de la reprise de la marche.

Il faut attendre au moins 2 mois avant la reprise totale des activités. Il faudra également consulter l’avis du médecin pour la pratique de toutes activés physiques outre la kinésithérapie.

Devant un cas de syndrome de loges, il faut savoir que la prise en charge rapide et le respect des conduites à tenir après l’opération sont essentiels pour un rétablissement complet. Cela empêche aussi la récidive.

Références

https://www.hirslanden.com/fr/international/description-pathologies/syndrome-loges.html#:~:text=En%20revanche%2C%20le%20syndrome%20des,afin%20de%20r%C3%A9duire%20la%20pression.

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/l%C3%A9sions-et-intoxications/fractures/syndrome-des-loges#:~:text=Si%20la%20pression%20devient%20trop,compartiment%20renfermant%20le%20muscle%20tum%C3%A9fi%C3%A9.

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